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19/06/2019

L'après-The Voice de VALENTINE

Éliminée pendant les blinds lors de la saison 4 de The Voice Belgique, Valentine a bien fait de persévérer trois ans plus tard! Grâce à un parcours sans faute et une belle alchimie avec son coach (Matthew Irons), elle a en effet remporté le titre et conquis le public grâce à des performances époustouflantes. Et son premier single largement diffusé en radio a fini de nous rassurer: la jeune étudiante de 21 ans n'en a pas fini de faire parler d'elle. Rencontre.


GUIDO: Cette élimination en saison 4, tu l'as digérée?

Valentine: C'est peut-être toujours un peu facile de le dire après coup, mais j'ai toujours l'impression qu'il y a des choses qui doivent se passer logiquement dans la vie. Je ne l'ai pas mal pris sur le moment, c'était déjà énorme pour moi d'arriver jusqu'aux blinds. Et quand je vois où j'en suis aujourd'hui et comment je construis ce que je fais, je trouve que ce parcours est beau et que c'était en fait le bon chemin pour y arriver.

GUIDO: Penses-tu que ton parcours aurait-il été différent si on s'était retourné sur toi la première fois?

Valentine: On n'en saura jamais rien… Mais je pense quand même que j'étais davantage prête l'année passée que lors de ma première tentative. Parce qu'il y a eu un parcours entre les deux: j'ai eu la chance de faire des petites scènes ou de composer un EP, par exemple. J'étais plus grande et forte d'une petite expérience. Je savais donc peut-être un peu plus ce que je voulais.

«Mes études sont en quelque sorte le pilier de ma vie»

GUIDO: Comment une jeune étudiante de vingt ans parvient-elle à gérer la frénésie d'une telle émission?

Valentine: Ce n'était pas toujours facile à gérer. Mais j'ai eu beaucoup de chance d'être bien entourée. J'étais évidemment moins présente physiquement, notamment aux cours. 

GUIDO: Pourtant, tu n'as jamais pensé à mettre tes études entre parenthèses…

Valentine: C'est peut-être mon côté perfectionniste qui veut ça, mais je suis restée concentrée sur les deux et il fallait que les deux aboutissent. J'ai donc tenu à continuer mes études. Il faut savoir que j'ai une grande dualité en moi. D'un côté, j'ai un côté créatif, poète, musical, je suis très rêveuse, utopiste. Mais j'ai aussi un penchant très rationnel, mathématique, je suis très carrée. Et c'est important pour moi de vivre ces deux pôles qui me définissent finalement.

GUIDO: C'est ce penchant plus cartésien qui t'a amenée à choisir des études en ingénieur de gestion?

Valentine: Dans ma vie, j'ai toujours su facilement faire des choix. Je peux même être très têtue et savoir exactement ce que je veux faire. Par contre, en ce qui concerne les études, j'ai toujours voulu plein de choses différentes: architecture, vétérinaire, physique, … Après ma rhéto, j'ai eu une illumination: «Tiens, je ferais bien la réalisation!». Après quelques stages, j'ai de nouveau hésité et après avoir rencontré deux personnes qui m'ont parlé des études d'ingénieur de gestion, ça a commencé à me trotter dans la tête. Même si j'ai choisi ces études sur un coup de tête, ça me semble maintenant totalement évident après coup. Parce que ce diplôme plus rationnel peut très bien m'emmener vers des milieux plus créatifs.

GUIDO: Maintenant que tu es en plein processus créatif en vue de la sortie de ton premier album, tu continues pourtant à mener tes études de front.

Valentine: Ça peut paraître étrange, mais les études sont une espèce de pilier dans ma vie. C'est une ligne droite, je sais où je vais avec mes études. Par contre, la musique, avec les doutes et les moments de bonheur, c'est davantage quelque chose de plus instable, qui se vit au jour le jour. Ce n'est pas tous les jours facile, mais j'y arrive. J'ai toujours besoin de remplir mon agenda et de multiplier les moments d'euphorie intense. Tous les retours positifs sur le single (ndlr: Sans disparaître, sorti en avril dernier) sont bienveillants, ça me conforte aussi un peu dans l'idée que je ne me suis pas trompée en menant ces deux choses de front.

«Le français implique une mise à nu supplémentaire»

GUIDO: Le fait d'être une personnalité publique qui se fait parfois arrêter dans la rue, ce n'est jamais dérangeant?

Valentine: J'en ai discuté avec d'autres personnes et il semblerait que la bienveillance des gens soit une caractéristique typiquement belge. Les gens attendent un regard pour venir t'aborder et ne le font jamais agressivement. Et il faut aussi reconnaître que c'est un peu valorisant pour l'ego. (rires)

GUIDO: Tu es une étudiante guindailleuse?

Valentine: Je ne suis pas fêtarde. Même si je l'ai été en première année, j'ai d'ailleurs fait mon baptême. J'en ai bien profité mais j'en ai aussi rapidement fait le tour. J'ai alors préféré m'investir davantage dans la musique à ce moment-là.

GUIDO: Tu te souviens de la première fois où tu as entendu ta chanson à la radio?

Valentine: Je prends souvent le train et le tram, je suis donc rarement en voiture. La première fois, c'était complètement par hasard, sur la route de Paliseul pour l'enregistrement des Enfants de chœur. Mais c'est la deuxième fois qui est la plus anecdotique. C'était il y a deux jours (ndlr: l'interview a été réalisée le 9 mai dernier). Pendant un déménagement, en montant dans la voiture, j'allume la radio en disant avec humour «Je ne sais pas pourquoi mais je sens que je vais passer à la radio!». Et trois minutes après, voilà que Sans disparaître est diffusé! J'étais morte de rire!

GUIDO: Alors que tu as co-écrit le titre avec Matthew Irons, un anglophone, tu as choisi le français!

Valentine: Ça a été un long parcours parce que j'ai toujours écrit aussi bien en anglais qu'en français. À un moment, j'ai mis mes grandes questions de côté et j'ai laissé venir… Et le français est venu naturellement. C'est ma langue maternelle, c'est la langue du cœur, des sentiments. Il y a une mise à nu supplémentaire, un brin de sincérité en plus. C'est devenu une évidence pour moi de chanter en français.

«Je suis très mélancolique»

GUIDO: Le texte parle de cette transition entre l'insouciance de l'enfance et l'émancipation d'une jeune fille, une période que tu vis actuellement?

Valentine: J'ai en effet vraiment le sentiment d'être dans cette position actuellement. Je vieillis, je grandis… Et ce temps qui passe, ça veut dire aussi perdre des gens autour de soi, quitter des lieux, des odeurs… La conséquence de tout cela, c'est d'avoir cette sensation d'être à un pivot entre cette enfance qui s'efface et qui me hante - parce que je suis quelqu'un de très mélancolique - et cette émancipation, cette grande liberté face à moi. Cette mélancolie, je la chéris vraiment parce qu'elle me permet de me rattacher aux choses du passé. J'adore d'ailleurs les vieux objets, les lieux anciens, chargés en émotions et les photos anciennes. Je veux essayer de me souvenir des choses.

GUIDO: Tu as été bien entourée pour la conception de ce titre, ce sera aussi le cas pour le reste de l'album?

Valentine: On ne peut pas encore parler du reste de l'album, on verra comment ça va se passer. J'ai donc travaillé avec Matthew après l'émission, mais j'ai aussi rencontré pour la production Romain et Ziggy (ndlr: les deux autres membres de Puggy) avec qui je me suis extrêmement bien entendue. J'ai eu beaucoup de chance de travailler avec eux parce qu'ils ont vraiment réussi à mettre en couleurs ce dont j'avais envie. Mais il s'avère que je n'ai pas vu qu'eux non plus. Le plus grand cadeau de l'émission, outre le public, c'est d'avoir en quelque sorte gagné un porte-clés qui te permet d'ouvrir plein de portes qui sont chacune une belle rencontre. Et ces rencontres m'ont permis d'avancer dans mon univers qui se construit petit à petit. Dès le début, j'ai bien précisé que j'aurais besoin de prendre mon temps. Et je suis encore actuellement en train de me découvrir et d'apprendre.

GUIDO: La scène ne te manque-t-elle pas trop pour le moment?

Valentine: Effectivement, ça me manque et j'ai hâte d'y retourner. Mais ce processus créatif prend du temps, il ne faut pas croire qu'on claque des doigts et qu'on obtient un répertoire du jour au lendemain. Après, j'ai hâte de pouvoir défendre mes propres chansons et de faire vivre mon répertoire sur scène. La scène, c'est un endroit où je me sens hyper bien. Je me suis d'ailleurs liée d'amitié avec Alice on the roof qui m'a invitée à chanter avec elle pour les Décibels On Stage et aussi à Forest National. Je retiens aussi la chance que j'ai eue de partager un très beau moment avec Salvatore Adamo lors de la soirée de clôture du Télévie. Ça me conforte clairement dans l'idée que c'est vers cela que je veux aller.

Photo: © Ophélie Longuépée


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