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30/01/2012

JACQUES VAN DEN BIGGELAAR: «L'unif est une grande agence matrimoniale»

Figure de proue de la chaine privée, Jacques van den Biggelaar résiste au temps et fêtera en 2013 sa vingtième année à la tête d'I Comme, une des émissions-phares de RTL-TVI. Nous avons parcouru avec lui son album de souvenirs de ses années d'études en germaniques et en communication sociale.


 
GUIDO: Après vos humanités, vous avez entamé des candidatures en philologie germanique. Pourquoi ce choix?
Jacques van den Biggelaar
: Je voulais suivre des études en communication sociale à l'UCL. Mais à l'époque, celles-ci n'existaient que sous forme de licence; j'ai donc été obligé de choisir des candidatures dans un autre domaine. Mon choix s'est alors porté vers les langues, une matière que j'affectionnais pendant mes études secondaires. Il faut aussi savoir que je suis fils de Hollandais par le père et allemand par la mère: ceci explique donc cela. Mais j'ai toujours gardé à l'esprit que je ne continuerais pas ces études et bifurquerais vers la communication sociale ensuite.
  
GUIDO: Quels sont les cours qui vous ont le plus marqué pendant vos études en communication sociale?
Jacques van den Biggelaar
: Les cours pratiques, sans hésiter. Tout petit déjà, je me voyais, comme Tintin, reporter au bout du monde. Je rêvais d'écrire des reportages, ce que Tintin ne fait jamais d'ailleurs! Les cours pratiques se faisaient à l'époque en collaboration avec l'IAD (Institut des Arts de Diffusion). On avait donc la chance de faire nos armes dans des énormes studios, bien plus grands que ceux de RTL à la même époque, et avec du vrai matériel.
 
GUIDO: Vous saviez déjà à l'époque que votre carrière serait davantage axée sur la radio et la télé que la presse écrite?
Jacques van den Biggelaar
: Oui, je savais que ma carrière ne se ferait pas dans l'écrit car ce n'est pas vraiment mon truc. J'écris très mal et mes points dans cette matière étaient d'ailleurs loin d'être fameux!
 
GUIDO: Quel genre d'étudiant étiez-vous?
Jacques van den Biggelaar
: Je n'étais pas un étudiant très guindailleur. Les baptêmes me faisaient un peu peur et ne m'attiraient pas plus que ça. Je privilégiais plutôt la vie de kot à celle des sorties. On guindaillait entre nous, à douze, ce qui me convenait mieux car je n'aime pas trop les rassemblements de foule.
 
GUIDO: Quel souvenir marquant retenez-vous de vos années d'unif?
Jacques van den Biggelaar
: La rencontre avec ma femme, sans hésiter. Au détour d'une soirée de kot. C'est quand même une grande agence matrimoniale, l'unif! Qui se constitue de trois pôles importants: les études, la guindaille et les amours!
 
GUIDO: Et Louvain-la-Neuve est une ville qui vous a plu?
Jacques van den Biggelaar
: Oui, car c'était la ville des étudiants, on avait l'impression qu'elle était à nous. Je rêvais vraiment de ce campus à l'américaine que je ne retrouvais pas quand je me baladais à l'ULB. Cette ville très jeune me plaisait beaucoup et me plait toujours aujourd'hui.
 
«Mes deux années de germaniques m'aide encore dans mon travail aujourd'hui»
 
GUIDO: Vous montez sur les planches depuis quelques années déjà, cette passion était-elle déjà présente durant vos études?
Jacques van den Biggelaar
: Non, je n'ai pas fait de théâtre pendant mes études. Je le regrette un peu car les années passent et toute expérience est toujours bonne à prendre. J'aurais adoré monter une pièce ou même une revue où on se moque des profs. Je l'ai fait quand j'étais encore en germaniques, j'imitais tous mes profs. Jusqu'à ce que l'un d'entre eux m'offre son micro pour faire profiter les cent étudiants de mon imitation. C'était en quelque sorte mes premiers pas sur scène!
 
GUIDO: Quel regard portez-vous maintenant sur votre licence en communication sociale?
Jacques van den Biggelaar
: Ces études m'ont permis de trouver du boulot assez rapidement. Grâce notamment à mon travail de fin d'études qui m'a permis de trouver un stage. Et ce stage qui m'a ouvert les portes du monde du travail. Je pense que je n'aurais pas pu faire le métier d'animateur sans passer par la case des études supérieures. Si j'ai été recruté chez RTL, c'est également grâce à mes candis en germaniques qui ont ajouté ce petit plus qui a fait toute la différence.
 
GUIDO: Mais avant cela, il a fallu passer par l'étape 'service militaire'…
Jacques van den Biggelaar
: En effet, j'étais le dernier d'une série de garçons qui ne l'avaient pas fait. J'ai donc bien été obligé d'y passer. Je l'ai fait comme un objecteur de conscience, mais qui fermait quand même sa gueule! Quand vous sortez de l'unif et que vous vous retrouvez déguisé en kaki à apprendre le métier de la guerre, vous vous demandez franchement ce que vous foutez là. Surtout quand on vous assène des «ta gueule et rampe» tout au long de la journée… Le service militaire était vraiment quelque chose de surréaliste, c'est une bonne chose qu'on l'ait supprimé.
 
GUIDO: Vous souvenez-vous de vos premiers pas à RTL?
Jacques van den Biggelaar
: J'ai d'abord effectué un stage à Luxembourg, fort de mon diplôme de germaniques. Il recherchait quelqu'un qui comprenait le néerlandais parce qu'un grand projet devait voir le jour à l'époque, RTL Vlaams. Cette nouvelle chaîne n'a jamais vu le jour, mais cela m'a permis de faire mon entrée à RTL.
 
GUIDO: Grâce à vos candis en germaniques, donc!
Jacques van den Biggelaar
: Exactement. Mes connaissances en langues me servent d'ailleurs encore beaucoup aujourd'hui. J'officie en effet dans une émission ouverte sur le monde et on travaille essentiellement avec des pays étrangers. Grâce à mes deux petites années d'études en langues germaniques, j'arrive à faire ce métier très facilement.
 
GUIDO: C'est également pour cette raison que vous avez recruté Virginie Claes en tant que chroniqueuse dans I Comme?
Jacques van den Biggelaar
: Clairement! Je voulais vraiment donner une autre image de la Flandre. Il faut faire la distinction entre ce qu'on dit des Flamands dans les médias et une très forte majorité silencieuse (dont fait partie Virginie Claes) qui n'a aucune animosité envers les Wallons.
 
GUIDO: Vous êtes maintenant de l'autre côté de la barrière avec votre fille qui vient de commencer des études en bio-ingénieur … Vous lui avez donné quelques conseils?
Jacques van den Biggelaar
: Pas vraiment. Elle est déjà dans un secteur qui m'échappe complètement, j'aurais donc du mal de lui en apprendre plus sur cette matière. Elle est en kot à Louvain-la-Neuve; je suis très content qu'elle puisse vivre ça. En plus, elle me parle par exemple d'un restaurant universitaire que je fréquentais, ce qui m'apporte une certaine nostalgie de cette époque. N'empêche, cela m'a donné un fameux coup de vieux de me rendre compte qu'elle était déjà en âge de vivre ça!
 

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