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23/11/2015

Sara De Paduwa: Une pile éclectique

Révolution dans le paysage médiatique de notre plat pays: une émission de télé matinale a fait son apparition sur la grille des programmes de la première chaîne de la RTBF. À sa barre, la pétulante Sara De Paduwa qui gratifie les lève-tôt de son éternel sourire et de sa bonne humeur communicative de six à huit heures du matin.


GUIDO: Après quelques semaines à la tête du 6/8 sur La Une, quel bilan peux-tu déjà tirer de cette nouvelle expérience?
Sara De Paduwa
: C'est une magnifique aventure, avec une équipe au top. On a réussi à créer quelque chose et à être tous soudés. Il règne une bonne ambiance, aussi bien avec l'équipe technique qu'entre tous les chroniqueurs, aussi bien sur antenne que hors antenne, ce qui me tient particulièrement à cœur. En plus, les chiffres sont là pour confirmer…

 

GUIDO: Pour le public belge, allumer sa télé à six heures du matin n'est pas une habitude, ça doit donc être gratifiant de voir que les gens sont au rendez-vous?
Sara De Paduwa
: Ça rend heureux en fait. Et ça nous permet aussi de nous dire qu'on est dans le bon, même s'il y a évidemment des améliorations à faire. Tout cela nous porte et nous encourage.

 

«Pour les techniciens, je suis une horreur!»

 

GUIDO: Une matinale = réveil aux aurores!
Sara De Paduwa
: C'est évidemment un autre rythme de vie! Le réveil sonne à 4 heures, à 4h07, je suis dans ma douche et à 4h20, je prends les tartines qui sont prêtes dans le frigo et j'embarque en voiture, ce qui me permet d'arriver à la RTBF à 4h50.

 

GUIDO: Les réflexes ne sont évidemment pas les mêmes qu'en radio?
Sara De Paduwa
: Pas du tout. J'avais d'ailleurs prévenu mes patrons. Parce que pour les techniciens en radio, je suis une horreur: je bouge tout le temps, je fais des gestes, … Moi-même, je ne sais pas ce que je vais dire dans la seconde qui suit! Mais, ce qui m'a mis en confiance, c'est qu'il n'y a pas de cadreurs dans le studio, on est donc en quelque sorte dans une configuration de radio. C'est assez intimiste en fait. Je me suis un peu étonnée moi-même de m'être posée de la sorte!

 

GUIDO: On ne va pas se mentir, on imagine mal les étudiants se lever à six heures du matin pour te voir à la télé! Comment les convaincrais-tu de regarder le 6/8 tous les matins?
Sara De Paduwa
: (rires) Dans le 6/8, ils peuvent trouver ce qu'ils ne trouvent pas ailleurs: une décontraction totale, une bonne humeur naturelle, un côté décalé. On redevient souvent des enfants avec les chroniqueurs. C'est ce dont on a besoin pour se réveiller, que ce soit l'étudiant pour aller en fac ou ceux qui vont bosser.

 

GUIDO: Quelle est ta recette pour afficher ce sourire permanent, même à six heures du matin?
Sara De Paduwa
: Je voudrais bien la partager, mais je ne sais pas très bien d'où ça vient. Arriver ici à la RTBF et retrouver cette chouette équipe, ça aide aussi à être de bonne humeur. Notre leitmotiv, c'est de voir plutôt le côté positif que négatif des choses.

 

«J'ai le beau rôle»

 

GUIDO: Tous les chroniqueurs sont cantonnés à un sujet (people, médias, musique, bons plans, …). Si tu avais dû faire partie de leur équipe, quelle spécialité aurais-tu choisie?
Sara De Paduwa
: Moi, je trouve que j'ai choisi la bonne place parce que le job de chroniqueur est plus difficile que le mien. Leurs secondes sont comptées, il faut suivre sa trame, … Au milieu de tout ça, j'ai le beau rôle, je passe les plats, je peux sourire quand je me plante.

 

GUIDO: Y a-t-il une certaine hygiène de vie à respecter lorsqu'on se lève au petit matin comme toi?
Sara De Paduwa
: Ben, ça ne va pas plaire aux étudiants, mais tenir une matinale demande certains sacrifices. En semaine, les sorties, c'est fini! En même temps, ça arrive à une bonne période de ma vie. Avec deux enfants en bas âge, je ne vais pas commencer à sortir trois soirs par semaine. Quand il m'arrive de boire un petit verre en soirée en semaine, je le sens directement le lendemain. À neuf heures et demi, je suis au lit.

 

GUIDO: Tu as présenté la conférence de presse de rentrée de la RTBF en compagnie de Maureen Louys, on te confie les rênes de l'émission la plus emblématique de la rentrée, cela n'était-il pas trop dur à porter d'être celle sur laquelle reposait beaucoup de pression en ce début d'année?
Sara De Paduwa
: En fait, je me suis seulement rendu compte de cela le jour de la conférence de presse. (rires) En rencontrant les journalistes, j'ai pu remarquer que le projet était bien accueilli et attendu par la presse, ce qui est très agréable à vivre. Je n'ai jamais ressenti de pression par rapport à ce nouveau défi, même de la part des directeurs. Il y a juste Francis Goffin (directeur des radios de la RTBF) qui, une minute avant l'antenne lors de la première émission, m'a glissé un «C'est historique!» dans l'oreille. À ce moment-là, je dois avouer que j'ai senti un peu la pression monter. Il avait raison, mais il aurait pu me le dire le vendredi d'avant, ou quelques jours après! (rires)

 

GUIDO: Tu es très active sur Facebook, notamment en répondant aux nombreux commentaires des téléspectateurs, alors que tu n'es pas sur Twitter.
Sara De Paduwa
: Pour Facebook, on m'a un peu forcé la main en quelque sorte pour le premier Viva For Life en me disant qu'on ne pouvait plus s'en passer en 2013 (ndlr: date du premier Viva For Life à Liège). Et quand je me lance dans quelque chose, je le fais à fond; j'essaie donc un maximum de répondre à toutes les personnes sur Facebook. Même si je n'ai pas le temps de répondre personnellement, j'essaie d'être présente. Par contre, Twitter, c'est quelque chose que je ne connais pas du tout et que je ne maîtrise pas assez pour le faire à fond. Mais je sais quand même ce qu'est un tweet! (rires) 160 caractères…

 

GUIDO: 140 caractères, raté!
Sara De Paduwa
: (rires) Voilà, je suis déjà trop vieille pour ça!

 

«C'est agréable de se sentir à la bonne place»

 

GUIDO: Parlons maintenant de cette troisième édition de Viva For Life attendue pour la fin de l'année. Comment te sens-tu à l'approche de ces six jours d''enfermement' dans le cube?
Sara De Paduwa
: Je me sens mieux que Cyril (ndlr: l'animateur de Vivacité qui remplace Raphaël Scaini cette année) qui va nous rejoindre, puisque pour lui ce sera une première. Je me réjouis de ce nouveau défi et j'espère qu'on récoltera encore plus d'argent que les années précédentes. Quand j'ai appris le nombre d'associations qui allaient pouvoir bénéficier d'argent grâce à cette opération, ça a été le déclic qui m'a décidé à rempiler pour une année supplémentaire. On se rend compte qu'à notre petite échelle on peut amener un grain de sable à l'édifice. Tous ensemble, il est possible de faire bouger les choses, d'améliorer le quotidien des gens qui en ont besoin.

 

GUIDO: Toi qui es tellement attachée à ta famille, passer six jours loin de tes enfants, n'est-ce pas trop difficile?
Sara De Paduwa
: Ça va, les enfants grandissent, je peux donc leur expliquer pour quelles raisons je le fais. Ils en sont même fiers. Pour l'aînée, Viva For Life, c'est mon travail toute l'année! Elle adore Raphaël et Sébastien, elle a d'ailleurs l'impression que je n'ai que deux collègues…

 

GUIDO: Nourris-tu encore d'autres rêves inavouables en télé ou en radio?
Sara De Paduwa
: Ce n'est pas mon genre de mettre la barre toujours plus haut. J'ai envie de faire mieux, mais pour le moment je m'estime totalement comblée par ce que je fais. C'est très agréable de se sentir à la bonne place.

 

Sara De Paduwa, une étudiante un peu pétasse?

Après sa rhéto, l'animatrice ertébéenne est partie un an en Angleterre avant d'entamer ses études. «Je ne savais pas trop ce que je voulais, j'avais en fait envie de travailler tout de suite.» Rapidement, son choix s'est porté sur des études de de communication à l'ISFSC (Bruxelles). «J'ai été très agréablement surprise par ces études qui te mettent directement dans le bain.» Notamment grâce à des stages qui lui ont permis d'apprendre énormément sur le monde de la communication, de la publicité. «Ça ouvre une autre dimension et on se sent moins bête, moins 'mouton' dans ce monde de communication et de consommation.»

Et quel genre d'étudiante était alors Sara De Paduwa? La réponse ne se fait pas attendre: «Je pense que j'étais un peu pétasse en fait! Je laissais transparaître une froideur que je ne voulais pas vraiment.» Quand on voit l'animatrice dynamique et souriante qu'elle est devenue, cette révélation nous a un peu laissé interloqués. Elle poursuit: «J'ai beaucoup changé en effet, notamment grâce à mes amis et ma famille. Plus jeune, j'étais mal dans ma peau. Pour moi, le pire des âges, c'est 20-21 ans, un âge durant lequel on est encore aux études, sans savoir si on est dans le bon…»


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