Les années d'études de GUILLAUME & LUCILE (Snooze, Pure)
Ceux qui émergent avant neuf heures du matin connaissent très certainement les voix de Lucile et Guillaume qui réveillent les auditeurs de Pure du lundi au vendredi. Étaient-ils également des étudiants lève-tôt? La réponse dans notre interview!
Les études
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Guillaume: J'ai fait des études de communication à la HELHa à Tournai. Un baccalauréat, donc pendant trois ans. Avec beaucoup de pratique, c'est ça quoi est cool en Haute École. Ça nous apprend vraiment les bases des métiers de la communication. J'ai toujours voulu faire de la radio, ce choix s'est donc imposé directement à moi. Cette école répondait en effet à tous les critères que je recherchais. Ce sont évidemment les cours de radio qui m'ont le plus marqué, en plus des cours de communication orale pour nous apprendre à mieux parler, la gestuelle, la position, …
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Lucile: Depuis l'âge de 8 ans, chaque fois qu'on me demandait ce que je voulais faire dans la vie, je répondais «écrivain». Étant bordelaise, j'ai donc choisi des études de lettres modernes à Bordeaux. J'ai toujours écrit, j'ai même été publiée assez tôt. Même si j'ai d'abord eu un petit 'couac' en commençant par une année catastrophique de prépa en économie et droit, les lettres modernes m'ont toujours apparu comme une évidence. Ces études furent comme une révélation à moi-même, m'ont permis de m'accepter en tant que profil créatif ou de me débarrasser de ces carcans de la féminité qu'on adopte plus jeune.
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Des étudiants modèles?
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Guillaume: J'étais un bon élève, plutôt studieux et toujours présent. J'ai vraiment apprécié ces années de communication, j'étais donc toujours ravi d'aller en cours. Je n'étais pas le dernier sur la déconne non plus, hein! (sourire)
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Lucile: Après mon année de droit, je suis arrivée en Lettres habillée comme un sac! (rires) Je m'y suis enfin sentie moi-même. Niveau caractère, je ne pense pas avoir été différente de ce que je suis maintenant. J'étais peut-être un peu plus rentre-dedans! J'ai toujours eu un côté grande gueule en fait. Même si je me suis assagie avec les années…
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Les sorties
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Guillaume: À Tournai, les étudiants se retrouvent souvent le soir sur les quais. C'est the place to be, c'est là où tout se passe. N'étant pas un gros sorteur, je n'ai pas fait beaucoup de soirées pendant mes études. Parfois, quand on me racontait les soirées, j'avais quelques regrets de ne pas m'être bougé ce soir-là.
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Lucile: Je sortais beaucoup. En France, les fêtes sont comparables à ce qui se fait en Belgique, c'est même pire parfois. Mais tout dépend des études que l'on fait. En droit et en économie, il y a des soirées d'initiation contrairement aux études plus littéraires où les étudiants sortent toute l'année, mais en moins pire! Ce sont plus des soirées guitare ou sur la plage.
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Le 'Bon Disque' de leurs études
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Guillaume: Je dirais Pretty Fly de The Offspring. C'est le morceau que j'écoutais pendant mes pauses de révisions d'examens. Le morceau ultime quand il s'agit de décompresser, de faire une bonne coupure et si besoin de se défouler pour mieux reprendre ensuite. On lâche les feuilles de cours, on danse et on se laisse plonger dans l'euphorie du morceau. Trois minutes de laisser-aller qui font du bien. Tout le monde devrait avoir son Pretty Fly en période d'examen!
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Lucile: Toxic de Britney Spears sans hésiter. C'était notre chanson, avec mes meilleures amies. Dès qu'elle passait, on était obligées de danser, on ne pouvait pas rentrer!
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En kot?
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Guillaume: Je vivais chez mes parents, chauffé, nourri! J'avais cette chance de pouvoir vivre chez mes parents et de ne pas avoir à faire preuve de débrouillardise pour trouver un kot, comme les autres étudiants.
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Lucile: Je vivais avec ma mère, ça n'avait pas d'intérêt de vivre en kot vu que j'habitais à dix kilomètres. Je faisais donc le trajet tous les jours. Par contre, j'ai terminé mon master à Bruxelles, par correspondance!
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Des études encore utiles aujourd'hui?
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Guillaume: Il y a des cours d'articulation que je ressors de temps en temps, parce qu'on en a parfois besoin! Comme la communication orale qui reste toujours très importante. Ces études m'ont également permis de faire beaucoup de stages, ce qui est pour moi fondamental quand on veut exercer un métier dans les médias.
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Lucile: Le fait d'avoir fait des études de Lettres me permet de transmettre de la culture de manière très orale, justement. Ma formation en écriture me permet de transformer ces choses pour les diffuser plus facilement. Pour être plus digeste, en quelque sorte. Surtout le matin où on n'a pas envie qu'on nous prenne la tête sur des trucs hyper compliqués.
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Les amis du petit-déjeuner
GUIDO: Travailler pour une matinale radio demande une certaine hygiène de vie?
Guillaume: On se lève tous les matins à 4h30. Après deux ans, on tient le coup! Et je continuerai à le faire tant qu'on me le permettra! Je vis pleinement cette émission et je suis très très heureux de le faire avec Lucile. On s'éclate et on s'amuse! Oui, c'est un rythme de vie particulier, ça pique souvent de se lever si tôt, on doit oublier les soirées entre amis en semaine, mais ça vaut le coup parce que j'adore ça.
GUIDO: Ça a immédiatement matché entre vous?
Lucile: Guillaume était déjà pressenti à la présentation de Snooze et j'ai donc décidé de passer le casting pour compléter le duo. Dès qu'on s'est vus, il s'est immédiatement passé un truc, d'un point de vue amical. Ni lui ni moi on ne s'y attendait. Ça a été une évidence. Après deux années d'émission, je pense qu'on peut le dire: on est devenus très amis dans la vie 'réelle'!
Guillaume: On est meilleurs potes, on peut le dire! On est BFF! (rires)
Lucile: Parfois, on se rend compte qu'on se parle en-dehors de l'émission, qu'on passe beaucoup de week-ends ensemble et qu'on a lié nos univers respectifs à l'un et à l'autre complètement naturellement. En fait, on est inséparables.
GUIDO: Comment fait-on pour garder cette spontanéité à l'antenne alors que l'émission est évidemment bien préparée en amont?
Lucile: C'est ça, la magie de la radio!
Guillaume: Il faut être naturel tout en étant calibré boulot-boulot-boulot. La radio est un produit professionnel et on essaie de faire cela le mieux possible. On essaie de transmettre les sujets qu'on a travaillés comme s'ils faisaient partie d'une discussion entre amis. En pensant que nos potes, ce sont les auditeurs. Et on essaie de leur filer le sourire chaque jour entre 6 et 9 heures.
Lucile: Y a pas de secret, soit on est naturel à l'antenne, soit on ne l'est pas. Si un jour on est fatigué ou stressé, ça s'entendra à l'antenne. Et ça s'entend aussi qu'on est à l'aise entre nous.
GUIDO: La radio est maintenant filmée, ça ne vous gêne pas trop?
Guillaume: Au début, c'est vrai que j'étais un peu réticent. Je ne vais pas dire que je suis de la vieille école mais quand j'écoutais la radio plus jeune, il y avait quelque chose de lié à l'imaginaire qu'il n'y a plus aujourd'hui. Maintenant, on ne fait plus attention aux caméras, on s'y est habitué. C'est une sorte de Loft Story, une radio-réalité!
GUIDO: Pour finir, quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui aurait envie de faire de la radio?
Lucile: Accroche-toi! (rires)
Guillaume: Pendant mes études, j'ai collaboré à une radio associative. Car selon moi, il ne suffit pas de faire une école de radio pour maîtriser ce média, il faut pratiquer.