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06/07/2020

GAETAN BARTOSZ: «J'étais un étudiant très dragueur»

Chaque jour, de dix à treize heures, Gaetan Bartosz ambiance les auditeurs de Radio Contact. Comment ce mordu de radio a-t-il vécu ses années d'étudiant? Réponse avec l'intéressé autour d'un café à RTL House.


«À neuf ans, je piquais la caméra de mon père pour faire des reportages»

GUIDO: Tu as commencé la radio à treize ans, une vocation assez précoce!
Gaetan Bartosz:
 Déjà à neuf ans, je piquais la caméra de mon père pour faire des reportages. Dès que j'avais un micro sous la main, je m'amusais à faire l'animateur radio dans ma chambre. C'est arrivé très tôt. Pourquoi, je ne sais pas. C'est inexplicable. Tout ce que je sais, c'est que les médias m'ont toujours plu. Pas pour la notoriété que cela apporte, mais pour le métier en lui-même qui permet d'accompagner les gens, de les mettre de bonne humeur. C'était clairement un rêve de faire de la radio, depuis tout petit.

GUIDO: Quel a été ton parcours scolaire?
Gaetan Bartosz: Mon parcours n'est pas totalement classique. En secondaire, je me suis très vite rendu compte que l'enseignement général n'était clairement pas pour moi. Il me fallait quelque chose de plus passionnant qu'étudier ou écouter un prof toute la journée. J'ai donc bifurqué vers l'école hôtelière à Spa, pour me former à un métier qui me convenait assez bien. J'ai eu là-bas les meilleurs profs du monde. Je me suis forcément beaucoup plus épanoui là-bas qu'en général.

GUIDO: Pour un passionné de radio comme toi, les études en journalisme s'imposaient!
Gaetan Bartosz: Étant donné que je faisais déjà des radios locales et même une radio nationale (ndlr: Fun Radio) pendant mes études, j'ai décidé d'entreprendre des études en journalisme, la matière qui se rapprochait le plus de ma passion pour la radio.

«Déjà à cette époque-là, j'avais une furieuse envie de bosser»

GUIDO: Pourquoi avoir choisi l'ISFSC?
Gaetan Bartosz: Je n'ai pas choisi l'IHECS parce que je n'avais pas le courage de faire cinq ans d'études! J'étais déjà actif, j'avais donc envie de bosser le plus vite possible. J'ai donc opté pour l'ISFSC, notamment pour les nombreux stages qu'ils proposent là-bas. Beaucoup de cours m'ont marqué, comme ceux d'écriture de Mme Gribomont, une prof méga sévère. Qu'est-ce que je détestais aller à son cours! Et pourtant, finalement je l'aimais bien. Je trouve que ça manque aujourd'hui ce genre de profs à l'ancienne. Je me souviens aussi du cours du droit, un cours passionnant mais que j'ai dû repasser cinq fois! Un véritable casse-tête! Au final, l'ISIFSC m'a réellement apporté une vraie consistance.

GUIDO: Quel genre d'étudiant étais-tu? Plutôt guindailleur ou bloqueur?
Gaetan Bartosz: J'étais surtout très dragueur. Bizarrement, je n'étais pas un gros sorteur, parce que j'étais déjà passionné pour mon métier. Tous mes temps libres y passaient. Faire des interviews, aller en studio, enregistrer des trucs… Déjà à cette époque-là, j'avais une furieuse envie de bosser. En plus, j'avais mon propre appart, j'étais donc déjà assez indépendant et je m'auto-gérais assez bien. Après, je dois quand même avouer que j'adore les sorties, mais jamais à l'abus. Je n'étais pas celui qui participait aux baptêmes étudiants ou se saoulait la gueule toute la soirée. J'étais plutôt celui qui dit à ses potes à une heure du matin qu'il doit rentrer parce qu'il a une émission le lendemain!

GUIDO: Sauf s'il y avait encore quelqu'un à draguer à cette heure-là?!
Gaetan Bartosz: Ce n'est pas faux, en effet! Dans ces cas-là, je restais, bien évidemment. (rires)

«En soirée, j'étais celui qui dit à ses potes qu'il doit rentrer parce qu'il a une émission le lendemain!»

GUIDO: Où sortais-tu principalement?
Gaetan Bartosz: Pendant mes années d'études, je me suis installé à Braine-L'Alleud. Et je sortais beaucoup à Waterloo, dans des petits cafés bien sympas, comme L'Amusoir. Je me retrouvais aussi beaucoup à La Doudingue (ndlr: l'ancien nom de la discothèque qui est maintenant devenue L'Acte3).

GUIDO: Quels souvenirs précis gardes-tu de tes années d'études?
Gaetan Bartosz: Je retiens surtout les rencontres que j'ai faites à cette époque. J'y ai notamment rencontré ma meilleure amie. Mais aussi les profs avec qui je suis toujours en contact aujourd'hui. Il arrive parfois que des anciens profs m'envoient des messages sur Facebook pour me dire qu'ils sont fiers de mon parcours. C'est génial. J'en profite d'ailleurs pour faire passer un message aux étudiants qui me liront dans le Guido Magazine: Si vous avez un rêve, peu importe lequel, si vous le voulez vraiment, il n'y a pas de métier inaccessible. Vivez vos rêves, donnez-vous les moyens d'y arriver et bougez-vous les fesses!

GUIDO: Ça fait maintenant dix ans que tu es sur Radio Contact…
Gaetan Bartosz: Je m'y épanouis vraiment, j'ai trouvé LA radio qui me correspond.

GUIDO: Comment convaincrais-tu les étudiants de t'écouter tous les jours entre dix et treize heures? Allez, vends-toi un peu!
Gaetan Bartosz: Je suis quelqu'un d'hyper positif, de jovial et de très spontané. Je suis à la radio comme dans la vie, je ne triche pas avec les gens. Cette proximité, je pense que c'est ça qui plaît. Et c'est l'atout principal dans notre métier.

GUIDO: La notoriété, est-ce toujours facile à gérer?
Gaetan Bartosz: Il y a eu l'apparition de Contact Vision il y a quelques années, couplée au développement des réseaux sociaux. Ce qui fait qu'aujourd'hui un animateur radio n'est plus uniquement une voix, mais aussi une personnalité. Il m'arrive donc qu'on m'arrête dans la rue. J'ai fait de chouettes selfies dans le rayon poissons de chez Intermarché! (rires)
 

L'expérience Miss Belgique
Le samedi 11 janvier, l'élection de Miss Belgique était diffusée sur RTLplay, après quelques années plus confidentielles sur AB3. L'occasion pour Gaetan de présenter pour la première fois la cérémonie aux côtés de l'ancienne Miss Virginie Claes. «J'ai été hyper flatté qu'on me le propose. J'allais enfin pouvoir m'amuser sur autre chose. Je l'ai pris pour un challenge.» Un sacré challenge pour sa première émission télé en direct! «Une émission en duo, en néerlandais-français, avec une oreillette et toute la technique qu'une telle cérémonie impose… Cet exercice m'a en quelque sorte sorti de mon confort journalier.» Un exercice qu'il se voit très bien réitérer l'année prochaine: «Je ne sais pas où ça en est pour le moment mais si RTL a envie de reprendre la main, ça peut rapidement redevenir le Miss Belgique de l'époque.»


De l'autre côté de l'auditoire
«Je donne aujourd'hui des cours de radio à l'EFP, une école de formation en alternance à Bruxelles. Je pense être un prof cool, mais il ne faut pas me marcher sur les pieds! Quel épanouissement de pouvoir transmettre ce que j'aime à des élèves qui n'y connaissent rien. Si mes élèves apprécient ce cours, ce n'est pas parce que je suis un bon prof, mais parce que je suis passionné et que j'en parle avec des étoiles dans les yeux. Aujourd'hui, c'est à moi de passer le flambeau.»


Photo: © RTL Belgium - Olivier Pirard


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