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18/02/2019

IRIS MITTENAERE: «Je me suis retrouvée face à des jeunes femmes parfaites, complètement refaites de la tête aux pieds!»

En décembre dernier, Iris Mittenaere (Miss France et Miss Univers en 2016) faisait un crochet par Bruxelles pour une séance de dédicaces de son premier livre, Toujours y croire. L'occasion pour GUIDO de s'entretenir avec la jeune femme et de retracer son parcours exceptionnel en sa compagnie.


GUIDO: D'où vous est venue l'idée de vous raconter dans votre livre Toujours y croire?
Iris Mittenaere:
 L'idée vient de moi, j'ai décidé d'écrire ce livre à la fin de mon année de Miss Univers, quand j'étais à New York. J'avais vraiment besoin de faire le point sur tout ce que j'avais vécu. Et aussi parce que beaucoup de personnes me demandaient comment j'étais passée d'une jeune femme timide à Miss Univers, ce que j'avais appris, … On me posait beaucoup de questions, je me suis donc dit qu'écrire un livre était un bon moyen de leur répondre.

GUIDO: Le livre compile une foule de témoignages de votre famille, des autres Miss France ou de votre entourage le plus proche. Cela a-t-il été facile de les convaincre de se livrer?
Iris Mittenaere:
 Ça a été relativement facile parce qu'ils avaient tous envie de participer à ce projet, surtout quand je leur ai expliqué que je voulais vraiment une vision à 360 degrés. Ils ont été plutôt emballés. Moi par contre, j'ai eu peur ensuite quand je me suis rendu compte de ce qu'ils étaient en train de raconter! (rires)

GUIDO: Parce que ce livre vous a permis de découvrir certaines choses, notamment sur votre famille?
Iris Mittenaere:
 Oui, comme mon papa qui a dit pas mal de choses alors qu'il ne s'exprime pas beaucoup dans la vie de tous les jours. Et j'ai donc appris des choses en écoutant leurs témoignages. Ce livre était en quelque sorte un bon moyen de communiquer entre nous.

Une enfant moquée et une étudiante sérieuse

GUIDO: Aussi étonnant que cela puisse paraître, vous avez subi des moqueries de la part des autres enfants à l'école. Dès le plus jeune âge, vous avez ainsi été obligée d'affirmer votre caractère…
Iris Mittenaere:
 Déjà, le fait d'être la petite dernière de la famille, cela m'a aidée à m'affirmer. Ces insultes et moqueries m'ont permis de m'affirmer, je ne me suis jamais laissé faire, je me suis toujours défendue. Cela m'a forgé un mental d'acier.

GUIDO: Vous avez suivi des études de dentisterie. Quel genre d'étudiante étiez-vous?
Iris Mittenaere:
 J'étais très studieuse; avant les examens, je restais pendant deux mois dans ma chambre ou à la bibliothèque à travailler du matin au soir. Par contre, quand je n'avais pas trop de travail, j'étais toujours la première à sortir boire une petite bière avec mes copines! Je pense que j'avais trouvé le bon équilibre entre les études et l'amusement.

GUIDO: Pendant vos études, vous vous présentez à l'élection de Miss Flandre, l'occasion de vous produire sur scène pour la première fois.
Iris Mittenaere:
 Et j'adore ça, en fait! On apprend des petites chorégraphies et je me rends compte que j'aime ça. J'ai adoré être sur scène lors de cette première élection, comme l'ambiance avec les autres filles. C'est pour ça que j'ai eu envie de continuer les élections par la suite.

GUIDO: Une ambiance qui s'est quelque peu refroidie lors de l'élection de Miss Nord-Pas-de-Calais avec au programme vol de GSM, bashing sur les réseaux sociaux…
Iris Mittenaere:
 Plus je subissais ce genre de choses, plus j'avais envie de leur montrer que j'allais y arriver. Plus je subissais de coups bas de la part des autres concurrentes, plus j'avais de force pour me battre deux fois plus. D'où le titre de mon livre: Toujours y croire. Quand j'ai gagné cette élection, certaines candidates ont été jusqu'à envoyer des courriers à l'organisation de Miss France en affirmant que l'élection avait été truquée ou que j'avais fait de la chirurgie esthétique. Ça m'a quand même atteint.

GUIDO: Pour vous consacrer à 100% à la préparation de Miss France, vous abandonnez vos études, une décision facile?
Iris Mittenaere:
 Ça n'a pas été un choix facile parce que j'aimais bien mes études. Mais je me suis dit que j'avais une chance qui n'allait pas se présenter deux fois, je me suis donc consacrée à l'élection de Miss France pour vivre mon rêve à fond. Je voulais tout faire pour en profiter un maximum. Je mets donc mes études de côté, je verrai ensuite si je les reprends après l'élection. Finalement, mes études, je pouvais les reprendre dans trois mois ou un an alors que l'élection de Miss France, c'est une fois ou jamais.

L'année Miss France

GUIDO: Durant la préparation de Miss France, vous avez l'occasion de côtoyer le prestige à la française mais aussi de faire un voyage de rêve à Tahiti!
Iris Mittenaere:
 C'est assez dingue parce que je n'étais jamais sortie de l'Europe avant ça. Se retrouver à voyager aux quatre coins du monde, c'est assez dingue en effet. On se retrouve propulsé dans un autre univers.

GUIDO: Pendant la cérémonie, vous défilez quand même devant plus de huit millions de personnes, c'est forcément stressant?
Iris Mittenaere:
 On ne s'en rend pas forcément compte. Quand on défile ce soir-là, on se concentre sur sa chorégraphie, on regarde la caméra… On ne se rend pas compte à ce moment-là de l'enjeu de l'émission. On veut juste ne pas oublier ce qu'on doit faire et le faire bien.

GUIDO: Vous souvenez-vous encore de votre réaction à l'annonce de votre nom?
Iris Mittenaere:
 C'est un moment assez dingue. Je ne m'y attendais pas. Au moment où je me retrouve avec Miss Martinique (ndlr: la gagnante sera donc l'une ou l'autre), je ne sais plus trop si j'ai envie de gagner, finalement. Je n'avais pas du tout prévu de gagner! En même temps, on en a quand même envie sans savoir ce que cela va concrètement impliquer. Devenir Miss France, ça me faisait un peu peur. Et dès cette seconde précise a commencé pour moi une aventure complètement dingue.

GUIDO: Une magnifique aventure et pourtant, paradoxalement, vous ne vous êtes jamais sentie aussi seule que pendant cette année-là!
Iris Mittenaere:
 Pendant cette année, on rencontre des milliers de personnes chaque jour. On a toujours quelqu'un avec nous de l'organisation de Miss France. Et pourtant, on est un peu seule, parce qu'on ne côtoie aucune personne de notre âge, le travail occupe toutes nos journées et on est trop fatiguée le soir pour sortir. Quand je rentrais dans mon appartement, je me sentais extrêmement seule. Le fait d'être tellement occupée, ça nous éloigne aussi des gens. C'est un véritable éloignement, dans une autre ville, sans amis et sans famille. Et on n'ose pas se plaindre non plus auprès de sa famille: je suis Miss France, j'habite à Paris, je viens de partir aux Caraïbes, je ne vais quand même pas appeler ma mère pour lui dire que j'aurais préféré être à ses côtés! Au final, on se ferme un petit peu parce qu'on ne veut pas trop raconter ce qui nous arrive, de peur de passer pour quelqu'un d'ingrat.

Le rêve américain

GUIDO: Pour l'élection de Miss Univers, tout est démultiplié, vous débarquez dans un monde de warriors, comme vous l'écrivez dans le livre!
Iris Mittenaere:
 Oui, et ce mot me portera chance plus tard! (rires) C'est un monde dans lequel tout est beaucoup plus grand. Il faut plus de cheveux, plus de cils, plus de maquillage, plus de paillettes. C'est vraiment l'extravagance alors qu'on est plus dans la sobriété, la retenue ou le chic pour Miss France. Il ne faut pas parler trop fort, être la belle-fille idéale alors que pour Miss Univers, il faut être la copine super, drôle et exubérante. Il faut avoir un avis sur tout, parler tout le temps, rire fort. Plus on nous entend et plus on nous voit, mieux c'est.

GUIDO: Comment trouve-t-on sa place dans ce 'monde en grand'?
Iris Mittenaere:
 Les premiers jours sont difficiles parce qu'on ne se sent pas vraiment à sa place. C'est assez flippant de se retrouver face à ces jeunes femmes parfaites complètement refaites de la tête aux pieds, des extra-terrestres! Ça ne s'appelle pas Miss Univers pour rien! (rires) Même si c'est compliqué, il suffit de jouer un rôle. Pendant un mois, je me suis donc mise dans la peau d'un personnage pour me faire remarquer un maximum.

GUIDO: Vous avez vécu comme une vraie Américaine pendant un an?
Iris Mittenaere:
 J'ai adoré ma vie à New York. C'est une ville très agréable à vivre. Adolescente, j'avais toujours rêvé de vivre à New York et de pouvoir le faire pendant un an, ça a été une super expérience.

GUIDO: Vous avec réalisé une longue tournée de dédicaces, quelles sont les choses que l'on vous dit le plus souvent lors de ces rencontres?
Iris Mittenaere:
 Les petites filles me disent «T'es belle»! (rires) Et les adultes: «Ça me fait bizarre vous voir en vrai». (rires) Ce à quoi je leur réponds: «Ce n'est que moi»! Ça fait plaisir aussi d'avoir de vrais ressentis sur le livre. Ça m'aide vachement, parce qu'on a toujours un doute quand on fait un livre à 25 ans, on se demande comment il va être accueilli, s'il va servir à quelque chose… Quand les gens me disent «merci» pour tous les conseils qu'ils ont pu utiliser pour acquérir plus de confiance en eux, je me dis que c'est un pari gagné.

Photo: (c) Darius Salimi

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