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15/08/2016

Les années d'études de BENJAMIN MARECHAL: «J'étais le spécialiste des nuits blanches»

Aux commandes du 8-9 et de C'est vous qui le dites en radio et chroniqueur régulier dans On n'est pas des pigeons en télé, Benjamin Maréchal s'est forgé une belle carrière au sein de la RTBF. En sa compagnie, on a fait un bond de quinze années en arrière pour en savoir plus sur ses études.


GUIDO: Vous avez fait des études en communication à l'Université Catholique de Louvain (UCL)…
Benjamin Maréchal
: J'ai commencé par deux années à Saint-Louis à Bruxelles, des candidatures en journalisme, sciences politiques et communication. Je suis ensuite parti à l'UCL où je me suis vraiment orienté sur le journalisme.

 

«C'est pendant mes études que j'ai commencé les petits matins à la radio. Et ça n'a plus arrêté depuis!»

 

GUIDO: Vous aviez déjà à l'époque le rêve de faire carrière derrière un micro?
Benjamin Maréchal
: Au début de mes études secondaires, je me voyais bien dans un truc lié au business. J'ai donc pris l'option 'Économie'. Dans l'école où j'étais, ceux qui prenaient économie, c'étaient un peu les rebuts, les déchets! Mais j'ai quand même décidé de prendre cette option. Sur toute la partie comptable, j'étais nul, nul, nul! Et j'arrivais à faire mes points dans la partie théorique. Constatant que j'avais quelques problèmes avec les chiffres et que je ne serais jamais un grand gestionnaire de tableaux, j'ai pensé à autre chose, quelque chose qui se rapprochait de la communication. Le plus évident pour moi était de faire du journalisme.

 

GUIDO: Vous avez fait vos armes à Antipode, la radio du Brabant Wallon lors de votre passage à Louvain-la-Neuve?
Benjamin Maréchal
: Quand je suis arrivé à Louvain-la-Neuve pour ma première année de licence, j'ai commencé, comme beaucoup d'étudiants, à faire deux-trois prestations à Antipode. Ils m'ont ensuite demandé de prendre le truc en charge pendant cette année-là, je suis donc devenu 'rédacteur en chef'. Tous les matins, avant d'aller aux cours, je faisais les journaux. C'est donc à ce moment-là que j'ai commencé les petits matins avant les cours. Et ça n'a plus arrêté depuis!

 

GUIDO: L'audiovisuel a toujours primé sur la presse écrite?
Benjamin Maréchal
: Pendant mes études à Saint-Louis, je me suis proposé en tant que stagiaire à La Dernière Heure. À ma grande surprise, ils m'ont accepté. C'est très drôle parce que les deux articles dont je me souviens sont assez marrants: 'La dame pipi de Blankenberge' et 'Un test des friteries de la côte'. Je suis revenu avec un truc super littéraire et le rédacteur en chef m'a jeté en disant «tu es fou, tu veux qu'on ait des ennuis avec les patrons de friteries?». J'ai donc dû tout réécrire. Ce fut ma première expérience professionnelle.

 

GUIDO: Vos études se sont-elles déroulées sans encombre?
Benjamin Maréchal
: Mon drame de l'économie s'est quand même poursuivi pendant mes études universitaires! J'ai toujours été pété en stats. Lors de mes deux seuls examens en statistiques, j'ai à chaque fois obtenu la note de 9/20. La philo n'a jamais été mon truc non plus. Ce sont là les seules pètes de mes années d'unif. Mis à part cela, je n'ai jamais bissé ni eu un seul examen de passage.

 

GUIDO: On dit souvent que le journalisme s'apprend en grande partie sur le terrain. Pourtant, il doit bien y avoir des choses apprises à l'unif qui vous servent encore actuellement dans votre métier?
Benjamin Maréchal
: Ces bases de journalisme, je les applique encore tous les jours aujourd'hui. Quand j'écris un texte ou un lancement de sujet pour C'est vous qui le dites, j'applique à chaque fois le 'qui, que, quoi, quand, où', les règles de base du journalisme. Je dis toujours à mon équipe que ces règles doivent toujours s'appliquer, que ce soit pour un sujet ou même le lancement d'un jeu dans le 8-9. Il y a des règles à respecter quoiqu'il arrive. Par exemple, quand on fait du pain, on peut inventer tout ce qu'on veut, mais à la base il faut de la farine! (sourire)

 

«J'ai fait mon mémoire sur la presse pornographique!»

 

GUIDO: Étiez-vous un étudiant sérieux ou un fêtard invétéré?
Benjamin Maréchal
: J'ai toujours été un bosseur. Quand j'étais à Saint-Louis, j'étais très occupé avec Le Marais, le journal des étudiants. Ça me prenait tellement de temps que je n'ai pas eu l'occasion de m'investir dans la partie très festive de la vie d'un étudiant. À Saint-Louis, je n'ai d'ailleurs jamais trouvé ma place sur le plan social et amical. Il y avait beaucoup d'étudiants en sciences éco venant de milieux très favorisés qui avaient une manière très ostentatoire de le montrer. (rires) C'était un peu bourge, il faut quand même bien le dire! Ça ne correspondait ni à ma vision ni à ma culture.

 

GUIDO: Et à Louvain-la-Neuve?
Benjamin Maréchal
: Dans ma section de journalisme à l'UCL, j'ai rencontré une bande de joyeux camarades avec lesquels on sortait parfois, même si on était tous des bosseurs. J'ai encore aujourd'hui un souvenir ému de cette petite famille. On était tous des passionnés et on faisait nos études à fond. Il faut aussi reconnaître que le kot a aussi facilité le fait d'avoir une petite amie! Avec un kot, ça change tout! (sourire)

 

GUIDO: Notamment la drague!
Benjamin Maréchal
: En soirée, je tombe sur une fille et on se drague… Finalement, je rentre avec elle à son kot pour 'passer un moment un peu tendre'. Et c'est à ce moment-là que mon réveil sonne parce qu'il était quatre heures du matin, l'heure d'aller faire mes journaux à Antipode! J'ai toujours le souvenir d'être à moitié déshabillé, prêt à passer à l'acte, et de devoir me rhabiller pour partir travailler. Ça a toujours été comme ça en fait. Il y a toujours un moment où cette saloperie de réveil m'empêche de profiter d'une soirée ou de passer un bon moment…

 

GUIDO: Quels autres souvenirs marquants gardez-vous de vos quatre années d'études?
Benjamin Maréchal
: J'étais le spécialiste des nuits blanches parce que j'aimais aller au bout des choses en dernière minute. Mon père étant pharmacien, j'avais un panier rempli de vitamines sur mon bureau! J'allais donc parfois directement aux examens sans avoir dormi une minute, la main tremblante. C'étaient des moments un peu compliqués à gérer. Je me souviens aussi de la tête de mes promoteurs de mémoire quand je leur ai annoncé mon sujet…

 

GUIDO: Ah bon? Pour quelle raison?
Benjamin Maréchal
: Je leur ai dit que je voulais faire mon mémoire sur la presse pornographique! Quand tous les autres étaient dans la philosophie quantique de l'analyse médiatique… Moi, j'avais envie d'un truc un peu plus concret!

 

C'est lui qui le dit!

Régulièrement brocardé sur le sensationnalisme de son émission, Benjamin Maréchal ne comprend pas toujours les attaques dont il est régulièrement la cible. «Quand on dit que C'est vous qui le dites, c'est un sujet racoleur et des gens pas très malins qui viennent le commenter, c'est qu'on n'a rien compris. C'est ça le journalisme pour moi: prendre une matière, une info, la travailler un peu, la présenter à des gens pour qu'ensuite, ils viennent la commenter.» Ce que l'animateur de la RTBF aime tellement dans son programme, c'est que celui-ci lui permet de raconter des histoires. «Mon travail, c'est de prendre l'info et de la vulgariser en racontant une histoire aux gens. Quand les gens ont compris l'histoire, ils viennent ensuite la commenter et la compléter.»

Photos: © JEAN-YVES LIMET


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