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23/03/2015

Martin, étudiant et pilote automobile

Alterner les cours et les courses, c’est possible pour Martin Businaro! Ce jeune étudiant en communication, aspirant journaliste, est aussi pilote en compétition automobile dès qu’il peut. Nous l’avons rencontré pour en savoir davantage sur cette passion.


GUIDO: Comment t’est venue cette envie de piloter?

Martin: Cette envie de débuter en compétition germe en moi depuis tout petit car je suis issu d’une famille qui était très impliquée dans le sport automobile. Malheureusement, les aléas de la vie ont voulu que je ne puisse pas m’émanciper d’abord en karting, durant mon adolescence. J’ai débuté en compétition automobile fin 2013, en VW Fun Cup et cette année j’ai participé à six courses, en VW Cup, mais aussi en 2CV et en BGDC, en compétition nationale.

 

GUIDO: Et pourquoi ce type de voiture?

Martin: Pour une raison financière et pour débuter, parce que les voitures avec lesquelles j’ai roulé sont des voitures idéales pour progresser. Cette année, j’ai roulé à la pige, j’avais vraiment un programme course après course et j’arrivais à obtenir des volants pour des sommes assez minimes.

 

GUIDO: Les financements doivent être difficiles à trouver, non?

Martin: C’est un cercle vicieux car les gens s’intéressent de moins en moins à la course automobile et à côté de cela, les compétitions coûtent de plus en plus cher. Il est beaucoup plus compliqué de trouver des sponsors que dans le passé où les cigarettiers ou les marques d’alcools finançaient. C’est beaucoup de mécénat aujourd’hui. Pour ma part, j’ai financé ma saison avec des sponsors au fil des courses et parfois c’était moi-même qui me finançais avec les jobs étudiants que j’ai accumulés.

 

GUIDO: Je vois que tu as amené ton casque. Un tel achat demande un fameux budget certainement?

Martin: C’est un casque d’entrée de gamme: comme je débute en sport automobile, je n’ai pas besoin d’investir dans un casque en fibre de carbone, comme les grands pilotes de F1 ou autres. Celui-ci est en fibre de verre et il est homologué pour rouler sur circuit. Il m’a coûté environ 270 euros, c’est le plus bas sur le marché.

 

«Il faut garder les pieds sur terre car il y a peu d'élus dans le sport automobile»

 

GUIDO: Tu es étudiant en parallèle. Comment gères-tu les courses avec les cours?

Martin: C’est beaucoup de sacrifices et ça demande une certaine organisation. Ça reste un loisir amateur avant tout; je ne gagne pas ma vie avec le sport automobile. Ça demande une certaine rigueur car il m'arrive d’être pris sur trois ou quatre jours sur les courses et il faut alors se mettre bien en avance dans les cours et faire des concessions. Tout ça pour partir sur le circuit la conscience tranquille. Les pilotes qui vivent de la course automobile sont peu nombreux. Il est donc très important de miser sur une carrière professionnelle et de considérer le sport automobile comme une passion. Il faut vraiment avoir les pieds sur terre car il y a peu d’élus. 

 

GUIDO: Est-ce que tu peux nous parler de tes premiers résultats?

Martin: Je suis assez satisfait car j’ai rempli les objectifs qu’on m’a donnés. Je n’ai pas beaucoup fait de karting, donc l’expérience me manquait un peu par rapport à d’autres jeunes pilotes. Sachant mon passé personnel, je me débrouille pour trouver des volants, ma famille ne sait pas m’aider. Au niveau des résultats, je suis monté une fois sur le podium, au mois de mai à Mettet, en 2CV, alors que c’était seulement ma deuxième course. Mais il y a toujours moyen de mieux faire. En tout cas, ça m’a permis de prouver qu’avec du courage, de la persévérance et surtout beaucoup de passion, malgré le fait qu’on soit tout seul pour se débrouiller, rien n’est impossible!

 

GUIDO: Si tu reçois l’opportunité de devenir pilote professionnel un jour, que feras-tu?

Martin: C’est une question délicate. Si on me donne l’opportunité de devenir l’ambassadeur d’une marque, et donc d’être payé pour conduire, je ne gâcherai pas mon plaisir. Mais il y a encore beaucoup de chemin à faire, je viens de faire ma première année. Je suis encore un pilote payant, pas encore un pilote payé pour rouler. Je voudrais surtout devenir journaliste plus tard, mais c’est clair que si on m’offre l’opportunité de recevoir une rente financière pour participer à des courses, ce serait exceptionnel, fabuleux et même très rare. 


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