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18/02/2013

THE VOICE: Interview des coachs

The Voice Belgique fait les beaux jours de la RTBF. Pour l'occasion, GUIDO est allé à la rencontre des éléments centraux de cette émission: les coachs. Cette année, on retrouve Quentin Mosimann et BJ Scott, ainsi que les deux "nouveaux" que sont Natasha St-Pier et Marc Pinilla, leader du groupe Suarez.


Premières impressions

BJ: Je considère cette aventure comme quelque chose qui devient de plus en plus difficile, mais en même temps de plus en plus charmant. Il y a toujours cette surprise quand on se retourne: avait-on la bonne image physique? On s’imagine tout, puis, quand on se retourne, on découvre la personne correspondant à cette voix. C’est à chaque fois magnifique de voir le visage qui se décrispe, devenant souriant… «This is great!». C’est toujours la même excitation, la même larme à l’œil quand ça me touche, la même rage quand je rate un talent… Je ne change pas, moi. (rires)

Natasha: Je suis vraiment très heureuse d’être là. Le stress de l’inconnu que j’avais avant de commencer a enfin disparu. Quentin et BJ ne nous ont pas accueillis de manière hautaine, ils nous ont vraiment reçus comme des collègues avec qui ils ont envie de bien s’entendre. Se faire accueillir ainsi, c’est magique et ça facilite beaucoup la vie. BJ est comme ma maman, Quentin, mon frère, et Marc… Je ne le connaissais pas du tout avant d’arriver ici, et il y a une compétition saine entre nous. En fait, j’ai une relation d’amour-haine avec Marc (rires). On se déchire un peu, mais on s’entraide beaucoup. J’adore la relation que j’ai avec eux, car pour l’instant, les talents, je les entends mais je ne les coache pas encore. Or, The Voice, c’est avant tout une aventure humaine. Je pensais que cette aventure allait démarrer avec le coaching, mais en fait, elle a débuté bien avant, grâce à cette complicité que je n’imaginais pas. En plus, côté candidats, il y a de belles voix, de belles personnalités depuis le début. Je pense être face à des gens qui méritent de passer à la télé. Pas comme dans des téléréalités. The Voice n’en est pas, même si elle en a certains codes. On se dit souvent que tout le monde peut passer à la télé. Cette émission le dément. Les chanteurs venant ici méritent d’avoir au moins leur quart d’heure de gloire s’ils ne continuent pas l’aventure.

Marc: Je tiens tout d’abord à remercier la RTBF de m’avoir fait confiance sur The Voice. Je pense avoir trouvé tranquillement ma place, mes collègues sont cool, il y a un côté fraternel. On se déchire peut-être en plateau, surtout avec Quentin, mais dans les coulisses, il y a une vraie histoire d’amitié qui est naissante, et j’adore ça. Avec les talents, je trouve aussi ma place, car ce que je recherche n’attire peut-être pas Natasha ou BJ. Peut-être plus Quentin. Je retrouve des affinités avec des personnes ayant des styles différents, originaux. Personnellement, je ne cherche pas spécialement une voix, mais plutôt un personnage, un style, une présence. C’est ce que je trouve ici, et j’en suis agréablement surpris. Il se trouve qu’en Belgique, il y a énormément de talents, mais on n’a pas vraiment l’occasion d’en côtoyer des nouveaux dans le métier. Voire jamais en fait… Et faire des découvertes, c’est ce qui nous fait avancer. The Voice nous offre cette scène-là. J’ai vraiment hâte de les rencontrer, de les découvrir. Et pas seulement de leur apprendre, mais d’apprendre d’eux également. Car on apprend beaucoup des jeunes artistes.

Quentin: Je pense que c’est la saison à ne pas louper. J’ai vraiment l’impression de devoir me battre deux fois plus pour attirer les talents. Je suis évidemment heureux d’être là et d’encore participer cette année à The Voice, parce qu’il y a cette excitation constante de se dire «qu’est-ce qui va se passer?». On n'est pas là non plus pour faire de la téléréalité. On est dans une émission où l’on découvre des jeunes talents belges. Et pour un pays comme la Belgique, qui manque un peu de chauvinisme, mais qui est fier, chaleureux, très humain, je me dis que c’est l’émission idéale. En tout cas, je suis très content de rempiler pour cette année. Je vous assure qu’on va vivre de très belles choses et de très beaux moments.

BJ Scott: «C’est toujours la même excitation, la même larme à l’œil quand ça me touche, la même rage quand je rate un talent»

Une petite nouvelle exigeante?

Natasha: Dès la quatrième salve de blinds, j’ai été moins exigeante dans mes buzz par rapport au début. J'en ai effectivement parlé avec mes collègues et je me suis dit «Est-ce que j’oublie ce que c’est d’être pour la première fois sur scène? Est-ce que je ne suis pas réaliste?». Il y a en effet des talents qui méritent que j’attende, parce qu’il y a de vraies voix et que je n’ai pas besoin d’abaisser mes critères. Eh oui, j’ai des commentaires assez durs, mais si ces gens veulent continuer, autant leur dire franchement ce qu’il faut corriger, ce qui pourra les rendre meilleurs. Si je leur dit «c’était très beau, mais pas assez», ça ne sert à rien. Je suis d'ailleurs certaine que mon équipe sera la meilleure. Parce que j’ai buzzé des artistes ayant une voix et un supplément d’âme. Certes, je vais beaucoup les accompagner, d’un point de vue technique, sur ce qu’ils vont faire. Mais la technique, ce n’est pas tout. Il faut aussi avoir de l’émotion. J’ai envie que mon équipe en ait autant que de technique. Marc m’a également fait remarquer un truc: il faut aussi savoir s’exprimer, se vendre. Ce sera un autre atout que je pourrai donner à mon équipe, c’est un argument de plus à offrir aux talents, merci Marc! (rires)

Natasha St-Pier: «J’ai une relation d’amour-haine avec Marc!»

Leurs critères de recrutement

BJ: Je cherche toujours quelque chose qui swingue et soule. Mais ce qui a changé, c’est que je peux regarder mes talents plus humainement. Non pas que j’étais inhumaine l’année passée, mais Quentin et moi, on a désormais ce petit plus. Ensuite, je buzze plus sur base de mes coups de cœur, et non de technique pure. J’ai vraiment envie de m’éclater. Je sais que j’ai des collègues qui vont faire le travail de coaching à 100%. L’année passée, il y avait des raisons personnelles qui faisaient en sorte que je me retenais tout le temps, j’étais très axée sur l’émotif. Cette année, j’ai fait ce deuil et je me sens plus de bonne humeur. Ce n’est pas très compétitif ce que je dis, mais moi, je crois que les coups de cœur, c’est le plus important dans ce jeu. Je rajoute: le niveau est très élevé. C’est affolant, où ils les trouvent, tous ces talents dans la toute petite Belgique? (rires)

Quentin: Tout est remis en question pour ma part. Disons les choses franchement: il y a énormément de personnes qui ne se sont pas présentées lors de la première saison. Ils se disaient: «une émission de téléréalité, ce n’est pas intéressant». Puis, ils ont vu l’émission, et se sont rendus compte que c’était un concept intéressant. En tout cas, on a un niveau supérieur cette année; toute la stratégie que j’avais pu prévoir est donc tombée à l’eau. Bref, la première saison a convaincu un public qui craignait un nouveau Secret Story, ce qui ne branchait pas tout le monde, n’est ce pas, Marc? (rires)

Marc: Oui, tu as raison. La saison passée, j’étais dans la logique «ouais, ce ne sera pas bon», mais il a fallu se rendre à l’évidence: cette émission est bonne, elle révèle de réels talents et a excité une grosse partie de la Wallonie. Moi y compris, puisque j’ai regardé tous les primes! En plus, j’étais derrière mon écran et je connaissais un peu Quentin avant l’émission. Lorsque je l’y ai vu, je n’y croyais pas… C’est un gars intelligent! C’est un mec qui comprend vite les choses, mais ça, on ne s’en rend compte qu’une fois que c’est fait ! (rires) Malgré les aprioris de certaines personnes, en ce qui concerne The Voice, la RTBF a été très clairvoyante.

BJ: Je suis d’accord avec ça. The Voice reste toujours modulable: les têtes pensantes essayent sans cesse de voir comment l’améliorer. C’est la raison principale pour laquelle je prends toujours mon pied ici. On apprend tout au long de notre expérience. Tu restes toujours sur le vif, tu ne peux pas dormir, tu dois rester vraiment coach. Il se passe autant derrière que devant les caméras. Le tout sans oublier cette compétition qui existe, pour amener ses talents le plus loin possible, tout en ayant des challenges intéressants que je veux réussir. Par exemple, cette saison, j’ai buzzé un duo! Enfin, il y a aussi le principe du talent volé, qui va me donner une stimulation formidable. Cette saison sera chargée de suspense. Ce sera, je pense, impossible de pronostiquer qui sera The Voice.

Quentin Mosimann: «Je suis mes talents jusqu'au bout»

Le coaching au-delà de l'émission?

Quentin: Personnellement, j’ai vécu de près tout ça, lorsque j’ai gagné la Star Academy, en 2008. Lorsque vous sortez d’une émission de téléréalité à 19 ans et que l’équipe de production, le jour de la finale, ne pense qu’à la saison suivante, c’est très difficile. J’ai été lâché dans les médias du jour au lendemain. J’ai très mal vécu ça. Heureusement, j’ai pu rapidement trouver les bonnes personnes pour m’entourer! Concernant Roberto, je suis derrière son dos 24h/24. Quand on ne connaît personne, c’est très difficile de savoir où on va. Et Roberto a déjà fait plein d’erreurs… C’est ça qui est génial! C’est en faisant des erreurs qu’on apprend! Pour répondre à la question, moi, je suis le talent jusqu’au bout. Je prends aussi régulièrement des nouvelles de mes autres talents, comme Juliane ou Léonie, avec qui j’espère pouvoir réaliser des projets plus tard.

Marc Pinilla: «On apprend beaucoup des jeunes artistes»

Les anciens coachent les nouveaux

BJ: Evidemment, on leur donne un coup de main par rapport au fonctionnement de The Voice, mais on essaie de ne pas trop intervenir non plus car ce n’est pas rigolo d’avoir toujours quelqu’un sur son dos. Si moi, je peux juste donner un vrai conseil, ce serait: il est important d’être dans la tête des gens, de les guider en leur laissant le meilleur souvenir possible et de leur dire que leur vie n’en dépend pas, c’est juste une belle opportunité. On ne va pas s’ouvrir les veines si on échoue.

Quentin: Dans les conseils que je peux donner à Natasha et Marc, j’en soulignerais un: c’est de ne pas trop s’attacher à ses talents. C’est difficile à appliquer et BJ en est incapable car elle est entière, mais on a vécu des moments difficiles la saison passée. Quand vous devez jouer à accompagner les talents, les aiguiller, les conseiller, les préparer aux duels, et qu’à un moment, on vous dit «tu vas jouer à papa et maman. Tu préfères qui?»… C’est cruel. Moi, j’avais pris leur numéro de téléphone et je les contactais souvent. J’avais créé un lien, et à chaque duel, j’étais effondré dans ma chaise. On a vécu des moments de détresse. Mais on devient plus stratégiques, d’autant plus que cette année, on se dit que peut-être, le talent éliminé aura la chance d’être récupéré par un autre coach. En tout cas, cette année, je ne m’attacherai à mes talents que lorsqu’il ne m’en restera que six.


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