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29/02/2016

Les années d'études de JUSTINE KATZ

Propulsée malgré elle sur le devant de la scène médiatique en novembre dernier, la 'Madame Attentats' de la RTBF est devenue en quelques heures la coqueluche des téléspectateurs. Nous avons retracé en sa compagnie le chemin qui l'a menée jusqu'au JT de la chaîne publique.


GUIDO: Pourquoi avoir commencé par des études de romanes à l'ULB avant la licence en journalisme?
Justine Katz
: J'avais envie de devenir journaliste, mais je n'avais pas envie d'avoir uniquement un diplôme de journaliste. Étant donné que j'ai toujours aimé les langues, le français, ça a été mon choix de faire les romanes d'abord et de compléter ensuite par une spécialisation en journalisme.

 

GUIDO: Vous avez même fait votre agrégation pendant ces études?
Justine Katz
: En effet, pour avoir plusieurs cordes à mon arc. Et parce qu'on sait que le journalisme n'est pas un métier où il y a beaucoup de demandes et deux-cent-mille places vacantes. Il y avait un risque que je n'arrive pas à trouver de boulot à la fin de mes études, d'où l'importance d'avoir une autre formation au cas où ça ne fonctionnait pas.

 

Un direct à l'Élysée devant une poubelle de l'UCL!

 

GUIDO: Que retenez-vous de ces quatre années d'études?
Justine Katz
: Ces études m'ont proposé une bonne formation générale universitaire. Ces quatre bonnes années m'ont permis de faire de chouettes rencontres, les profs étaient intéressants, même si ce sont des matières (la littérature ou la grammaire) que je n'exploite pas vraiment aujourd'hui. Mais ça aide à avoir de la culture et être un peu formée, c'était assez intéressant.

 

GUIDO: Ensuite, direction Louvain-la-Neuve pour une année en journalisme…
Justine Katz
: Un master complémentaire très pratique, avec beaucoup d'ateliers, d'exercices, peu de théorie, … Ça nous plongeait directement dans le métier, ce qui était idéal pour être prêt à venir en stage et être directement opérationnel. Une année intense avec beaucoup d'exercices télé et radio en groupes. Je me souviens notamment d'un examen final qui consistait en un faux JT dans lequel j'incarnais une journaliste soi-disant en direct à l'Élysée alors que j'étais devant une poubelle de l'UCL!

 

GUIDO: Des profs particuliers vous ont marquée?
Justine Katz
: Il y a des gens qui m'ont donné des cours pendant cette année qui sont devenus ensuite mes collègues! Je me souviens notamment de mon premier commentaire d'images avec Yves Thiran.

 

GUIDO: Comment vous définiriez-vous en tant qu'étudiante?
Justine Katz
: J'étais une bonne élève a priori, ça a toujours bien marché, les études. Pendant ces années, j'ai rencontré plein de gens, on s'est fait un chouette groupe d'amis, dont certains avec qui je suis encore amie aujourd'hui. Pas mal de sorties, forcément, c'est quand même les belles années! (sourire) On en a bien profité! On ne se rend pas toujours compte à quel point ce sont des bonnes années quand on est occupé à les faire! Quand on rentre dans le milieu du travail, on comprend que les études, c'était vachement bien, une époque de liberté totale!

 

GUIDO: Et niveau guindailles, où vous situiez-vous?
Justine Katz
: Même si je n'ai pas koté à Bruxelles, cela ne m'a pas empêché de sortir avec mes amis. Je me rappelle de bonnes soirées à la Jefke notamment. Ce n'est pas parce qu'on était des bonnes élèves qu'on n'était pas des grandes sorteuses. L'un n'empêche pas l'autre.

 

La nouvelle star de Twitter

 

GUIDO: Y a-t-il des choses apprises lors de ces études qui vous aident encore aujourd'hui dans votre métier?
Justine Katz
: Les tests d'actu tous les mercredis à l'UCL nous ont par exemple aidés à préparer l'examen de la RTBF. Cette année d'études nous a bien drillés par son aspect pratique. J'ai fait mon stage à la RTBF en août 2008. J'y ai réalisé beaucoup de sujets qui ont été diffusés. D'une certaine manière, cela signifie que j'étais prête à travailler, et c'est l'UCL qui m'a permis cela.

 

GUIDO: Le premier direct face caméra, c'était comment?
Justine Katz
: Je m'en souviens bien… J'étais super stressée, même si j'avais un invité et donc moins de choses à dire moi-même. Mais c'était sa première fois à lui aussi, on a donc cumulé nos stress. Mais quel soulagement quand c'est passé et que ça a bien marché! Même aujourd'hui, alors qu'on est rôdés, il y a toujours de l'imprévu, on ne sait donc jamais très bien ce qui va se passer. Il y a toujours une petite dose d'adrénaline lors d'un direct, ça fait partie du métier.

 

GUIDO: À quel moment vous êtes-vous spécialisée dans le terrorisme?
Justine Katz
: En 2012, on m'a demandé d'aider un collègue qui faisait de l'actualité judiciaire. C'est de cette façon que j'ai commencé à faire du judiciaire au sens large: les procès, les grandes affaires, … C'est l'actu qui a ensuite amené les départs vers la Syrie, le djihadisme, le terrorisme, … J'ai eu l'occasion pendant deux-trois ans de me spécialiser dans cette matière très complexe.

 

GUIDO: Comment avez-vous fait face à cet engouement autour de votre personne sur les réseaux sociaux?
Justine Katz
: Il y a en fait deux mondes parallèles. Nous, on est dans le travail, dans une situation vachement compliquée, tragique, difficile, on se doit d'être hyper concentré, parce qu'on est tout le temps à l'antenne. Dans cette situation sans filet, il faut rester un maximum professionnel. Après, quand je rentre chez moi, je mesure enfin la chose, avec plus de 2500 personnes qui m'ont suivie en une semaine sur Twitter! Toutes ces réactions, ça me dépasse un peu! C'est quelque chose que je ne maîtrise pas. J'ai reçu des centaines de messages très positifs, ce qui est aussi valorisant pour le travail qu'on fait. Si les gens sont satisfaits de notre travail, on ne va pas se plaindre. Même si ça devient un peu plus compliqué maintenant en rue! Il y a beaucoup de gens qui me parlent, qui me reconnaissent, … Après, les gens ont peut-être peur quand ils me voient et se disent «ah merde, il se passe quelque chose». (sourire)

 

GUIDO: On a même vu apparaître un hashtag #despralinespourJustine… Des pralines que vous avez souhaité partager avec vos collègues de l'info.
Justine Katz
: C'était très important de partager cela avec mes collègues, parce qu'on ne fait pas ça tout seul. J'étais la plus exposée sur le plateau, mais j'avais de nombreux collègues qui étaient sur place à Paris, d'autres à Bruxelles à monter des sujets, … On était tous mobilisés. Pour tenir autant d'heures d'antenne, il faut que toute l'équipe soit là. C'était très gentil d'avoir droit à des pralines ou à toutes ces attentions, mais il faut quand même rappeler à un moment qu'on n'est pas tout seul. Quand on est sur le plateau, il y a toujours un journaliste qui travaille depuis la rédaction et avec qui on est en contact direct pour vérifier les infos, pour nous donner les derniers développements, …

 

GUIDO: Comment on digère toutes ces informations anxiogènes le soir venu?
Justine Katz
: Ça dépend des jours. Parfois, tu rentres tellement tard et tu es tellement épuisé que tu vas directement dormir. D'autres fois, on éprouvait le besoin de se retrouver entre collègues et de décompresser autour d'un verre après le boulot. Après, on ne réalise ce qui se passe que quand on rentre chez soi. Tant qu'on est dans le boulot, ça reste une info qu'on analyse, qu'on décortique, après on se laisse plus toucher par nos émotions une fois que l'antenne est rendue.


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