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21/02/2022

GuiHome vous détend: «On pardonne tout à mon personnage, grâce à sa naïveté et son humour»

Révélé il y a huit ans sur le web grâce à ses vidéos déjantées sur sa vie d'étudiant un peu à l'Ouest, GuiHome a bien grandi depuis. Pour son nouveau seul-en-scène, il fait mouche avec un spectacle approuvé par la rédaction de GUIDO. Nous avons rencontré le jeune humoriste à Namur, sa ville de cœur dans laquelle il organisera prochainement un nouveau festival d'humour.


GUIDO: Depuis deux ans, les humoristes ont la vie dure à cause du Covid…

GuiHome: J'ai dû reporter toutes les dates de décembre et de janvier (ndlr: l'interview a été réalisée en novembre dernier) Ça fait donc un petit coup au moral parce qu'on est cassé en plein rythme alors que les équipes n'ont qu'une seule envie, celle de travailler. C'est un peu délicat, mais on est une équipe très positive, très soudée, on a réussi à se dire que c'était pour mieux revenir. Comme j'ai la chance d'être issu du web et d'avoir des activités artistiques, je continue personnellement à aller bien malgré les Codecos. J'ai du mal à me plaindre parce que, même en enlevant des dates pour le moment, je garde des journées bien remplies. Contrairement à d'autres qui ne vivent que de la scène ou les patrons de discothèques, etc.

«Ce nouveau spectacle, c'est clairement le spectacle de mes rêves»

GUIDO: Nous avons eu la chance de voir ton nouveau spectacle (GuiHome vous détend Legrand) à Namur. En jauge complète mais masqués. Est-ce que cela influe sur ta manière de jouer?

GuiHome: C'est un peu comme nous priver d'un sens. Vu qu'on voit moins les réactions sur les visages, on est plus porté sur l'écoute et le son. En même temps, quand je suis sur scène, avec des lumières qui éblouissent beaucoup, je ne vois pas le public assis au fond de la salle. Je ne peux donc pas dire que ça change énormément. Mais si c'est ça la condition pour pouvoir continuer à travailler, je l'accepte.

GUIDO: Tu parles bien évidemment du coronavirus dans ton spectacle, mais ce n'est qu'une infime partie du spectacle…

GuiHome: Le spectacle était écrit avant la pandémie, donc il ne traitait absolument pas de ça. Et quand je me suis retrouvé en confinement, comme toute la planète, je me suis longtemps posé la question: est-ce que je dois écrire un spectacle en phase avec ça? J'en parle bien entendu en introduction mais je ne voulais pas que le spectacle soit basé uniquement là-dessus parce que je considère que le spectacle qu'on avait écrit méritait d'exister, quel que soit le climat dans lequel on est actuellement.

GUIDO: Ce qui nous a surpris quand on est venu te voir, c'est la diversité de ton public composé de familles avec des jeunes enfants, d'ados, de jeunes adultes ou même de grands-parents!

GuiHome: Je suis le seul à ne pas être étonné de la diversité de mon public. Comme j'ai accès aux statistiques de mes abonnés sur les réseaux sociaux, je sais depuis le début que je touche un peu tout le monde. C'est d'ailleurs l'une de mes fiertés dans ma jeune carrière. D'avoir su fédérer un public aussi divers. Mes vidéos peuvent se regarder quel que soit l'âge de la personne.

GUIDO: Sur scène, tu parles aussi bien de Greta Thunberg que d'ASMR, de brocantes ou de feng shui. Comment un sujet de sketch s'impose-t-il à toi?

GuiHome: Je ne sais pas s'il existe une recette pour écrire un spectacle. Je ne sais pas comment les autres fonctionnent mais pour moi, le plus important est de savoir avec quoi les gens vont repartir à l'issue de mon one-man-show. Le spectacle est basé sur le passage à l'âge adulte. Ma première ligne conductrice, c'était de savoir ce qui m'avait constitué en tant que jeune adulte, comment le transmettre sans devoir l'expliquer de A à Z.

«Je me fais un plaisir de bousculer mon public»

GUIDO: Tu y vas parfois un peu fort sur certains sujets. Tu ne te censures jamais?

GuiHome: Je pense qu'il faut surprendre les gens qui viennent me voir en spectacle, c'est ce qu'ils attendent au fond. Aussi bien dans des moments très drôles que lors de passages plus durs où ils ne s'attendent pas à ce que mon personnage prenne position. C'est un peu le "cadeau" que je fais à ceux qui achètent leur ticket, par rapport à ceux qui tombent sur une de mes vidéos sur Internet. Mais je sais aussi que mon personnage retombe à chaque fois sur ses pattes, grâce à sa naïveté et son humour. On lui pardonne beaucoup de choses. Quand il dit une énormité, le public se sent piqué mais pas agressé.

GUIDO: Tu alternes le stand-up avec les sketches tout au long du spectacle…

GuiHome: Je voulais surtout ne pas choisir. Je ne voulais pas uniquement incarner des personnages, pour ne pas tomber dans le vaudeville ou la pièce de théâtre pure et dure. C'était aussi un challenge pour moi de me prouver que je pouvais faire du stand-up, et également une manière de garder mon personnage en tant que narrateur du spectacle. Le spectacle que j'ai créé, c'est clairement le spectacle de mes rêves.

GUIDO: Tu interagis beaucoup avec le public des premiers rangs que tu bouscules parfois un peu! Ils ne t'en ont jamais tenu rigueur?

GuiHome: Je n'ai jamais eu de gros soucis avec ces personnes, même si je dois en avoir froissé plus d'un! Mais je reste toujours dans la bienveillance. S'ils sont venus me voir, c'est qu'ils m'apprécient, je me fais donc un plaisir de les bousculer. Il y a entre vingt minutes et une demi-heure d'impro dans chaque spectacle, ce qui surprend beaucoup le public.

GUIDO: À la fin de ton spectacle, tu as remercié ta psy qui était présente dans la salle, en quoi celle-ci t'a aidé pendant ton adolescence?

GuiHome: Je n'ai pas vraiment de tabou là-dessus, on ne parle d'ailleurs pas assez des choses difficiles de la vie, selon moi. Moi qui suis assez pudique sur Guillaume Wattecamps (ndlr: son vrai nom) et pas GuiHome, c'était une manière de dire aux gens que, moi aussi, je peux pleurer parfois. Étant donné que j'ai vu un psy très jeune, j'ai vécu cela comme une normalité. C'était comme aller à un entraînement de basket, une activité comme une autre! Personnellement, ça m'a sauvé la vie. Le parcours que j'ai effectué avec ma dernière psychothérapeute a bousculé la manière dont je gère ma vie aujourd'hui.

GUIDO: Ton spectacle dure deux heures et demie, sans entracte! Dans quel état es-tu après une représentation?

GuiHome: En fait, ça va plutôt bien! C'est plutôt le lendemain que je suis au ralenti. L'adrénaline est d'une telle puissance qu'une heure avant le show jusqu'à ce que j'aille dormir, je suis en roue libre! Je suis en pilote automatique, je n'ai aucun symptôme, aucune fatigue. Le spectacle est long en effet, je vais d'ailleurs devoir le raccourcir pour mes dates françaises à venir où ils n'ont pas les mêmes codes que nous.

GUIDO: Cette tournée française, c'est un plus dans ta carrière?

GuiHome: C'est plus qu'un plus, c'est un rêve. J'ai fait des études de théâtre à Paris à 18 ans, si on m'avait dit que j'y reviendrais dix ans plus tard sur scène, je ne l'aurais jamais cru! J'ai discuté avec la prod française pour adapter le spectacle à leur pays. À part les expressions et les marques belges, il n'y a rien d'autre à modifier pour que le spectacle puisse traverser la frontière. Il y a quand même un petit travail de réécriture en cours actuellement pour coller à l'actualité française.

Photo: © Barthélemy Decobecq


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