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12/11/2007

ELODIE DE SELYS: «Je n'ai pas couché pour réussir à la télé, ma cousine l'a fait à ma place!»

C'est à Ixelles que nous avons eu l'occasion de rencontrer la jeune et jolie Elodie de Sélys , l'occasion pour nous de faire un Zoom Arrière sur ses années d'études.

Son parcours
1997 – 2001: Licence en communication à l' ULg
2001 – 2002: DEA en politique internationale à l' ULg
2001 – 2003: Master en management à HEC (en cours du soir)

GUIDO: Pourquoi avoir opté pour des études de communication?
Elodie de Sélys
: En fait, jusqu'à mi-septembre de mon année de rentrée à l'université, je ne savais toujours pas ce que je voulais faire. Je dois mon salut aux personnes du Service de Guidance de l'Université de Liège qui m'ont reçu environ une quarantaine de fois! (rires) Ils se sont à mon avis arrachés les cheveux à mon sujet! J'hésitais en effet entre la communication, les langues, l'histoire, … Toujours des études à caractère littéraire, quoique j'ai aussi hésité avec le stylisme qui n'avait rien à voir! Enfin, c'est le programme des études en communication de l'Université de Liège qui était à l'époque plus orienté vers la presse écrite qui m'a séduit.

«Je suis très nostalgique de cette époque»

GUIDO: Quels souvenirs gardes-tu de cette période de ta vie?
Elodie de Sélys
: Je retiens plutôt l'expérience de vie que m'a offert l'université. Cela nous offre la possibilité d'avoir plus confiance en soi, de savoir aussi un peu plus vers quoi on veut aller. Je dirais donc que j'ai pu acquérir une certaine forme de maturité là-bas. Je suis également très nostalgique de cette époque. Je me suis d'ailleurs installée tout près de l'Université de Bruxelles, j'aime bien l'ambiance étudiante. C'est la rentrée pour le moment (ndlr : l'interview a été réalisée le 18 septembre) et je m'amuse à regarder les étudiants par la fenêtre.

GUIDO: Tu t'es plutôt dirigée vers ces études pour travailler dans le secteur de la presse écrite. Tu ne te destinais pas à une carrière télévisuelle?
Elodie de Sélys
: Ça me paraissait tellement inaccessible que je ne me suis jamais posé la question. J'ai toujours aimé l'écriture. Déjà, lorsque j'étais petite, je faisais des petits journaux que je donnais gracieusement à mes copines, les pauvres! Cette passion est restée intacte, encore aujourd'hui (ndlr : Elodie a en effet écrit deux livres, le premier sur Olivier Strelli et le second sur les 50 ans du JT de la RTBF).

GUIDO: Y a-t-il des profs qui t'ont plus marqué que d'autres?
Elodie de Sélys
: Je me souviens très bien d'un professeur redouté par tous les étudiants: Monsieur Durand. Il fait peur en première, il fait toujours peur en deuxième. Mais au fur et à mesure, on apprend à le connaître et il commence doucement à nous faire rire! J'ai d'ailleurs fait mon mémoire avec lui. C'est une personne tellement marquante dans notre section que n'importe quel étudiant en communication à Liège se rappelle de lui encore maintenant.

«C'est moi qui raccompagnais les autres, vu que j'étais la seule sobre!»

GUIDO: Tu es très enthousiaste à propos de tes études. Tu dois quand même avoir noté un ou deux points plus négatifs à leur sujet?
Elodie de Sélys
: Peut-être la variété offerte par ces études qui n'est pas un inconvénient en soi, mais ces études en communication ouvrent tellement de portes que l'on n'en ressort pas vraiment en sachant vers quel domaine se diriger. Ce qui est très difficile, c'est que cela peut nous mener à tout comme à rien.

GUIDO: Etais-tu une étudiante plutôt guindailleuse ou bloqueuse?
Elodie de Sélys
: Ni l'un ni l'autre. Je n'ai pas fait mon baptême, qui n'était d'ailleurs pas très répandu en Philo et Lettres à l'époque. En plus, j'avais un problème de santé qui m'empêchait de boire de l'alcool. Je guindaillais quand même avec mes copains, mais c'est à chaque fois moi qui raccompagnais les autres! Vu que j'étais la seule sobre!

GUIDO: Le haut lieu des sorties à Liège, c'est évidemment le Carré.
Elodie de Sélys
: Difficile en effet de passer à côté quand on est étudiant. J'ai même koté en face du Carré pendant un an. Ça, je ne sais pas si c'est à refaire parce que c'était un peu… disons bruyant! En plus, tout le monde atterrissait en fin de soirée chez moi pour dormir vu qu'ils étaient incapables de rentrer!

GUIDO: Ton meilleur et ton pire souvenir de tes études?

Elodie de Sélys : Le pire, c'est certainement quand j'ai traversé l'auditoire avec un morceau de papier toilette accroché à mon pantalon! Heureusement, une amie me l'a très vite fait remarquer. Mon meilleur souvenir, c'est peut-être le barbecue traditionnel que l'on organisait à chaque fin d'année avec tous les étudiants de média.

«Quand je serai vieille et ridée, je me reconvertirai peut-être en rédactrice de magazine»

GUIDO: Pourquoi avoir décidé d'entamer un DEA au terme de tes études en communication?
Elodie de Sélys
: Avant d'entamer mon DEA, j'ai envoyé pendant deux mois des CV un peu partout sans vraiment savoir ce que je voulais faire. J'en ai même envoyé un à la RTBF. Qui ne m'a pas répondu d'ailleurs! C'est pour cette raison que j'ai entrepris d'autres études.

GUIDO: Comment es-tu ensuite arrivée à décrocher un poste à la RTBF?
Elodie de Sélys
: J'ai eu la chance que ma cousine sorte avec Jean-Louis Lahaye , qui commençait à devenir célèbre grâce aux Allumés.be. En entendant que la RTBF était à la recherche d'une scénariste, il m'a conseillé de me présenter à la personne en question. C'est ça le secret en fait. C'est qu'il faut savoir à qui donner son CV pour qu'il soit entre les bonnes mains. Et je fais toujours la même feinte à ce sujet: Je n'ai pas du coucher pour réussir à la télé, c'est ma cousine qui a couché à ma place!

GUIDO: Pourquoi as-tu décidé de passer de l'autre côté de l'écran en tant qu'animatrice cette fois?
Elodie de Sélys
: Je n'ai rien décidé en fait. On m'a proposé de passer un casting un peu moins d'un an après pour présenter l'émission Archives qui était l'ancêtre de Zoom Arrière. Ça a directement fonctionné, c'est une occasion qui s'est présentée à moi et je n'ai pas hésité longtemps avant de la saisir.

GUIDO: Toi qui étais partie pour faire une carrière de presse écrite, ne souhaiterais-tu pas diriger ta carrière vers ce domaine particulier?
Elodie de Sélys
: L'année dernière, j'ai eu l'occasion d'écrire deux bouquins. Ça me permet de compléter l'éventail de mes activités. J'essaie donc de privilégier cette variété. Quand j'aurai 50 ans, que je serai vieille et ridée et qu'ils ne voudront plus me mettre à l'écran, pourquoi pas me convertir en rédactrice de magazine! Plutôt un magazine féminin ou de société. Essayer de faire quelque chose avec du contenu!

GUIDO: Si tu devais donner quelques conseils aux étudiants en communication ou en journalisme, quels seraient ceux-ci?
Elodie de Sélys
: Je ne sais pas comment ça se passe actuellement, mais quand j'étais étudiante, on n'avait qu'un stage à effectuer durant nos études, ce qui était beaucoup trop peu. J'ai toujours essayé de faire par moi-même des stages pendant mes vacances. Ce qui est le plus important est en effet de se faire des contacts. Il faut se faire son expérience soi-même, ce qui peut permettre de voir vers où on veut aller.

(SD)

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