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01/03/2021

Alix Battard: «Je paierais cher pour revivre quelques-unes de nos soirées de kot!»

Alors qu'elle fête ses dix ans à la barre du JT de RTL-TVI, Alix Battard a accepté de nous recevoir dans les locaux de la chaîne privée pour nous parler de son parcours estudiantin. Rencontre.


«J'ai présenté mon premier 'journal télévisé' à l'âge de douze ans!»

GUIDO: Quel a été votre parcours étudiant?

Alix Battard: J'ai commencé par les sciences politiques à Saint-Louis (à Bruxelles) avant de faire une licence en communication à l'UCL (Université Catholique de Louvain). Dès le début, mon idée était de faire le journalisme, j'avais cette idée en tête depuis longtemps. Déjà en sixième primaire, lors d'une fancy-fair avec pour thème le 'journal télévisé', c'est moi qui ai été choisie pour faire les transitions entre les différentes saynètes. J'étais en quelque sorte la présentatrice du journal télévisé de mon école avec comme décor une télévision en carton! En plus, j'ai toujours eu cet amour de la lecture à haute voix, de la déclamation. Tout cela m'a menée tout naturellement à ces études de journalisme.

GUIDO: Du coup, vous n'avez jamais envisagé une carrière dans la presse écrite?

Alix Battard: Pour moi, le journalisme a toujours été associé à l'audiovisuel, cet 'aspect parlé'. Mais attention: même si on veut faire du journalisme télé, il faut avant tout avoir la passion de l'écriture. Avant de lire un texte, il faut le construire, aimer jouer avec les mots.

«J'étais une étudiante très perfectionniste»

GUIDO: Quelles différences avez-vous notées entre vos années d'études à Bruxelles et à Louvain-la-Neuve?

Alix Battard: J'ai vraiment eu l'impression d'avoir deux cursus différents. D'un côté, des candis (ndlr: ancienne appellation des Bac) très théoriques avec une base généraliste (sciences politiques, économie, histoire…) très passionnante et de l'autre, deux Masters très différents car complètement axés sur la pratique, sur le concret du métier de journaliste.

GUIDO: Quel genre d'étudiante étiez-vous?

Alix Battard: J'étais une étudiante très perfectionniste. Même si j'étais très scolaire et si j'ai toujours réussi en première sess', cela ne m'a pas empêchée de faire la fête et de vivre ma vie d'étudiante à fond. Mes deux années en kot à Bruxelles avec deux copines restent encore aujourd'hui parmi les plus belles années de ma vie! Je paierais cher pour revivre quelques-unes de nos soirées dans notre kot! À faire la fête, à découvrir la vie étudiante.

«On rentrait à 5 heures du matin avec le premier tram de la journée»

GUIDO: Quels étaient vos hotspots bruxellois?

Alix Battard: À l'époque, on allait encore en boîte de nuit. Tous les jeudis soir (je pense qu'on n'en a pas raté un seul pendant mes études!), on se retrouvait à La Mezzanine. Il y avait aussi Les Jeux d'Hiver, le Fuse, le Mirano… Je les ai toutes faites! Et on rentrait à 5 heures du matin par le premier tram de la journée! Aujourd'hui - je le constate avec mes beaux-enfants qui sont aux études -, j'ai l'impression que les étudiants ne vont plus en boîte de nuit, mais plutôt au café, dans des bars. Enfin, avant le corona, bien entendu…

GUIDO: Vous parlez des enfants de votre mari. Leur donnez-vous parfois quelques conseils par rapport à leur vie d'étudiant?

Alix Battard: On évite de leur donner des conseils, surtout qu'ils ont choisi de faire le journalisme! Par contre, ce que je me dis, c'est que cette année a été sacrifiée à cause du coronavirus. L'un d'eux devait partir en Erasmus, par exemple… Quand je repense à mes années d'unif qui étaient parmi les plus chouettes de ma vie, j'ai vraiment de l'empathie pour les étudiants actuels à qui on a 'volé' une année d'études. Ce n'est clairement pas un moment sympa pour les étudiants, actuellement.

GUIDO: A posteriori, n'avez-vous aucun regret par rapport à votre vie d'étudiante?

Alix Battard: Je n'ai aucun regret. J'en ai vraiment profité tout en ayant l''intelligence' de me mettre à étudier au moment où il le fallait. Si je devais quand même pointer un 'regret', ce serait celui de ne pas avoir fait d'année à l'étranger avant mes études. J'étais en effet trop pressée de commencer l'université, d'y retrouver mes amis et de connaître la vie en kot. J'ai quand même fait un Erasmus pendant mes années d'études… mais à l'École de Journalisme de Lille! Ce n'était pas hyper dépaysant, on va dire!

GUIDO: Comment êtes-vous arrivée chez RTL?

Alix Battard: De janvier à mai 2006, j'ai donc étudié à Lille. Et c'est pendant cet Erasmus que j'ai décroché un stage à Bel RTL. Au bout des deux semaines de stage, j'ai commencé à y faire des piges alors que je n'avais pas encore fini mes études. Et je n'ai plus jamais arrêté.

GUIDO: Vous n'avez donc jamais eu qu'un seul employeur dans votre vie?

Alix Battard: Oui, et je n'ai jamais passé d'entretien d'embauche! (rires)

4 questions-flash à Alix Battard

Votre premier JT?

«Je m'en souviens très bien. Ce qui m'a aidée, c'est que les Diables Rouges avaient gagné un match la veille. On a donc pu commencer le journal avec quelque chose de positif. Même si j'étais très stressée, cela m'a permis de faire mes premiers pas au JT sur quelque chose de souriant.»

Du stress, encore?

«Il n'y a plus de stress, mais cela ne veut pas dire que je suis blasée. Il reste des moments d'adrénaline, d'actus qui se chamboulent. Surtout à 13 heures, avec un JT qui est encore en mouvement.»

Un souvenir marquant?

«Il est difficile pour moi de pointer un seul journal qui m'aurait plus marquée. Mais si je devais ne citer qu'un seul événement que j'ai couvert, ce serait le mariage de Kate et de William. J'ai adoré être sur place, devant Buckingham Palace quand ils sont sortis au balcon! C'était un événement joyeux, et ça fait du bien.»

Une rencontre?

«Eddy Merckx. Mon papa et mon mari étant cyclistes amateurs, cette rencontre m'a fortement marquée. En plus, au-delà du sport, c'est une personnalité importante pour notre pays. En le faisant réagir à une lettre d'hommage écrite par le Roi, il a pleuré, submergé par l'émotion. Face à cette légende émue aux larmes, je me suis sentie étonnée, heureuse, humble… Cela m'a moi aussi bouleversée.»

Photo: © RTL Belgium - Olivier Pirard


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