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27/02/2012

OLIVIER LEBORGNE: «Les conneries qu'on a faites sur le site sont incalculables»

Il est le nouveau complice d'André Lamy sur les antennes de RTL et brûle les planches avec son premier one-man-show, Conversations avec mon pénis. Il était donc grand temps que l'on intercepte Olivier Leborgne entre deux de ses activités pour le cuisiner sur son parcours étudiant.


 
GUIDO: Pourquoi avoir choisi des études à l'IAD (Institut des Arts de Diffusion)?
Olivier Leborgne
: Je venais de l'Institut Sainte-Marie de La Louvière où a été créée une des premières sections 'arts d'expression' de Belgique. Dont le professeur Jean-Edouard Fasbender avait fait l'IAD. C'était donc l'école que j'avais en point de mire depuis quelques années.
 
GUIDO: Vous étiez donc déjà monté sur les planches avant vos études supérieures?
Olivier Leborgne
: Et comment! J'ai commencé à faire du théâtre en 1982! J'étais en quelque sorte prédestiné à cette carrière. Même avant cette date, j'ai toujours été le premier pour déconner dans une soirée ou faire des sketches, chez les Scouts par exemple. Dès que je pouvais me déguiser ou raconter des blagues, j'étais le plus heureux des hommes.
 
«Même quand je sortais jusqu'à cinq heures du matin, j'étais content d'aller aux cours le lendemain»
 
GUIDO: Avant de commencer les études à l'IAD, il faut passer par le très redouté examen d'entrée.
Olivier Leborgne
: Il faut savoir que cet examen d'entrée dure quinze jours. Beaucoup de mes amis me demandaient: «Qu'est-ce que tu feras si tu ne le réussis pas?». Ce à quoi je leur répondais que je ne raterais pas. J'avais tellement envie de faire cette école et d'être à Louvain-la-Neuve avec mes potes qu'il était inconcevable que je rate cet examen. Le président du jury était à l'époque Armand Delcampe (ndlr: metteur en scène qui a créé l'Atelier Théâtre Jean Vilar) et c'est lui qui a tranché positivement en ma faveur lors de la délibération. J'ai continué ensuite à collaborer énormément avec lui au cours de ma carrière, en tant que comédien et metteur en scène. C'est en quelque sorte mon père spirituel dans le métier et si j'en suis là aujourd'hui, c'est en grande partie grâce à lui.
 
GUIDO: Quel souvenir gardez-vous de vos années passées à l'IAD?
Olivier Leborgne
: J'en garde un souvenir magnifique. J'étais véritablement dans mon élément, je m'y éclatais totalement, j'étais hyper content d'aller aux cours le matin. J'ai démarré les cours avec un de mes meilleurs amis. Avec qui j'ai habité pendant deux ans sur le site de Louvain-la-Neuve (avant de devenir le concierge de la Ferme du Blocry (ndlr: lieu de cours emblématique des étudiants de l'IAD) pendant mes deux dernières années).
 
GUIDO: Quels sont les grands enseignements que vous a apportés l'IAD?
Olivier Leborgne
: A l'IAD, les profs ont mis le doigt sur les défauts qu'il fallait que je travaille. D'un autre côté, il était aussi important de cultiver et d'entretenir ses qualités. J'ai eu la chance de tomber sur des profs qui m'ont appris à être curieux, à me remettre en question, à adopter une certaine rigueur. Enfin, c'est aussi grâce à l'IAD que j'ai pu rencontrer Patrick Ridremont, un autre moment important de ma carrière!
 
GUIDO: Quels jobs d'étudiants avez-vous effectués?
Olivier Leborgne
: J'ai fait beaucoup de jobs d'étudiants au Jean Vilar. Placer les spectateurs dans la salle, faire le montage ou le démontage des décors.
 
«Je me suis éclaté comme un fou!»
 
GUIDO: Entre Louvain-la-Neuve et vous, ce fut le coup de foudre immédiat?
Olivier Leborgne
: Louvain-la-Neuve est une ville qui avait à l'époque un côté un peu plus rock'n'roll que maintenant. Pour un p'tit gars qui débarque de La Louvière, c'était le dépaysement assuré! Même si je n'ai pas fait de baptême, je me suis éclaté comme un fou pendant ces quatre années! Je me souviens même encore maintenant des jours de soirées: lundi: Philo et Lettres, mardi: Maphys, … A cette époque-là, Louvain-la-Neuve était davantage un campus universitaire que maintenant. On ne croisait pratiquement que des jeunes dans les rues. Désormais, c'est une ambiance familiale qui y règne, ce qui n'est pas non plus une mauvaise chose.
 
GUIDO: Lorsque nous avons interviewé Patrick Ridremont, il nous a avoué avoir fait pas mal de conneries durant ses années d'études, vous étiez donc également de la partie?
Olivier Leborgne
: Evidemment, on était toujours fourrés dans les mauvais coups! Comme lancer des combats de lances à incendie dans la cour de la Ferme, se faire passer pour des témoins de Jéhovah dans les communautaires à l'heure du souper, se pourchasser dans les parkings avec des pistolets à billes, … Les conneries qu'on a faites sur le site sont incalculables. On s'introduisait par exemple dans certains commus pendant la nuit où on allait simplement ouvrir les douches avant de partir en courant!
 
GUIDO: Vous avez continué, comme lui, à sortir en guindaille lors de vos représentations au Jean Vilar, alors que vos études étaient finies depuis belle lurette?
Olivier Leborgne
: On n'a jamais renié nos origines. On était hyper contents, lors de nos passages à Louvain-la-Neuve, de retourner boire des verres au Prof ou à la Galoute. Pour terminer dans une soirée de cercle avec une autre génération d'étudiants et ainsi se replonger quelques années en arrière. Ce que je ferais d'ailleurs encore volontiers maintenant. Même s'il nous faut plus de temps pour récupérer, on n'a pas perdu nos bonnes habitudes pour autant!
 
GUIDO: Pensez-vous avoir assez profité de vos années d'études?
Olivier Leborgne
: Au niveau des cours à l'IAD, je pense en avoir bien profité, j'en ai retiré des enseignements hyper importants et pris tout ce qui était bon à prendre. Je ne suis pas non plus passé à côté de la vie estudiantine, je n'en garde que des bons souvenirs. On me permettrait, grâce à une machine à voyager dans le temps, de me fondre de nouveau dans cette époque, je signerais des deux mains!
 
 
Olivier Leborgne et son pénis
 
Récemment, Olivier Leborgne s'est lancé un nouveau pari. Après le théâtre, la radio et la télé, le voici qui tente l'aventure du one-man-show. Et c'est sous un titre volontairement provocateur, Conversations avec mon pénis, que celui-ci tourne partout en Belgique.
 
Pourquoi ce titre?
«Je voulais faire un one-man-show depuis quelques années. Sans avoir d'idée précise sur le sujet à aborder. J'ai alors reçu un texte qui abordait ce sujet, un peu à la façon des Monologues du Vagin. Même si le titre est un peu provoc, il faut savoir que le spectacle ne l'est pas du tout.»
 
A quoi s'attendre?
«C'est un spectacle interactif qui joue beaucoup avec le public. C'est très ludique, très humoristique. ça parle de l'homme, de toutes les interrogations et les questions qu'il a par rapport à son pénis depuis qu'il est petit garçon jusqu'à l'âge adulte, en passant par l'adolescence.»
 
Les réactions du public?
«C'était un véritable challenge, un défi de travailler sur un thème tabou, légèrement touchy tout en gardant un point de vue très humoristique qui me correspond totalement. Cela fait maintenant un an et demi que je joue ce spectacle et les réactions du public sont positives, même en Flandre où j'ai également pu monter sur scène dernièrement. C'est un sujet qui parle à tout le monde, au final!»
 
Toutes les infos et les dates de spectacles sur www.olivierleborgne.be

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