Les étudiants peuvent désormais travailler deux fois plus
Les vacances représentent pour beaucoup le moment ultime de délassement après une session de juin carabinée et des mois d'étude assidue (pour les plus courageux). Mais, si durant l'année, tu n'as pas le temps de te faire un peu de pognon, il te reste alors à opter pour un job de vacances qui t'aidera à recommencer l'année les poches pleines. Guido fait le point sur les grands changements de la législation sur les jobs de vacances.
A partir du 1er juillet, une nouvelle législation sera en vigueur concernant les jobs d'étudiants. Le grand changement opéré par celle-ci sera l'augmentation des jours prestés par les étudiants, passant de 23 à 46 jours pour tous les étudiants. Les plafonds fiscaux seront relevés, ce qui permettra aussi aux parents de l'étudiant de garder celui-ci à charge.
De 23 à 46 jours
Jusqu'à présent, un étudiant pouvait travailler un maximum de 23 jours pendant l'été. Ce délai était la condition sine qua non pour ne pas passer de 2,5% à 13,07% de cotisations sociales pour lui, et de 5% à 33% de cotisations sociales pour l'employeur. Et si l'étudiant ne respectait pas ces délais et dépassait une certaine limite, cela avait comme conséquence directe de faire perdre aux parents leurs allocations familiales.
A partir du 1 er juillet, l'étudiant pourra prester le double de jours de travail (à condition de ne prester que 23 jours durant l'été et le 23 autres jours à un autre moment) avec les mêmes cotisations sociales que dans le passé. Les plafonds fiscaux seront simplement relevés pour permettre aux parents de ne pas perdre leurs avantages et les cotisations sociales seront désormais de 8% pour l'employeur et de 4,5% pour le jobiste.
Contrer le travail au noir
Cette réglementation est donc plus souple et rencontre complètement les désirs des étudiants comme ceux du secteur Horeca. Cela permettra donc de répondre au manque de personnel durant les mois d'été et de contrer le travail au noir qui était alors souvent choisi par les étudiants désespérés.
Tout cela peut te sembler chinois, il est donc bon de te renseigner dans les endroits adaptés: Infor Jeunes (www.inforjeunes.be), Tremplin pour l'Emploi (www.tremplinpourlemploi.be), Creyf's (www.creyfs.be)…
Stage d'attente rétréci
Enfin, la dernière transformation introduite par cette réforme concerne le stage d'attente avant de pouvoir profiter du chômage. En fait, un étudiant au terme de ses études peut demander d'obtenir des allocations de chômage, qui ne lui seront versées que 9 mois après la fin de ses études (le stage d'attente). Désormais, le travail étudiant effectué en-dehors de cette période sera automatiquement déduit de ce stage d'attente. Pour être plus concret, un étudiant qui a travaillé quatre mois au total durant ses études verra son stage d'attente passer de 9 à 5 mois, une bonne opération en somme.
(SD)