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19/11/2012

SANDRINE SCOURNEAU: «Je me suis tourné les pouces pendant mes études»

Chaque semaine, elle compile les meilleures séquences du net dans No Limit sur la RTBF. Mais qui est réellement Sandrine Scourneau? Nous l'avons rencontrée sur une terrasse de Mons pour en savoir plus sur son parcours pour le moins atypique…


GUIDO: Dès vos études en humanités, vous avez pris des chemins de traverse.
Sandrine Scourneau
: Etant donné que je ne trouvais pas mes marques dans l'enseignement secondaire général, je suis partie après mes trois premières années. J'avais en effet toujours eu dans l'idée de devenir secrétaire de direction. Je sais que certains vont trouver ça bizarre, mais j'avais envie d'être essentielle pour une personne. J'ai donc continué mes études secondaires dans cette voie.

GUIDO: Après ces études secondaires, vos professeurs vous ont conseillé de vous diriger vers le droit…
Sandrine Scourneau
: En effet, mais je ne me sentais pas encore d'attaque à cette époque-là de commencer de telles études. J'ai donc opté pour le secrétariat avec option 'Droit' à l'ISES de Bruxelles. Avec dans l'idée de réaliser ces trois années d'études et d'ensuite prendre une passerelle pour faire le droit et devenir juriste.

GUIDO: Cette première année n'a pas été très concluante?
Sandrine Scourneau
: Pas vraiment. A 18 ans, une voiture, l'amour et les sorties prennent vite le pas sur les études! J'ai donc bien foiré ma première année! Etant donné que je suis quelqu'un qui ne supporte pas tellement l'échec et que je n'avais pas envie de réitérer l'événement, j'ai donc plaqué mes études pour ouvrir mon propre bureau d'infographie. J'ai ouvert le vendredi mon registre de commerce avec mon numéro de TVA et le lundi suivant, je travaillais déjà!

GUIDO: Vous n'avez donc pas réellement suivi les cours durant cette année d'études?
Sandrine Scourneau
: J'ai été globalement aux cours, on va dire… Je n'ai d'ailleurs passé que ma première session d'examens. J'avais un réel désintérêt par rapport à la matière que j'avais déjà vue et revue pendant mes humanités. Résultat des courses: je me suis tourné les pouces.

GUIDO: Vous étiez en kot?
Sandrine Scourneau
: Je logeais dans un internat assez libre. On devait rentrer pour 23h45. J'avais ma voiture, des copines sur Bruxelles, c'était donc la totale liberté, ce qui n'a pas facilité mon cursus étudiant!

GUIDO: Durant ce court laps de temps, avez-vous pu goûter aux guindailles bruxelloises?
Sandrine Scourneau
: J'ai quand même participé à quelques soirées d'étudiants au Fuse. Le week-end, je travaillais même en discothèque pour pouvoir payer ma voiture. Je sortais donc principalement le week-end pour le boulot!

GUIDO: Cette année d'études vous a-t-elle apporté quelque chose?
Sandrine Scourneau
: Cette année d'études m'a permis de devenir beaucoup plus indépendante. J'y ai pris conscience de certains traits de ma personnalité. Même si j'ai foiré mes études, je me suis trouvé une voie, celle de devenir indépendante, grâce à cette année de "transition".

«No Limit, ce n'est pas Vidéo Gag avec des vidéos de chats qui tombent dans une piscine!»

GUIDO: Après huit années en tant qu'infographiste, quel événement a bousculé votre quotidien?
Sandrine Scourneau
: J'ai participé à un concours pour devenir ambassadrice d'une marque américaine de shampoings. Ce qui m'intéressait, ce n'était pas de voir ma tête sur la couverture des magazines, mais plutôt les 5000 euros à la clé. J'avais 29 ans et j'étais la plus âgée des participantes, je détestais les appareils-photos, les caméras et les castings… Et pourtant, j'ai gagné et je me suis retrouvée ambassadrice de cette marque pendant un an.

GUIDO: Vous avez ensuite rencontré Jacques van den Biggelaar…
Sandrine Scourneau
: En effet, il m'a dit que j'avais un physique de télé. Ce qui m'a laissée assez dubitative sur le moment! J'ai donc participé à un nouveau casting, cette fois pour les 20 ans de RTL c'est vous!. En même temps, j'ai dû faire un choix avec un poste à LibertyTV. Que j'ai accepté. C'est donc là que j'ai fait mes armes en télé. Avant que la boite de production Keynews de RTL ne vienne me chercher pour collaborer avec eux.

GUIDO: Et c'est à ce moment-là que la RTBF vous a contactée?
Sandrine Scourneau
: Exactement au moment où je me faisais licencier de Keynews. J'y ai passé le casting de la météo mais ça ne s'est pas super bien passé, parce que c'était quelque chose de trop cadré pour moi. J'ai donc passé un casting supplémentaire pour Sans chichis où j'ai tenu une chronique pendant quelques mois.

GUIDO: Maintenant, c'est la présentation de No Limit qui occupe la totalité de votre temps d'antenne. Cette émission vous correspond-elle?
Sandrine Scourneau
: Totalement, je suis une grande surfeuse, je suis sur Internet de deux à trois heures par jour. En plus, il y a un réel travail journalistique à la base de cette émission. C'est moi qui cherche les sujets et réalise mes textes. Jusqu'il y a peu, je devais même les étudier! Grâce au budget prompteur, je ne dois plus le faire aujourd'hui. Il y a un réel travail derrière cette émission, on veut qu'il y ait du contenu et que ce ne soit pas un Vidéo Gag avec des vidéos de chats qui tombent dans une piscine!

«Il faut que j'apprenne à me lâcher davantage!»

GUIDO: Avez-vous été surprise par les bonnes audiences de l'émission?
Sandrine Scourneau
: On est très satisfait de l'engouement que cette émission suscite, sans aucune campagne marketing pour la mettre en avant. On compte presque 23.000 fans sur Facebook, ce qui est énorme alors qu'on n'a pas réellement fait de promo.

GUIDO: Mesurez-vous aussi cette popularité grandissante en rue?
Sandrine Scourneau
: Je la mesure en effet plus en rue ou sur les médias sociaux que dans les magazines, par exemple. J'ai plus de reconnaissance des gens autour de moi que des médias. C'est pour moi le retour le plus important.

GUIDO: Est-ce que vous avez un plan de carrière pour la suite?
Sandrine Scourneau
: La télé est un peu venue par hasard et je pense qu'elle repartira de la même façon. Je suis donc également occupée dans le magasin de design, de salles de bain et de cuisines que mon mari vient d'ouvrir. De cette façon, je pourrai retomber sur mes pieds le jour où la télé doit s'arrêter.

GUIDO: Dans quel genre d'émissions vous verriez-vous le plus?
Sandrine Scourneau
: J'aimerais faire un truc hyper social, où je pourrais réellement être en contact avec les gens. Partager des choses avec eux au quotidien. Pour ça, il faudrait que j'apprenne à me lâcher davantage! Comme beaucoup de gens de la télé, je suis en effet une grande timide qui se cache.


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