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07/02/2011

Benjamin Deceuninck: «Comme quoi, la guindaille mène à tout!»

Le moins que l'on puisse dire, c'est que Benjamin Deceuninck, journaliste sportif à la RTBF, a profité de ses études. Entre une gueule de bois phénoménale le jour d'un examen d'anglais, un bolo de légende concocté pour ses cokoteurs et la rencontre de la femme qui partage encore sa vie aujourd'hui, il se remémore en notre compagnie ce que furent ses belles années d'études. Non sans une certaine nostalgie…


GUIDO: Quel a été votre parcours estudiantin?
Benjamin Deceuninck:Après avoir fini le "collège" à Mouscron, je suis parti vers la capitale. Direction l'IHECS où j'ai opté pour la "licence en communications sociales", section Presse-Info. En bref, le journalisme.
GUIDO: Pourquoi le journalisme?
Benjamin Deceuninck:Parce que ce sont tout simplement les études qui me convenaient le mieux. Et j'ai toujours eu en moi l'envie de devenir journaliste. Ces études m'ont bien formé. Mais, honnêtement, dans ce métier, le terrain est une bien belle formation accélérée. Rien ne le remplace. J'ai toujours été curieux. Mes études ont renforcé mes premières impressions, voire intuitions: c'est le métier que je voulais faire.
GUIDO: Quels sont les cours dont vous vous souvenez le plus?
Benjamin Deceuninck:Sans hésiter: les cours pratiques. Mais aussi ceux qui concernaient la langue française, l'écriture. J'ai toujours aussi aimé l'histoire. En revanche, tous les cours dans les grands auditoires m'ont souvent ennuyé. Trop impersonnels. Je n'y allais pas très souvent... voire jamais.
 
«Le lendemain des 24 Heures, alors que j'avais un examen d'anglais, j'ai repeint le trottoir plusieurs fois sur le trajet qui m'emmenait à l'IHECS»
 
GUIDO: Quel genre d'étudiant étiez-vous?
Benjamin Deceuninck:J'ai toujours bien réussi dans les matières qui me plaisaient. J'ai toujours mal bossé les matières que je n'aimais pas. Je suis encore comme ça aujourd'hui. Je repousse toujours jusqu'à la dernière minute les choses que je n'aime pas faire.
GUIDO: Et les guindailles dans tout ça?
Benjamin Deceuninck:Ce qui est certain, c'est que j'allais à une guindaille par jour. Je n'allais donc pas aux cours tous les jours...
GUIDO: Est-ce que vous participiez de façon active au folklore estudiantin à l'époque?
Benjamin Deceuninck:A l'IHECS, il n'y avait pas de folklore. Juste quelques soirées par an. Je n'en loupais pas beaucoup. Pour le folklore, j'avais quand même plusieurs potes à l'UCL ou à l'ULB. Donc j'ai également fait le tour des cercles. En vrac, le Bal des Bleus, la Saint-Nicolas, la Saint-V, les 24 Heures, je connais! Le "bunker" de Namur, la Jefke, le CESEC et les autres aussi...
GUIDO: Vous souvenez-vous d'anecdotes relatives à cette époque?
Benjamin Deceuninck: Oui, mais ma réputation risque d'en prendre un bon coup... Bon allez, c'est bien parce que c'est vous: je me souviens de 24 Heures de Louvain-la-Neuve commencées trop tôt. Je me suis endormi dans le bar de la Mouscronnoise (car je suis mouscronnois) avant qu'il ne fasse noir. Le lendemain, je n'étais pas bien du tout. J'avais un mini examen d'anglais et j'ai quand même tenu à y aller. J'ai repeint le trottoir plusieurs fois sur le trajet qui m'emmenait à l'IHECS. J'ai raté l'examen. Mais n'en parlez pas à mes parents, ils ne sont toujours pas au courant... Et rassurez-vous, je suis devenu un rien plus raisonnable!
 
«J'ai rencontré une jolie fille à la Saint-Nicolas de Woluwe. Et quatorze ans plus tard, je ne l'ai toujours pas quittée!»
 
GUIDO: Est-ce que vous kotiez?
Benjamin Deceuninck:J'ai commencé par un petit kot à Saint-Josse. J'avais choisi en triple vitesse et dans l'urgence car j'étais à l'époque encore censé faire l'aller retour vers Mouscron tous les jours car je m'entrainais encore à l'Excelsior Mouscron. Comme ma "carrière" s'est terminée plus tôt que prévu, il a fallu trouver rapidement un logement. Par bonheur, mon meilleur ami avait lui aussi choisi, dans la même urgence, et sans que l'on se concerte, un kot dans la rue d'à côté. On ne s'est plus quittés! Par la suite, mes frères, qui avaient entamé des études ailleurs, m'ont rejoint à Bruxelles et on a loué un appart ensemble. C'était la belle vie! Même si cela ne m'a pas appris à cuisiner pour autant... Quoique, mon "bolo" est excellent!
GUIDO: L'arrivée d'un Mouscronnois à Bruxelles, ça donne quoi?
Benjamin Deceuninck:Je ne connaissais pas Bruxelles quand j'y suis arrivé il y a 15 ans (eh oui!). J'y vis toujours. Mes filles y sont nées. Mes filles sont bruxelloises! Je m'y sens très bien avec ma petite famille, avec aussi mes amis qui y sont restés. C'est une grande ville sans le gigantisme des autres grandes capitales européennes. Je dois bien avouer en revanche que je ne suis plus trop "café". Plutôt soirée entre amis à la maison. On vieillit, mine de rien!
GUIDO: Votre meilleur souvenir durant ces années d'études?
Benjamin Deceuninck:Mon meilleur souvenir, c'est un soir de décembre 1996. C'était la soirée Saint-Nicolas sur le campus de l'UCL à Woluwe. En fin de soirée, j'ai rencontré une (jolie) fille. Je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai plus eu envie de la quitter. D'ailleurs, quatorze ans plus tard, je ne l'ai toujours pas quittée. Elle non plus d'ailleurs! Comme quoi, la guindaille mène à tout!
 
«J'ai commencé à commenter des matchs à l'âge de cinq ans»
 
GUIDO: Vous étiez sportif à l'époque?
Benjamin Deceuninck:J'ai commencé le foot à quatre ans. J'y joue toujours près de trente ans plus tard... J'ai joué à Mouscron, jusqu'à m'entrainer, à une époque, presque tous les jours. J'ai toujours pratiqué d'autres sports: le tennis, le vélo. J'aime bien nager aussi.
GUIDO: Vous avez toujours voulu vous diriger vers le journalisme sportif?
Benjamin Deceuninck:Pas nécessairement. C'est mon stage au service des sports de la RTBF qui a définitivement servi de déclic. Mais franchement, je ne m'étais pas encore vraiment posé la question au moment de commencer mes études. C'est la matière la plus "facile" pour moi, je baignais dedans depuis tout petit, j'ai toujours tout suivi, quasiment dans tous les sports. Donc, en tant que grand fainéant, je me suis dit que ce serait sans doute plus simple de devenir journaliste dans cette branche...
GUIDO: Quand avez-vous commencé à commenter des matchs sportifs?
Benjamin Deceuninck:Je commentais mes premiers matchs de foot, dans mon jardin, à cinq ans. Tout seul, je réinventais les Coupes du Monde, les grands matchs. Pareil pour le tennis, un peu plus âgé. Sur le mur de la maison, je tapais et commentais les plus grandes finales de Grand Chelem. Avec mes joueurs favoris. Dernière anecdote: à cinq ans toujours, pendant les vacances dans le Sud de la France: il n'y avait pas la télé, je m'enfermais donc dans la voiture et écoutais les commentaires à la radio de la Coupe du Monde 82. Même les matchs sans les Diables (parce qu'à l'époque les Diables jouaient la Coupe du Monde...). Je regarde ma fille de cinq ans maintenant et je me dis que je devais être sacrément taré pour faire ça... Bref, oui, je pense que j'étais "prédestiné", même si quand je suis rentré à l'IHECS, je le répète, ce n'était pas aussi clair dans ma tête.
GUIDO: Comment êtes-vous ensuite arrivé à la RTBF?
Benjamin Deceuninck:Via un stage, en 1999. Michel Lecomte était mon (excellent) prof de télé à l'IHECS. Il est devenu quelques années plus tard mon (excellent) chef... Il fallait faire un stage et je me suis dit, en le voyant, que ce serait plutôt sympa de faire un stage dans son service. Encore une fois, ce n'est pas un truc que j'avais forcément imaginé des années auparavant. Je n'en rêvais pas depuis des mois. En fait, je suis assez "carpe diem". L'occasion s'est présentée, je l'ai saisie. Je ne l'ai plus lâchée...
 

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