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Posté: 25/11/2002
Catégorie: Interview
‘Ils ne m’ont pas demandé combien d’exemplaires ils devaient imprimer, hein?’ On n’a pas l’habitude de se laisser impressionner par les chiffres, mais le dernier Titeuf nous y oblige. La loi du préau, imprimé à 1,4 million d’exemplaires est le deuxième plus gros tirage de l’histoire de la BD, juste derrière Asterix et la traviata, record absolu réalisé l’année dernière..
L’inventeur de ce phénomène est Suisse et a 35 ans. Zep (Philippe Chappuis) est un mec élancé et timide qui ne se rend pas encore bien compte de ce qui lui arrive. GUIDO: 1,4 millions d’exemplaires! Zep: (il sourit) C’est beaucoup, hein? GUIDO: Peux-tu expliquer ce succès? Zep: Franchement, non. J’aimerais en connaître les raisons, j’aurais ainsi eu du succès plus tôt. C’est un peu ironique, j’ai commencé Titeuf au début des années nonante, une période de crise pour la bande dessinée. Tous mes projets étaient refusés. On me reprochait d’attaquer des sujets trop sérieux: chômage et tout, je dessinais des punks... Enfin, aucun éditeur n’était intéressé et, en 92, j’ai décidéi d’arrêter la bande dessinée. J’ai néanmoins continuer à dessiner pour mon plaisir. Mes souvenirs de jeunesse fûrent les toutes premières blagues de Titeuf. Celles-ci ont été publiées dans un fanzine qui a quand même atterri sur le bureau de quelqu’un de la maison d’édition Glénat. Ils ont décidé de faire un album des dessins que j’avais fait pour moi. J’ai pensé: ça ne marchera jamais, mais regarde maintenant où j’en suis… GUIDO: Sympathique d’entendre que Titeuf n’est pas le résultat d’une étude de marché. Zep: (rigole) C’est tout le contraire! C’est pour cette raison que les magasins de BD de l’époque ne savaient pas où ils devaient placer les Titeuf. Les dessins font penser à une BD pour enfants mais les textes,… enfin, en résumé, on ne savait simplement pas à qui Titeuf était destiné. ‘Moi je sais’ ai-je répondu à cette époque, Titeuf est destiné à ceux qui veulent le lire. Point final. Lentement mais sûrement, ça a commencé à se développer: le tirage doublait à chaque album, la promo s’est lancée, et maintenant c’est devenu énorme. GUIDO: Peut-être viens-tu de donner la raison de ce succès: tu fais quelque chose qui s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Zep: (acquiesce) C’est la définition de la bande dessinée populaire, la BD dont j’ai toujours été fan: Guust Flater, Quick & Flupke… Ce sont des BD qui ne s’adressent pas à un public cible défini, mais qui sont lues par tout le monde. Même si je n’avais pas pensé que Titeuf plairait également aux enfants. Je pensais que c’était plutôt quelque chose pour des gens de mon âge qui voulaient se rappeler des souvenirs de jeunesse. C’est uniquement lors d’une séance de dédicaces pour le troisième album que j’ai remarqué un grand nombre d’enfants qui connaissaient les albums par coeur et qui parlaient ‘à la Titeuf’. J’étais vraiment surpris car la communication autour de l’abum était aussi destinée à un public plus âgé. GUIDO: Est-ce que Titeuf est ton excuse pour ne jamais devenir adulte? Zep: Je pense que oui. (rigole) Je suis resté bloqué à cet âge. GUIDO: Ce tirage de 1,4 million d’exemplaires ne pèse-t-il pas sur tes épaules? N’as-tu pas peur de décevoir ce million et demi de lecteurs? Zep: Non, je ne pense jamais à ça quand je suis occupé avec un album. Je ne me réveille pas le matin en pensant: bon, je vais maintenant dessiner une petite blague pour 1,4 million de lecteurs. Ca n’irait pas, ce serait paralysant. La moitié des pages que je dessine maintenant, je n’oserais pas les faire, par peur que tout le monde ne les trouve pas chouette. Je continue à faire simplement ces albums pour moi-même: petites anecdotes personnelles, sympathiques petits riens. Si un éditeur décide de publier mes petits riens à 1,4 million d’exemplaires, tant mieux. (rigole) Ils ne m’ont pas demandé combien d’exemplaires ils devaient imprimer, hein? GUIDO: Comment réagissent les gens qui, à l’époque, t’ont déconseillé de faire de la bande dessinée ton job? Zep: Ils disent un truc du genre: "J’y ai toujours crû!" (rit de tout coeur) J’ai grandi à Genève, la bande dessinée n’y jouit pas d’une scène particulièrement animée. Je ne pensais pas qu’il y était possible d’en faire son boulot. C’était simplement un rêve. Regarde, ça semble quand même possible. GUIDO: Est-ce que Titeuf est le grand concurrent du Petit Spirou, ou est-ce le contraire? Zep: Aucun des deux. Peut-être ici en Belgique, mais sûrement pas en Suisse et en France. Je ne trouve d’ailleurs pas le Petit Spirou très réussi. Chacun sa manière de travailler, mais je sens dans le Petit Spirou que ce sont des adultes qui pensent à des blagues sur les enfants. C’est d’ailleurs la recette habituelle: tu dessines un enfant, et tu lui mets des mots d’adulte dans la bouche. Chez Titeuf, cela ne fonctionne pas de la sorte. Titeuf est et reste un enfant, avec ses propres logique et naïveté enfantine. Ma manière de travailler est assez régressive: Je prends un cahier et j’y écris comme si j’avais dix ans, à la première personnes des souvenirs de mon enfance. Je rigole aussi de mes propres blagues, comme un enfant de dix ans. C’est ainsi que tu obtiens un résultat qui paraît naturel. GUIDO: Ca ne devient pas de plus en plus difficle? Tu as déjà 35 ans! Zep: Non. Je ne sais pas pourquoi, mais ça me réussit toujours de revenir spirituellement dans ma jeunesse. Au début, je ne pensais jamais en faire un album rempli. Il y en a maintenant déjà neuf… GUIDO: Il y en a des millions, Zep. Des millions! Interview: Herbert De Paepe Adaptation: Laurent Daloze
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MAUREEN LOUYS donne de la voix!
05/12/2011
C'est l'événement de cette fin d'année sur la RTBF. The Voice, après un méga casting sur Internet, débarque enfin sur la chaîne publique. Ce télé-crochet d'un autre genre (les membres du jury tournent le dos aux candidats dans un premier temps pour ne pas être influencé par leur physique) sera mené de main de maître par la pétillante Maureen Louys. A quelques jours de son baptême du feu, nous avons papoté avec l'animatrice la plus cool du PAB (paysage audiovisuel belge).
GUIDO: La dernière fois qu'on t'avait interviewée, c'était dans le cadre de l'émission Tu passes quand tu veux dans laquelle tu as fait tes premiers pas d'animatrice. De l'eau a coulé sous les ponts depuis!
Maureen Louys: C'est vrai que l'air de rien, ça fait maintenant un bail. J'ai d'ailleurs calculé récemment; je suis dans ma neuvième année à la RTBF. Presque une décennie! C'est cool car je m'amuse toujours autant et j'ai eu la chance qu'on me confie des tas de choue
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Thomas Van Hamme: PREMIER BILAN APRÈS TRANSFERT
07/11/2011
L'annonce de son transfert avait fait grand bruit dans les colonnes de nos quotidiens au cours de cet été. Quelques mois après, comment se porte l'animateur préféré des Belges, maintenant employé à part entière de RTL-TVI? C'est ce que nous avons demandé à Thomas Van Hamme qui nous reçoit avec son éternel sourire sur la terrasse de l'immeuble de la chaîne privée.
GUIDO: Cela fait maintenant deux mois que votre transfert a été officialisé. Quel est votre premier bilan de ces premières semaines passées dans votre "nouvelle maison"?
Thomas Van Hamme: Je suis un homme heureux parce que je cherchais justement du changement, un autre univers, d'autres horizons. Même si on fait le même métier ici, j'ai découvert une autre façon de travailler, un autre esprit, ce qui est très réjouissant et rafraîchissant. En plus, j
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Interview sur le grill d'Alexandre Dionisio
25/04/2011
Alors que la deuxième saison de Top Chef vient de s'achever sur la victoire de Stéphanie, nous sommes partis vers la Rue du Midi où Alexandre Dionisio, le candidat belge de l'année dernière, a lancé il y a moins d'un an son restaurant, Alexandre.Non content de voir les clients se bousculer pour réserver l'une des tables de son restaurant, le chef s'est en plus déjà vu attribuer une étoile au Michelin. On essaie de percer en sa compagnie la recette de son succès.
GUIDO: Votre restaurant a ouvert le 4 mai 2010. Quel bilan tirez-vous de cette première année?
Alexandre Dionisio: Tout se passe plutôt bien, on est très contents de ce qui nous arrive. On a subi une belle évolution, notre clientèle est fournie et de bonne qualité, avec pas mal d'habitués, … La machine est lancée, si je peux m'exprimer ainsi.
GUIDO: L'ouverture d'un restaurant ne se fait évidemment pas sans une certai
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Sophie Pendeville: «Je suis une véritable pile électrique!»
21/02/2011
La jolie blonde a rejoint les rangs des speakerines de RTL depuis quelques mois maintenant. Mais d'où vient Sophie Pendeville? Que faisait-elle avant de se lancer dans l'audiovisuel? Comment gère-t-elle cette nouvelle vie? Nous l'avons rencontrée afin d'en savoir plus sur son parcours hors du commun. Récit en dix étapes-clés qui nous révèlent les multiples facettes de la présentatrice.
1. Faux départ
«J'ai commencé mon parcours universitaire par des études d'ingénieur commercial à Warocqué (Mons). Ayant un papa ingénieur et adorant les maths, je me suis dit: «pourquoi pas moi?». Je me voyais bien working girl se baladant partout dans le monde avec son attaché-case! Pourtant, vu mon tempérament, je me suis vite rendu compte que je n'allais pas pouvoi
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Michaël Dufour: De la psychologie au Juste Prix
08/11/2010
Alors qu'il squatte les planches de Belgique et de France avec son spectacle Faites l'amour avec un belge depuis quelques mois, Michaël Dufour ne s'en est pas arrêté là et ajoute une corde à son arc avec l'animation du Juste Prix sur RTL-TVI. Comment en est-il arrivé là? Retour sur un parcours sans faute.
«J'avais du mal à rester sur les bancs de l'auditoire»
GUIDO: Tu as étudié la psychologie. Pourquoi ce choix?
Michaël Dufour:Alors que je terminais ma rhéto, je n'avais encore jamais réfléchi aux études que j'avais envie de faire. J'étais impatient de découvrir le monde universitaire, j'ai donc été m'inscrire en psycho à Mon
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Jamel Debbouze: «Avec Hors-la-loi, j'ai vraiment le sentiment de défendre les couleurs de la France»
27/09/2010
Après le formidable Indigènes qui racontait l'histoire de soldats originaires des colonies engagés dans la deuxième guerre mondiale au sein des forces armées françaises, Rachid Bouchareb remet le couvert et s'intéresse cette fois au destin de trois frères chassés de leur terre algérienne dans Hors-la-loi. Dans le rôle de l'un d'eux, Jamel Debbouze, enfant chéri du cinéma français à qui tout réussit depuis quelques années. A l'occasion de son passage à Bruxelles, l'acteur revient sur ce film qui a fait sensation au dernier Festival de Cannes.
A l'exception de Samy Naceri, empêtré depuis quelques années dans des ennuis judiciaires, le réalisateur a fait appel, pour ce nouveau film, au même casting que celui qu'il avait constitué pour Indigènes. Ce sont donc de nouveau Roschdy Zem et Sami Bouajila qui entourent un Jamel Debbouze «fou de joie» de les retrouver et forment un trio de frères plus vrai que nature. «Quand Rachid Bouchareb m’appelle, j’ai l’impression que c’est Raymond Domenech qui téléphone à ses joueur
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QUENTIN MOSIMANN s'exhibe
26/04/2010
Le moins que l'on puisse écrire, c'est que le gagnant de la septième édition de la Star Academy n'a pas mis longtemps avant de trouver son style. Après avoir hésité entre l'électro et le jazz sur sa première galette, il a définitivement choisi la première option et revient dans les bacs avec l'album Exhibition qui regorge de tubes dancefloor en puissance. Entre un set de DJ et une autre interview, nous avons réussi à coincer le sympathique chanteur pour lui poser ces quelques questions, l'occasion pour lui de se révéler un peu plus…
GUIDO: Après un double album de reprises, tu sors maintenant un CD avec onze compositions originales. Dans quel état d'esprit étais-tu face à ce nouveau défi?
Quentin Mosimann: Evidemment, j'y allais avec une appréhension certaine. C'est en effet la première fois que je me mets à nu, ce n'est pas pour rien d'ailleurs que l'album s'appelle Exhibition, la première fois que je présente mes propres chanson au public, qu'il va pouvoir savourer le travail de toute une année.
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AIRGUS, champion de Belgique d'Air Guitar
02/03/2010
Alors que la discipline connaît un sacré boom depuis quelques années dans le monde entier, il aura fallu attendre 2009 pour que la Belgique organise son premier championnat national d'Air Guitar. Cette discipline, aussi simple qu'elle puisse paraître (jouer de la guitare sans l'instrument dans les mains), exige pourtant de la maestria, une bonne dose d'autodérision et un sérieux penchant pour la déconne de ses participants. Toutes des qualités que possède Airgus, l'alter-ego de Corentin Fermont, étudiant de 23 ans sacré champion de Belgique en 2009 et qui compte bien remettre son titre en jeu cette année.
GUIDO: A quelle occasion as-tu fait la connaissance de l'Air Guitar?
Airgus: J'en avais déjà entendu parler quelques années auparavant et vu quelques vidéos sur Internet, sans plus. Comme tout le monde, j'en avais déjà fait sans le savoir, dans ma salle de bains! Quand j'ai pris connaissance de la tenue d'un concours d'Air Guitar en mars 2009, j'ai décidé de me présenter, sans trop réfléchir aux conséquences. Je me suis inscrit le mardi pour un concours ayant lieu le jeudi! J'
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OLIVIER MINNE à la barre de Mercator
22/02/2010
Depuis le 2 février se déroule sous les yeux des spectateurs de la télé publique un voyage aussi spectaculaire que passionnant. Pour les besoins de la nouvelle émission de divertissement de la chaîne, dix Belges ont accepté de monter à bord d'un voilier et de participer à un jeu de piste haletant. D'énigmes à déchiffrer en épreuves physiques diaboliques, Mercator est l'émission à ne pas manquer en ce début d'année. GUIDO lève le voile sur ce programme ambitieux.
Entre la mise à sac d'une chambre d'hôtel lors d'une épreuve, des prises de bec entre candidats, une tempête de plus d'une journée en pleine mer ou des éliminations à chaque émission, Mercator (une adaptation en français d'un jeu néerlandais) se révèle être une bonne surprise et renoue avec l'esprit de jeux comme La carte aux trésors sans oublier d'y apporter une touche de modernité bienvenue.
«Ce programme permet de découvrir des cultures dif
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Nancy Sinatra passe à l'âge adulte
07/12/2009
Longtemps cantonnée à la présentation des émissions pour enfants, Nancy Sinatra a enfin poussé les portes de RTL-TVI où elle a entamé sa carrière de speakerine. Présente également en radio sur Bel RTL, elle n'en oublie pas pour autant sa passion première: la chanson.
GUIDO: Tu as abandonné la présentation des émissions pour enfants sur Club RTL. Est-ce plutôt par soulagement ou avec une petite pointe de tristesse?
Nancy Sinatra: Aucun des deux. Disons que ça fait partie de l'ordre des choses. J'ai 26 ans, il était peut-être temps de passer à autre chose. Personnellement, je n'ai jamais demandé d'arrêter les émissions enfantines et de passer à l'adulte. J'ai toujours en effet estimé qu'il y avait assez d'animatrices sur RTL! Pourt
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