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Posté: 15/12/2004
Catégorie: Jobwatch
A 19 ans, il faisait déjà trembler les charts du Nord du pays avec son swinguant ' Gonna lose you'. En juin, il a terminé ses études au Conservatoire de Musique de Gand. Stef Caers (24 ans) a sans aucun doute la musique dans la peau. Depuis peu, il accompagne le chanteuse Truus Druyts au piano, il joue avec les funkys Moiano et fait bouger la scène hip hop flamande avec Krewcial, qui commence à percer en Wallonie.
Cela ne veut pas dire que Stef Caers est tous les jours présent sur les podiums. En plus de tous ses projets, il s'occupe aussi beaucoup du travail de studio, il écrit sa propre musique et imagine des jingles pour Q Music et Radio Donna. En tant qu'indépendant, il essaie de s'occuper au mieux de ses affaires. Il nous explique: "Jusqu'à présent, j'ai réussi à bien vivre de ma musique. En tant qu'indépendant, tu dois régler toi-même tes cotisations sociales, les assurances et les impôts, ce n'est pas aussi facile que cela. Mais, une fois que tout est rentré dans l'ordre, tout fonctionne comme sur des roulettes. Le statut d'artiste en est encore à ses balbutiements, je préfère donc être indépendant pour l'instant." La musique populaire: une expérience
Stef n'en est pas à son coup d'essai. Quand il était jeune, il était déjà fan de rythmes divers et chantait alors dans différents groupes. Tout à coup à 19 ans, alors qu'il poursuivait une formation pour devenir producteur au Conservatoire de Musique de Gand, il a conquis toute la Flandre. Son single ' Gonna lose you' a glané les premières places des hit-parades et son deuxième single ' Sweetest Thing' a aussi reçu un bon accueil. "Les chansons que j'ai sorties au début n'étaient pas exactement de mon style. Ce n'est pas que je minimalise la chanson populaire, mais il faut être bien dans ses baskets pour percer dans le monde commercial. Tu es également invité dans des programmes musicaux, tu vois ta tête sur les couvertures des magazines et à la télé. Cela fait partie du jeu. Mais, pendant mes études au Conservatoire et aussi en jouant beaucoup en live, j'ai énormément appris. Les hits grâce auxquels j'ai percé à 19 ans ont été écrits alors que je n'avais encore que 16 ans. Ce parolier de 16 ans est maintenant complètement différent du musicien ou chanteur que je suis actuellement. Je suis aussi content d'avoir emprunté un nouveau chemin. Car, une fois que tu rentres dans ce cirque, il est difficile d'en sortir. Pourtant, je n'ai pas honte de cette période, c'était une expérience." Besoin d'une deadline Stef écrit encore et toujours ses propres chansons. Mais il n'a plus la pression de vouloir absolument en faire un hit. "Je me sens maintenant vraiment musicien. Enregistrer mon propre CD fait partie de mes projets. Je suis en train d'enregistrer des tas de démos. Mais, je fais tout cela à mon aise. Je n'ai pas envie de tout précipiter." Avec tout le travail en studio et ses prestations, Stef a ses journées bien remplies. "Au conservatoire, j'ai aussi appris beaucoup de choses techniques. Cela m'a bien servi vu que j'écris actuellement beaucoup d'arrangements musicaux pour d'autres artistes. Je fabrique les fondations d'une chanson, pour parler plus simplement. J'ai fait cela pour le nouvel album de Xandee ( ndlr: notre dernière représentante belge en date à l'Eurovision), par exemple. Je me suis occupé entre autre des rythmes et des basses. Je peux faire la majorité de ce boulot à la maison. C'est très pratique. Tout le matériel technique coûte une fortune, mais j'ai très vite investi dans un ordinateur et un synthétiseur. Il est en effet mieux de commencer directement avec de la bonne qualité, on fait ainsi plus long feu." L'horaire de travail de Stef à son ordinateur n'est pas toujours prévisible. "Parfois, je galère deux semaines durant du matin au soir. Et parfois, j'ai un jour de congé qui tombe en plein milieu de la semaine. Je suis plus performant en soirée. Au début, j'avoue que j'étais effrayé par les deadlines. Ensuite, tu apprends à vivre avec ces contraintes et ça te réussit très bien. Je pense même que j'ai besoin de deadlines pour travailler." Des styles musicaux très différents Les performances sur scène n'ont également plus aucun secret pour Stef. Pour le moment, Stef collabore avec la chanteuse Truus Druyts, le groupe soul et funky Moiano et les chanteurs hip hop de Krewcial. Un vrai homme-orchestre. "Cela me plait énormément de m'atteler à des styles musicaux très différents les uns des autres. J'ai beaucoup de plaisir à monter sur scène. A côté de cela, je peux aussi faire mes propres choses. Et cela donne beaucoup de satisfaction. J'accompagne Truus Druyts au piano et je fais également les backing vocals. Ce sont majoritairement des chansons calmes qui conviennent à un cadre intime. Pour son CD, j'ai également écrit quelques chansons. C'est encore autre chose pour Moiano. "Lorsque tu joue dans différents groupes, tu te retrouves obligatoirement devant toutes sortes de publics différents. C'est parfois marrant. Dernièrement, j'ai joué avec Krewcial au Paradiso à Amsterdam devant une bande de hiphoppers déchaînés. Je ne me suis pas senti très à l'aise durant cette soirée. Je ne suis pas le mec le plus baraqué qui existe et la salle était remplie d'armoires à glace. Pourtant, notre prestation a été un succès. L'ambiance était également très détendue. Les gars de Krewcial ne veulent pas parler de l'ambiance de ghetto, rapper sur des histoires de flingues ou encore porter des énormes chaînes en or. Cet état d'esprit dans le groupe fait énormément plaisir à voir." La peur de se lancer Stef n'a pas vraiment d'idole en Belgique. Il trouve cependant que Piet Goddaer (Ozark Henry) et Joost Zweegers ( Novastar) font du très bon boulot. "Ce n'est pas exactement mon genre de musique, mais je trouve qu'ils ont très bien réussi. Les collaborations ne sont donc pas obligatoires. Je les admire car ils ont tous les deux travaillé avec obstination et ont quand même eu beaucoup de succès. J'ai du respect pour cela. Sioen est également quelqu'un d'exceptionnel. Il vend aussi beaucoup. Mais il a tout dû faire par lui-même. Comme tu peux le voir, cela peut marcher. Pourtant, ce n'est pas donné à tout le monde. D'un autre côté: les contrats des firmes de disques sont au jour d'aujourd'hui très difficiles à obtenir. Les budgets se situent bien en dessous de ceux des années précédentes. Beaucoup d'artistes ont également peur de se lancer. Heureusement, je n'ai pas à me plaindre, tout va bien de mon côté. Je ne peux pas encore m'acheter un costume Armani pour chaque jour de la semaine, mais vivre de sa musique nous donne une énorme liberté." (RE) www.moiano.com www.krewcial.com
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Après 40.000 ans, l'Homme de Spy a enfin un visage!
23/02/2012
Depuis le début de cette année, Onoz, un village du Namurois, compte un habitant de plus. Cet homme s'appelle Spyrou et est un homme de Néandertal. Une équipe de scientifiques belges et d'artistes hollandais ont en effet élaboré une reconstruction hyperréaliste à taille réelle de ce à quoi l'homme de Spy - car il s'agit bien de ce jeune Wallon âgé de 40.000 ans - aurait dû ressembler. Alors que Spyrou, en route vers sa nouvelle maison dans l'Espace de l'Homme de Spy dans la province de Namur, était mis à l'honneur au Musée des Sciences Naturelles de Bruxelles, nous en avons profité pour tailler une bavette avec ses créateurs.
En 1886, Maximin Lohest et Marcel De Puydt découvraient dans la grotte de Spy quelques restes d'hommes préhistoriques. Après analyse, il est apparu que cette sorte différait radicalement de l'homme moderne. L''Homme de Spy' était un Néandertal.
Squelette virtuel
Les os furent datés: les Hommes de Néandertal de Spy étaient âgés d'environ 40.000 ans. Quand les héritiers de Lohest ont offert l
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Interview de la dessinatrice SARAH GLIDDEN
12/12/2011
Sarah Glidden a toujours voulu devenir dessinatrice. Dans un studio de Brooklyn, New York, elle a cherché avec d'autres jeunes dessinateurs son propre style. Elle avait alors 25 ans et produisait des mini comics sur sa vie quotidienne. Jusqu'à ce qu'elle décide de partir en Israël, à la recherche d'inspiration pour une sorte de journal de bord en forme de BD. Une idée en or. Son récit de voyage est le graphic novel de l'année et sa traduction en français (Comment comprendre Israël en 60 jours (ou moins)) semble suivre le même chemin.
Lors de son marathon promo à travers l'Europe, Sarah est passée par Bruxelles. Elle trépignait d'impatience de visiter la capitale européenne de la BD. «J'avais réellement envie de venir à Bruxelles,» nous confie-t-elle. «Tout à l'heure, j'irai d'ailleurs visiter le Musée de la BD et j'ai pu remarquer que plusieurs murs de la capitale sont ornés de personnages de BD. Super! Je suis une grande fan du style belge. On peut le remarquer dans mon œuvre: je suis plus
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ERIC BOSCHMAN: Un parcours vins sur vins
29/11/2011
Quand le sujet du vin est abordé en Belgique, on pense immédiatement à Eric Boschman, cet œnologue averti qui distille ses précieux conseils à la télé ou dans la presse écrite et à qui aucune distinction n'a encore échappé. C'est dans une ambiance détendue que nous avons égrené avec lui les quelques étapes importantes de son parcours sans faute.
GUIDO: Quel souvenir gardez-vous de vos études à l'école hôtelière de Namur?
Eric Boschman: Je suis comme beaucoup de vieux: au départ, mes études m'ont beaucoup, beaucoup fait chier. Et plus le temps passe, plus je me dis que c'était finalement bien! Alors que la première année en internat a été difficile, j'ai plutôt eu du mal à rentrer chez mes parents dès la deuxième année. Je suis très content d'avoir fait cette école. Une école de la vie en quel
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Le nouveau Jean-Claude Van Damme?
18/10/2011
Passionné par les sports de combat depuis sa plus tendre enfance, Alan Delabie vient de tourner son premier film en tant que réalisateur, 8 Hours, un thriller psychologique dont il tient également le rôle principal. Alors, y a-t-il de la place pour deux Jean-Claude Van Damme dans notre pays? Réponse avec l'intéressé.
GUIDO: A quel moment avez-vous commencé à vous intéresser aux arts martiaux? Alan Delabie: Dès l'âge de six ans, j'ai découvert les sports de combat, via mon grand frère qui avait des tas de posters de Bruce Lee dans sa chambre. D'abord impressionné par ces images violentes, ensuite intrigué, je suis enfin entré dans l'univers des arts martiaux. J'ai été immédiatement passionné. Pour moi, le karaté a directement été lié à l'artistique et non au combat. D'où
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Ice-Watch: La success-story
19/09/2011
Les montres Ice-Watch sont partout, autant dans les cours d'école du Sud du pays, sur les campus belges et étrangers que dans les clips de David Guetta ou au poignet de Fergie, la chanteuse des Black Eyed Peas. Comment Jean-Pierre Lutgen a-t-il réussi à envahir le monde de ses montres colorées? Entre deux déplacements à Hong Kong et à Miami, nous l'avons rencontré dans sa ville de cœur, Bastogne, pour en savoir plus.
Après des études en affaires publiques et internationales à Louvain-la-Neuve, Jean-Pierre Lutgen tourne rapidement le dos à la carrière diplomatique à laquelle il s'était toujours destiné et se lance dans le business en créant sa propre société avec un de ses amis, Tonton Lulu. D'abord en important des pin's (la grande mode de l'époque), ensuite en amenant des tas de nouveaux produits sur le marché européen, comme les bracelets en silicone et les montres publicitaires.
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Interview de YANN ARTHUS-BERTRAND
06/06/2011
Le curriculum vitae du français Yann Arthus-Bertrand, qui expose jusqu'au 19 juin ses incroyables vidéos à Tour Taxis à Bruxelles (6 milliards d'Autres), se lit comme un roman d'aventures. Comment arrive-t-on à promener son appareil-photo dans les plus beaux paysages de la planète à bord de montgolfières ou d'hélicoptères et d'en faire son gagne-pain? Tentative de réponse ci-dessous.
Dès ses 23 ans, Yann Arthus-Bertrand s'est vu confier la direction d'une réserve naturelle du centre de la France, mais après quelques années son ambition de protéger la nature semblait trop importante pour se restreindre à la seule Europe. Il a ainsi déménagé pour le Kenya, où il a photographié pendant trois ans une famille de lions de la célèbre réserve sauvage Masai Mara. Pour gagner sa croute, il dirigeait un ballon, ce qui lui a permis pour la première fois de sa vie d'admirer la planè
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Le CV très chargé d'Adrien Devyver
05/06/2011
On l'avait affublé du quali de 'Haute Tension' chez les Scouts. Un titre qui colle parfaitement au personnage qu'est devenu aujourd'hui le volubile Adrien Devyver quand on regarde plus attentivement son parcours. Retour sur dix dates-clés qui ont façonné l'animateur de Sans chichis.
1999 - 2003: Quatre années d'études paramédicales
«J'ai débuté mon cursus universitaire par un an d'infirmier à l'ISEI de Woluwe avec l'envie de devenir urgentiste. Etant moi-même hyperactif, je recherchais l'adrénaline de ce métier. Bien que j'aie réussi ma première année, les horaires difficiles et le manque de reconnaissance de ce métier m'ont décidé à abandonner ces études pour des candidatures en kiné que j'ai faites en trois
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Son métier: préparer les cadavres!
21/03/2011
Quand Bernard Caelen a contacté le Guido Magazine pour parler de son métier, on en est resté circonspect pendant quelques minutes. Il est en effet prosecteur à la Faculté de Médecine de l'UCL (Woluwe). En d'autres mots, il prépare les cadavres pour les étudiants en médecine. Un métier qui en dégoûterait plus d'un, mais que Bernard exerce avec une passion certaine.
GUIDO: Avant d'arriver à l'unité d'Anatomie humaine, vous aviez plutôt un job de bureau.
Bernard Caelen: J'ai un très long parcours professionnel. Je m'étais d'abord destiné aux sciences économiques avant de passer par tous les cas de figures possibles et imaginables: CDD, délocalisation, faillite, restructuration du personnel, … J'ai ainsi exercé mille et un métiers. Je travaillais dans un service de facturation avant de tomber sur une offre d'emploi pour un prosecteur. C'est
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Interview de Pierre Hamblenne - Créateur de vêtements
22/02/2011
En 2007, alors qu'il n'a que 19 ans à l'époque, Pierre Hamblenne décide de lancer sa propre société de vêtements. C'est ainsi que la marque JJOY a vu le jour et commence petit à petit à se faire un nom dans le microcosme de la mode belge. Rencontre avec un créateur passionné.
GUIDO: Tu as suivi des études à HEC-Liège. Pierre Hamblenne:C'est exact, mais je me suis arrêté au graduat. En effet, j'ai lancé la marque JJOY alors que j'étais toujours aux études et cela a tellement pris d'ampleur que j'ai été obligé de saisir la vague au bon moment. Soit je continuais à faire les deux choses à moitié, soit je m'investissais totalement dans mon projet.<
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Les confessions d'un ancien détective privé
17/11/2010
Qui n'a jamais été fasciné par la mystérieuse profession de détective privé? Ils foisonnent en effet dans la fiction, dans les romans comme au cinéma. Pourtant, près de chez nous, ils sont des centaines à œuvrer dans la plus grande discrétion. Nous avons rencontré l'un d'entre eux fraîchement reconverti en médiateur afin d'en savoir plus sur ce métier insolite.
Après des études en psychologie à Louvain, Philippe Dylewski a entamé sa carrière professionnelle par une année en tant qu'éducateur pour les jeunes délinquants. N'ayant pas accroché avec cette profession, il décide d'acheter un registre de commerce en activité complémentaire et se tourne vers le recrutement pendant quinze ans. Jusqu'à ce qu'il décide de devenir détective privé…
«Il n'y a jamais de dénouement heureux»
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