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03/03/2003

Aux urnes! Avec des pieds de plomb?

Le 18 mai, avant la communion du petit cousin ou de la nièce, nous devrons tous nous rendre aux urnes pour les élections législatives. La plupart d’entre nous, il faut l’avouer, s’y rendront avec des pieds de plomb. Droit de vote, rôles des politiques, confiance aux élus, … qu’en pensent nos étudiants?

JÉROME CANTINEAU (21) de Mons

étudie le marketing à Mons

Je me sens tout à fait concerné par la politique. Il faut aller voter, ne fut-ce que pour nos aïeux qui se sont battus pour le droit de vote. Le problème, c’est qu’à 18 ans, âge auquel tu dois te rendre aux urnes, tu n’es pas forcément au courant et tu votes souvent comme tes parents et non par idéologie. Ensuite, tu dois faire une recherche personnelle, lire des articles, poser des questions, regarder des débats, malgré que ces derniers soient chiants à écouter et à comprendre. Il y a trois ans, lorsque j’ai voté pour la première fois, j’ai donné ma voix a un parti généraliste, je voterais autrement aujourd’hui. J’ai l’impression que beaucoup de gens votent pour les ‘grands’ partis, car c’est entre ceux-ci que ça va se jouer et que donner sa voix à un petit parti ne sert à rien. Personnellement, je pense que ma voix a de l’importance, mais je reste persuadé que ma petite vie ne changera pas foncièrement, que ce soit X ou Y au pouvoir. L’avantage de la démocratie, c’est que nous pouvons voter aux extrèmes, malgré le matraquage des médias qui influencent l’opinion des électeurs plus que de raison.

MAUD LEBAIN (21) de Charleroi

étudie les relations publiques à Namur

J’aimerais pouvoir m’intéresser à la politique, mais le problème, quand tu es étudiant, que tu es en kot et sans télé, tu ne te tiens pas forcément au courant. Je ne pense pas avoir l’attitude du ‘bon citoyen’, je ne me renseigne pas suffisamment. Afin d’être plus au courant, il faudrait introduire des cours d’éducation civique ou un truc du genre à partir du secondaire. L’obligation de vote ne devrait être d’actualité qu’à partir de 21 ans, tout en permettant aux jeunes de 18 à 20 ans d’aller voter s’ils le désirent. Personnellement, je suis contente d’aller voter. Une semaine auparavant, je fais l’effort de me renseigner un peu, comme si j’étais en blocus… J’ai l’impression que tous les partis ont plus ou moins les mêmes idées: salaire et emploi en hausse, chômage en baisse, … Il y a quand même une chose importante dont aucun ne parle: la réforme de la constitution. En conclusion, il ne faut quand même pas oublier que la politique existe parce qu’on est incapable de faire sans. Alors, autant s’y intéresser.

LAURENCE DUBOIS (23) de Bruxelles

étudie le marketing à Bruxelles

La politique,… hum. Je ne m’y suis jamais vraiment intéressée. Le 18 mai, pendant mon blocus, je devrai sacrifier une matinée pour me déplacer de mon kot vers la commune où je suis domiciliée pour aller mettre une croix sur un bulletin. Ce n’est pas très motivant de savoir que ma voix comptera pour 0,00001 % du verdict final. Par contre, même si je n’y étais pas obligée, je crois que j’irais quand même voter, juste par respect pour les populations qui se battent depuis des générations pour le droit de vote. Néanmoins, quand je vois des politicards à la télévision avec toutes leurs grandes promesses, je zappe illico de peur de m’énerver. Tous ces discours hypocrites me rendent malade. Pour moi, seul le referendum est une chose fiable. Ce système devrait être utilisé à des fréquences importantes afin de sonder l’opinion générale de la population sur des sujets importants, comme la sécurité!

DOLORES DUMORTIER (22) de Mons

étudie les sciences économiques à Mons

Théoriquement, c’est le devoir de tout citoyen d’aller voter. Pourtant, peu de gens se sentent concernés par la politique. Personnellement, aux dernières élections, j’étais en examens et mes parents sont donc allés voter pour moi, par procuration. D’ailleurs, je leur avais dit de voter pour qui ils voulaient, je n’avais pas d’opinion. Le problème, c’est que nous ne sommes pas vraiment au courant: les débats, par exemple, bloquent un peu certaines personnes qui se sentent un peu perdues. Il faudrait remettre tout le monde à niveau et également sensibiliser les jeunes en secondaires pour qu’ils se sentent concernés. Des séances d’information ou diverses activités devraient faire partie du cursus scolaire. L’obligation de vote a ses avantages et ses inconvénients: si tout le monde ne votait pas, les tendances seraient différentes et peu révélatrices de l’avis de la population, seuls ceux qui se sentent vraiment concernés se rendraient aux urnes. Par contre, obliger les gens à voter engendre des choix arbitraires. Ah oui, j’oubliais, merci à Poulet pour sa collaboration.

BENOIT BIDAINE (20) d’Hannut

étudie (ingénieur civil) à Liège

C’est important d’aller voter. Historiquement, le changement fut d’une importance énorme lorsque nous avons obtenu le dorit de vote après de longues luttes. De plus, si tout le monde se dit ‘Ma voix ne sert à rien’, personne ne va voter et ça posera un réel problème. C’est clair qu’en pourcentage, la voix n’a pas beaucoup de poids, mais c’est le devoir de chacun de participer. Les jeunes ne reçoivent pas assez d’information: soit ils s’investissent et sont alors recrutés (du genre JRL), soit ils sont obligés de se baser sur des échos pour se faire un avis. De plus, il n’est pas aisé de s’informer soi-même, un programme de parti fait une centaine de page… En général, tous les partis ont plus ou moins les mêmes idées et essaient ‘d’attraper’ tout le monde. L’actuel gouvernement arc-en-ciel en est sans aucun doute une conséquence. Vu la difficulté de cerner quelles sont réellement les idées des candidats, beaucoup se basent sur leur image ou leur pouvoir de communication, ce qui engendre parfois l’élection de personnes incompétentes à des postes très importants.

Laurent Daloze


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