Image
04/07/2016

TOM SALBETH: Itinéraire d'un étudiant connecté

À 22 ans, Tom Salbeth, le 'geek' de service de la RTBF, s'est forgé une solide réputation en distillant les dernières nouveautés technologiques dans On n'est pas des pigeons ou en égrainant les derniers buzz des réseaux sociaux pour le 6-8 de Sara de Paduwa. On a réussi à l'arracher à son smartphone pendant une demi-heure pour répondre à nos questions…


GUIDO: Tu as commencé en même temps tes études à l'IHECS et ta carrière à la RTBF. Comment un jeune de 18 ans arrive-t-il à se faire une place à Reyers?
Tom Salbeth
: Comme beaucoup dans ce milieu, ça s'est un peu passé par hasard. J'ai eu mes premiers contacts avec la production à l'époque d'Au quotidien (ndlr: émission qui a occupé le créneau actuel des Pigeons). J'étais alors en année sabbatique, puisque j'avais commencé une année de médecine avant de faire l'IHECS. Les journalistes venaient parfois m'interviewer à la maison, j'étais un peu le gamin qui donnait son avis sur les nouvelles technologies. Dès qu'une nouveauté technologique sortait ou un sujet de société était abordé (comme la vie privée sur Facebook), ils venaient me demander mon avis en tant qu'intervenant dans les reportages.

 

«Je ne suis pas un obsédé des réseaux sociaux»

 

GUIDO: Pourquoi t'a-t-on choisi toi plutôt qu'un autre?
Tom Salbeth
: J'étais très actif sur les réseaux sociaux à l'époque, notamment pour le lancement de la première saison de The Voice Belgique. C'est comme ça que j'ai entretenu régulièrement des contacts avec les journalistes de l'équipe.

 

GUIDO: À quel moment as-tu basculé du jeune témoin à un poste de chroniqueur dans On n'est pas des pigeons?
Tom Salbeth
: Juste avant de rentrer à l'IHECS, j'ai reçu un coup de fil du producteur d'On n'est pas des pigeons qui cherchait un profil de chroniqueur très jeune pour parler de nouvelles technologies dans l'émission. Évidemment, j'ai foncé!

 

GUIDO: Tu te rappelles encore de ta première télé?
Tom Salbeth
: Ah oui, je m'en souviens! Ça reste un bon souvenir, mais en même temps très stressant. C'était une chronique sur les chargeurs de GSM enregistrée dans les conditions du direct. Je n'avais donc pas droit à l'erreur sans avoir réellement eu un entraînement auparavant.

 

GUIDO: Tu es donc le spécialiste des nouvelles technologies et des réseaux sociaux, des domaines dans lesquels tu as toujours baigné?
Tom Salbeth
: Je suis né avec un smartphone dans la main, si je peux m'exprimer ainsi. Je me souviens encore de faire des trucs sur Paint sur l'ordinateur de mon père qui travaillait dans une imprimerie! J'y passais des heures, ça me fascinait de pouvoir imprimer ce qu'il y avait sur mon écran! J'étais très 'geek' quand j'étais petit. Mon premier job - avant les Pigeons - a d'ailleurs consisté à écrire des tutoriels pour un magazine de Photoshop.

 

GUIDO: Tu es très actif sur Twitter. Serait-il possible de t'en passer pendant quelques jours?
Tom Salbeth
: Franchement, je pense que je pourrais m'en passer, il m'arrive même d'avoir des périodes où je me déconnecte totalement, comme quand je pars en vacances par exemple. Je ne suis pas un obsédé des réseaux sociaux. Maintenant, quand je me prends au jeu ou quand on est dans des périodes importantes d'actualité, il m'est impossible de lâcher mon téléphone.

 

GUIDO: Être sur Twitter est-il un passage obligé pour un étudiant en communication?
Tom Salbeth
: Vis-à-vis des études et du monde des médias en général, c'est en effet un passage obligé. L'IHECS est une école de journalisme, de publicité, de relations publiques, il est donc indispensable d'être au jus, d'être connecté aux dernières technologies. Surtout que c'est un outil d'information très important.

 

GUIDO: Es-tu un tweeteur compulsif?
Tom Salbeth
: C'est sûr qu'on peut avoir des mauvaises surprises en tweetant trop rapidement. Moi, je n'en ai jamais vraiment eu. Sur ce genre d'outil, il faut bien réfléchir, ne pas se lancer n'importe comment et tweeter n'importe quoi. Si j'ai envie de pousser un coup de gueule ou de faire une mauvaise blague, j'y fais très attention parce que cela peut vite être mal interprété. Ça se propage à une vitesse pas possible. Quand on veut soigner son e-réputation, il faut bien réfléchir avant de tweeter.

 

«On fait autant les cons sur le plateau qu'en dehors!»

 

GUIDO: Cela fait maintenant quatre ans que tu travailles à la RTBF (aussi bien pour les Pigeons que sur le 6-8). Quelles sont les choses qui t'ont le plus surpris dans les coulisses du monde des médias?
Tom Salbeth
: J'ai par exemple toujours entendu que la RTBF était lente à la détente au niveau des nouvelles technologies… Je ne suis pas d'accord avec ça. En quatre ans, j'ai vu les choses évoluer très vite à ce niveau-là. La configuration des bureaux a également énormément changé. Tout évolue très vite: les émissions, les supports, … Le studio du 6-8 par exemple représente une avancée technologique assez importante.

 

GUIDO: C'est peut-être grâce à toi que la RTBF a fait un grand pas en avant!
Tom Salbeth
: (rires) Ça, je ne sais pas, mais en tout cas, il y a énormément de choses qui se passent actuellement. Je ne savais pas que le monde des médias et le temps médiatique évoluaient aussi vite.

 

GUIDO: Depuis le début de l'année, tu participes à la nouvelle émission matinale de la RTBF (le 6-8). Un tel réveil aux aurores, on imagine que ça ne doit pas être évident pour un étudiant de 22 ans!
Tom Salbeth
: Non, en effet. Avant, je me levais une fois par semaine à 4 heures pour commencer à 6 heures. Depuis peu, je suis passé à la deuxième heure. Ce n'est pas évident, surtout que cela demande beaucoup de préparation pendant le week-end. C'est beaucoup de boulot. Mais je ne vais pas me plaindre, c'est une telle chance de pouvoir faire cela pendant mes études.

 

GUIDO: Autant sur le 6-8 que dans On n'est pas des pigeons, on sent une réelle complicité dans les équipes…
Tom Salbeth
: Je pense qu'il y a un feeling avant tout entre les chroniqueurs. Dans les émissions de bandes, le succès se base avant tout sur l'entente entre les chroniqueurs. Si le présentateur ne s'entend pas avec ses chroniqueurs, ça va rapidement se ressentir à l'antenne. Avec Sara, il y a une ambiance géniale: on fait autant les cons sur le plateau qu'en dehors! On sort d'ailleurs parfois tous ensemble jusqu'au bout de la nuit! On est content de se lever tôt le matin pour tous se retrouver.

 

GUIDO: Les profs sont-ils conciliants par rapport à ton emploi du temps plutôt bien chargé?
Tom Salbeth
: L'IHECS fonctionne surtout en ateliers et en objectifs à atteindre. Qu'on soit à l'IHECS, chez soi ou qu'on travaille ailleurs avec l'équipe, ce n'est pas vraiment un problème en soi. L'IHECS est donc très flexible au niveau des horaires. Les profs sont très conciliants aussi. Il y a beaucoup de profs qu'on tutoie et avec qui on peut discuter sans problème de son emploi du temps.

 

GUIDO: Les autres étudiants te parlent-ils de tes prestations télévisuelles?
Tom Salbeth
: Pas spécialement, non. On n'en parle pas en fait. Mes potes et ceux avec qui je fais des travaux de groupes connaissent mes activités et sont d'ailleurs conciliants avec mes horaires. Mais on ne parle pas forcément de ça. Je n'ai pas de commentaires négatifs, c'est le principal! (sourire) Mais je ne sais pas ce qu'ils se disent, entre eux! (rires)

 


Comments

Un nouveau campus pour l'UMONS en 2027

En septembre 2027, les étudiants montois auront la chance d'arpenter un nouveau campus universitaire [...]

5 spots instagrammables à Louvain-la-Neuve

Tu veux pimper ton fil Instagram? On te donne 5 endroits emblématiques de Louvain-la-Neuve où prendre [...]

  • Slider
  • Slider

Topmovies

SOCIAL

Jobs in the picture

  • Slider
  • Slider
  • Slider


GUIDO SA est l'entreprise média de niche numéro 1 en Belgique vers le groupe-cible des jeunes (les étudiants en particulier), les écoliers et les young starters.

Bruiloftstraat 127, 9050 Gentbrugge
Tel.: +32 (0) 9 210 74 84