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23/02/2016

BART BUYSSE (directeur général de la FEB): «Les jeunes sont comme des diamants bruts»

«Les jeunes qui arrivent sur le marché du travail sont comme des diamants bruts: ils ont du potentiel, mais c'est aux entreprises de les transformer en diamants polis. Les entreprises doivent donner leur chance aux jeunes et ne pas attendre immédiatement tout de leur part.» Bart Buysse, le 'patron social' de l'organisation des employeurs FEB, croit toujours en Young Talent in Action, une initiative à grande échelle pour faciliter l'entrée des jeunes sur le marché de l'emploi. Où les jeunes ont également leur mot à dire.


Les organisations d'entreprises font le plus souvent l'actualité quand elles se plaignent de la compétitivité (lire: les hauts coûts salariaux en Belgique). En 2015, la FEB (Fédération des Entreprises de Belgique) a toutefois axé sa priorité sur un tout autre thème: l'emploi des jeunes. Sous le slogan Young Talent in Action, un plan d'action a été mis en place, qui durera au minimum jusqu'au printemps 2017.

 

Bart Buysse: C'est un grand défi d'offrir de plus grandes chances aux jeunes, à travers leur éducation, l'enseignement et le placement professionnel, mais aussi à travers les entreprises. Il est important que tous les jeunes se mettent au travail. Surtout en ces temps de vieillissement de la population, on se doit de mettre tous les talents disponibles à profit. C'est un cliché, mais aussi une vérité importante: les jeunes d'aujourd'hui sont les employeurs, les entrepreneurs et les 'décideurs' de demain. C'est pour cette raison que nous voulions travailler de façon systématique autour des jeunes. Il y a déjà beaucoup de choses qui se font, mais toutes les initiatives sont dispersées. En plus, les compétences sont disséminées sur divers niveaux politiques. En tant qu'organisation nationale des employeurs, la FEB peut rassembler tous ces acteurs. En 2015, une grande part du travail a été effectuée, avec un grand forum public en octobre. Nous avons préparé cela au printemps à l'aide d'un panel de trente jeunes. Ceux-ci nous ont proposé beaucoup de nouveaux points de vue, aussi bien sur l'approche que le contenu. Nous avons ensuite continué à travailler avec un grand groupe d'experts. Et lors du forum en lui-même, nous avons réuni 2000 jeunes et 1400 décideurs (CEO, managers RH, politiciens). Cet événement a dépassé nos attentes. Il y avait beaucoup de dynamisme, énormément d'interactions. Les jeunes ont même pu choisir leurs interlocuteurs, ce qu'ils voulaient écouter, comme lors d'un festival avec différents podiums.

 

Input des jeunes

 

GUIDO: Et vous continuez à travailler là-dessus?

Bart: Maintenant, il s'agit de réaliser les propositions avancées l'année passée par les jeunes, et de continuer sur notre lancée, laisser l'initiative se développer. Pour cette raison, différentes actions sont planifiées. Fin janvier, il y avait déjà un événement auquel nous avons collaboré: une collaboration qui a été initiée par l'Alliance for Youth (un grand groupe d'entreprises qui proposent des stages et des jobs aux jeunes) et les quatre services de médiation régionaux. Ils recherchent encore plus d'entreprises voulant s'adresser systématiquement aux jeunes. Un grand événement a lieu en mai, avec des managers RH, des CEO's et des jeunes. On y examinera des solutions afin de donner plus de chances aux jeunes et comment se comporter avec les jeunes chercheurs d'emploi et employeurs. Nous espérons fournir un vadémécum aux entreprises. L'input doit venir en partie des jeunes eux-mêmes. Nous voulons également mettre en lumière des projets concrets qui améliorent la collaboration entre les acteurs du marché de l'emploi et les organisations autour de l'emploi des jeunes. Et en mars 2017 aura lieu le deuxième grand forum Young Talent in Action. La formule n'est encore totalement décidée, mais ce sera à coup sûr de nouveau très interactif. C'est devenu de plus en plus un réflexe à la FEB: lors de chaque événement que nous organisons, nous examinons si un lien peut être fait avec les jeunes.

GUIDO: C'est dans cette optique que vous lancez un programme d'ambassadeurs? Vous cherchez en effet 250 ambassadeurs YTIA.

Bart: Pendant les préparations du premier forum en 2015, nous avons eu des expériences très positives avec les demandes des jeunes. Nous avons alors réfléchi à la façon de continuer dans ce sens. Nous voulons composer un panel étendu, que nous pouvons régulièrement questionner et impliquer dans notre fonctionnement. Ce sont en quelque sorte nos porte-voix. Nous voulons systématiquement les inviter, en même temps que les entreprises qui sont nos partenaires. Par exemple, certains pourront être présents le 10 mars à un séminaire avec Paul Bulcke, CEO de Nestlé International, au sujet de sa stratégie visant à développer son entreprise sur le plan international. Mais nous pensons aussi à d'autres activités.

 

Enseignement et entreprises

 

GUIDO: Quel groupe-cible visez-vous précisément?

Bart: Pour le forum de l'an passé, nous ne voulions pas uniquement des jeunes hautement qualifiés, mais aussi ceux qui éprouvent plus de difficultés sur le marché de l'emploi. Grâce entre autres à une collaboration avec les écoles techniques, ça a été une réussite. De ces ambassadeurs, nous attendons un engagement certain, une émancipation suffisante et un investissement en temps. C'est pour cela que nous visons plutôt les étudiants. Cependant, ils doivent faire le lien entre tous les jeunes.

GUIDO: Vous plaidez toujours pour une approche, un dialogue à grande échelle?

Bart: Nous voulons jeter des ponts entre l'enseignement, les entreprises et le marché du travail. Le réflexe doit également changer dans l'enseignement. L'enseignement affirme souvent ne pas être au service des entreprises. C'est vrai, mais cela n'a aucun sens de faire suivre à des jeunes des formations qui ne donnent aucune chance sur le marché du travail. Cela conduit uniquement à des frustrations et à l'absence de perspectives chez tout le monde. Les entreprises peuvent aider les jeunes à faire un pas vers le marché du travail, avec des missions, des stages, un apprentissage alternatif. Et les entreprises peuvent également aider l'enseignement, en mettant des espaces ou des machines à disposition, en les aidant à enrichir leur formation. De cette façon, les jeunes perçoivent mieux l'utilité de leurs études et sont davantage captivés. Et il y a une politique du marché du travail. Un marché du travail flexible, dynamique est à l'avantage des jeunes. Cela leur offre plus de chances.

 

 

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