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26/04/2021

Les années d'études de SACHA DAOUT

À la tête du nouveau rendez-vous d'info interactif de la RTBF (QR L'actu, QR Le Débat), Sacha Daout est régulièrement confronté à des débats d'experts autour du coronavirus en ce moment. Pour lui donner un peu d'air dans cette période compliquée, nous avons décidé de le replonger dans ses années d'études en journalisme à l'ULB. Flash-back.


«Je voulais devenir journaliste sportif à l'époque»

GUIDO: Vous avez choisi des études en communication à l'ULB…
Sacha Daout: Il faut savoir que j'avais passé et réussi l'examen d'entrée à l'IHECS. Je me suis donc retrouvé sur les bancs de l'IHECS pendant une semaine. Très vite, je me suis rendu compte que le rythme de cette école ne me conviendrait pas. C'est une excellente école, là n'est pas le problème. Mais on nous imposait une présence pour des cours le samedi, ce qui ne permettait pas de m'adonner à l'une de mes passions: le foot. Je me suis donc redirigé vers l'ULB, beaucoup plus compatible avec une activité sportive. Et des études de journalisme parce que je voulais devenir journaliste sportif à l'époque.

GUIDO: Quel bilan tirez-vous de ces quatre années d'études à l'ULB?
Sacha Daout: J'ai toujours regretté que mes études ne proposent pas plus de pratique et d'envoi sur le terrain. Je considère personnellement que ce n'est pas avec un mois de stage au terme de quatre années d'études que l'on peut vraiment montrer ce que l'on vaut.  

«Certains professeurs ont essayé de me mettre dedans en me donnant des notes catastrophiques»

GUIDO: Vous avez donc pris le taureau par les cornes en investissant une rédaction!
Sacha Daout: Devant ce regret de manque de pratique offert à l'ULB, j'ai choisi d'aller travailler gratuitement pendant deux ans dans la chaîne locale namuroise, Canal C. Pour assister à des tournages d'émissions en direct. Six mois plus tard, je présentais l'émission, cela a donc été une opportunité extraordinaire. Cela m'a valu quelques jalousies et inimitiés, même de la part de certains professeurs. Ces gens n'ont pas compris qu'il est très important pour l'étudiant d'aller se montrer dans les rédactions et que peu importe ce qu'il fait en-dehors de ses heures de cours, ce qui compte, c'est qu'il le fasse bien. Je n'ai jamais regretté mon choix même si certains professeurs ont essayé de me mettre dedans en me donnant des notes catastrophiques.

GUIDO: Comment était le Sacha Daout étudiant?
Sacha Daout: Un peu atypique, je pense! Je n'ai pas fait mon baptême, par exemple. Pourtant, avec un de mes amis, même si on n'avait pas été baptisés, nous étions acceptés dans les cercles lors de leurs activités à la Jefke. On était considérés comme deux exceptions qui n'allaient pas faire les malins et restaient gentiment dans leur coin. On buvait juste des coups avec nos potes comitards. On n'a évidemment pas assisté à toutes les activités de baptême, mais quand il y avait des soirées avec les Bleus, on était acceptés.

GUIDO: Et au niveau des études?
Sacha Daout: Je ne pense pas avoir été un grand étudiant, précisément à cause de ce regret que j'avais de devoir me fourrer des tas de trucs pas utiles dans le crâne. A posteriori, certains se sont révélés utiles alors que d'autres clairement pas! Je me suis pris des deuxièmes sess' pendant mes quatre années! Des deuxièmes sess' qui passaient à chaque fois crème, la preuve que si j'avais travaillé un peu plus pendant l'année, j'aurais pu les éviter! Je n'étais pas un étudiant brillant, ça c'est sûr!

GUIDO: Étant originaire de la province de Liège, quelle a été votre première réaction quand vous avez débarqué à Bruxelles pour vos études?
Sacha Daout: Je me suis toujours bien senti sur le campus de l'ULB, c'est un campus agréable. Je n'avais pas vraiment l'impression d'être en ville quand j'étais à l'université. Je ne me suis donc jamais senti comme le petit provincial perdu au milieu de la grande ville. Outre la Jefke, je sortais beaucoup à La Bastoche, au Gauguin pour les fins de soirées jusqu'à pas d'heure… Je n'aurais pourtant pas pu m'impliquer davantage dans la vie étudiante, j'avais toujours ce besoin de retourner chez moi et d'aller faire du foot avec mes potes.

«Il faut s'éclater et profiter de sa vie d'étudiant, sans oublier aussi de préparer son avenir en offrant ses services à des rédactions»

GUIDO: Vous êtes maintenant également professeur invité à l'UCLouvain, quels conseils donnez-vous à vos étudiants désireux de suivre le même parcours que vous?
Sacha Daout: Je dis toujours aux étudiants la chose suivante: «Il n'y aucune rédaction qui vous attend». Et ce n'est pas parce que vous avez un diplôme que vous êtes devenus journalistes. On ne devient journaliste que des années plus tard, et on continue toujours d'apprendre jour après jour. Il faut s'éclater et profiter de sa vie d'étudiant à fond, sans oublier aussi de préparer son avenir en se faisant connaître, en offrant ses services à des rédactions.

GUIDO: Depuis un an maintenant, les débats tournent principalement autour du coronavirus, n'est-ce pas usant à la longue de toujours tourner autour de cette même info?
Sacha Daout: Personnellement, ça ne me dérange pas, je le vis même plutôt bien. Je ne suis pas quelqu'un d'inquiet de nature. On va finir par en sortir, c'est évident. On voit souvent les mêmes experts sur nos plateaux, et c'est voulu. Je ne vais pas inviter des gens qui représentent 2% de l'avis de la communauté scientifique en faisant croire que c'est l'avis de la majorité scientifique. On n'est pas dans une période d'actualité normale, on est dans une période de crise sanitaire. L'adhésion de la population est primordiale. Pour qu'elle adhère, il faut qu'elle comprenne. Pour qu'elle comprenne, il faut qu'on lui explique. Pour qu'on lui explique, il faut qu'on aille vers les questions qu'elle pose. C'est pour cette raison que toutes les questions de QR sont posées par les gens.

GUIDO: Les réseaux sociaux, vous les évitez en ce moment?
Sacha Daout: Parce que c'est mon boulot, je suis bien obligé d'y être. Ce week-end, j'ai encore passé une heure à essayer d'en convaincre certains que non, on ne manipule pas les chiffres. J'essaie parfois de raisonner des gens qui ne veulent rien entendre… Le plus important aujourd'hui, ce n'est pas de taper sur les politiques (on jugera leurs actions et incohérences plus tard), mais de protéger les plus fragiles, d'éviter que les hôpitaux soient saturés. Et donc de faire en sorte que la population comprenne que ce n'est pas le moment de déconner. Une fois tout cela derrière nous, on pourra recommencer à déconner, à s'embrasser, à faire la fête comme des dingues…

GUIDO: Un retour à la vie d'avant, en somme!
Sacha Daout: En tant que média, je pense qu'on a également la responsabilité de dire que la vie d'avant, telle qu'on la connaissait, ne sera plus réellement la même, ne fût-ce que pour les gestes barrières. Éternuer dans ses mains et se les frotter sur les yeux, on a conscience désormais que c'est complètement con! On finira bien par enlever notre masque, c'est certain, mais il faut aussi accepter de ne plus s'éternuer à la tronche les uns les autres! Par contre, je crois qu'on va devoir s'habituer à vivre avec du gel hydroalcoolique jusqu'à la fin de nos jours…

Photo: © RTBF


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