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06/12/2021

SABRINA JACOBS: «Je faisais partie de ces rares étudiants qui partaient en vacances pendant le blocus»

Alors qu'elle fait la pluie et le beau temps depuis des années sur RTL, Sabrina Jacobs relève un nouveau défi depuis la rentrée avec son émission sur les Histoires de familles (voir encadré). L'occasion pour nous d'en savoir plus sur le parcours étudiant de la pétillante animatrice.

 

GUIDO: Pourquoi avoir choisi des études de communication appliquée à l'IHECS?
Sabrina Jacobs: C'était vraiment une évidence pour moi d'étudier la communication, à une époque où on ne parlait quasiment pas de ces études. Dans mon entourage, quand je disais que j'allais faire la communication sociale, on ne comprenait pas et on confondait cela avec les études d'assistante sociale! Je suis rentrée en 1993, on en était donc encore aux balbutiements de ces études. Il y avait d'ailleurs encore un examen d'entrée à l'époque, que j'ai passé en deux temps dans mon souvenir.

GUIDO: Vous souvenez-vous de vos premiers pas dans les études supérieures?
Sabrina Jacobs: En première année, il fallait vraiment s'accrocher parce qu'il y avait énormément d'heures de cours par semaine à l'IHECS. On avait plus de trente heures de cours par semaine, ce qui était assez colossal pour une première année. En plus, dans le système d'alors, il fallait 50% dans toutes les branches et une moyenne générale de 60% pour passer à l'année supérieure. Et si on avait une moyenne de 50 ou 55%, on repassait tous les examens en seconde session! Il y avait donc une certaine pression, j'ai d'ailleurs bien ramé en première année, avec une seconde sess' assez colossale. Heureusement, j'ai beaucoup mieux terminé mes études que je ne les ai commencées, j'ai fini troisième de ma promo, si mes souvenirs sont bons. Parce que je me suis trouvée au cours de mes études.

GUIDO: Les blocus, ça ne doit pas trop vous manquer!?
Sabrina Jacobs: Même si les blocus étaient assez lourds, j'étais assez organisée et j'arrivais à étaler mes périodes d'étude. Je faisais aussi partie de ces rares étudiants qui partaient en vacances pendant le blocus. J'avais tellement bien préparé cela que je pouvais me permettre de m'octroyer une semaine off à Noël. Tous les autres étudiants étaient sidérés de me voir partir chaque année! Mais c'était ma manière de fonctionner, et ça me faisait surtout du bien de m'aérer le cerveau avant d'entamer le blocus.

GUIDO: Quel souvenir global gardez-vous de vos études à l'IHECS?
Sabrina Jacobs: Ce qui était notoire à l'IHECS, c'est que les étudiants travaillaient la nuit. Les locaux y étaient accessibles 24 heures sur 24. C'était la seule école en Communauté Française à faire cela. C'était aussi une bonne façon d'être en phase avec la réalité du métier. Cette école nous a aussi appris à nous démerder. Et c'est pas mal. Aujourd'hui, on a tendance, et moi la première, à beaucoup materner les jeunes. Longtemps et jusque très tard. Le fait de dire aux étudiants «Tu y vas, tu te démerdes et tu n'as pas le choix», c'est la meilleure école de la vie.

GUIDO: Comment définiriez-vous la Sabrina Jacobs étudiante?
Sabrina Jacobs: Non-conventionnelle. Pour l'époque, pour mon âge… Je ne me suis pas toujours sentie… (réfléchit) …forcément en phase avec les attentes des gens de mon âge. J'avais des aspirations très concrètes, je me donnais déjà les moyens à l'époque de faire ce que j'avais envie de faire. Un simple exemple: avoir des posters de chanteurs dans ma chambre à 16 ans, ce n'était pas du tout mon truc. Par ma tradition familiale, j'ai rapidement été ancrée dans la réalité du travail ou du quotidien. Je n'avais donc pas vraiment l'esprit étudiant…

GUIDO: Vous n'avez donc pas forcément guindaillé beaucoup pendant vos années d'études?
Sabrina Jacobs: Si, quand même! (rires) J'aimais bien sortir! Bizarrement, je suis beaucoup plus sortie une fois que j'ai commencé à travailler qu'avant. Il n'y avait pas de baptême organisé à l'IHECS, cette question ne s'est donc pas posée pour moi. Je dois avouer que je préférais les sorties culturelles aux traditionnelles guindailles étudiantes. Ou des soirées entre amis.

GUIDO: Conseilleriez-vous les études de communication à tout le monde?
Sabrina Jacobs: Aujourd'hui, la communication, c'est tellement vaste que j'ai l'impression que beaucoup de jeunes choisissent ces études sans être forcément convaincus, parce qu'ils croient que la communication mène à tout. Et ça, c'est une erreur parce que je pense que tout le monde n'est pas fait pour la communication. Il faut comprendre que c'est un vrai métier, qui ne s'improvise pas. La communication, c'est un état d'esprit. C'est plus qu'un métier. Personnellement, je n'ai pas l'impression d'exercer un métier, mais d'être ce que je suis, du lundi matin au dimanche soir. Selon moi, on ne fait bien de la communication que si on aime les gens. On ne peut le faire sur la durée qu'avec sincérité. Le plus beau compliment qu'on puisse me faire, c'est de me dire que je suis à l'antenne comme dans la vie.

GUIDO: Comment êtes-vous arrivée chez RTL après vos études?
Sabrina Jacobs: Après avoir été diplômée en juin et présenté mon mémoire en septembre, j'ai commencé à postuler à droite, à gauche. Mais j'ai surtout envoyé beaucoup de CV à RTL. J'appelais tous les jours tellement j'avais envie de travailler là-bas. J'ai même fini par venir distribuer mes CV devant la porte des bâtiments! Et finalement, je tombe sur la bonne personne au téléphone qui me propose un stage pour le mois de janvier. Ensuite, après cinq mois à la Commission Européenne, RTL m'a rappelée pour venir faire des essais. Ce matin-là, la fille qui devait normalement faire la météo n'est jamais arrivée. Comme ils me connaissaient déjà après mon stage, ils m'ont parachutée à l'antenne pour la météo et je ne suis plus partie depuis…

Photo: © RTL - Olivier Pirard

Les histoires de familles de Sabrina Jacobs
«Histoires de familles est une émission quotidienne diffusée tous les jours après le Journal de 13 Heures qui revient, comme son nom l'indique, sur des histoires qui se sont produites en familles. Des histoires parfois difficiles, parfois incroyables. Des histoires d'héritages, de crimes. Au moyen de reconstitutions et d'interviews en plateau avec des journalistes judiciaires et des avocats, on revient sur ces affaires, les différents rebondissements et la manière dont on a réussi à les élucider. Même si c'est parfois lourd de traiter de certains sujets, il faut savoir faire la part des choses. C'est ça aussi, le métier de journaliste. Révéler les faits, comprendre et expliquer les choses.»


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