Image
02/10/2005

Interview de MIRA DIRKX, manager RH chez PricewaterhouseCoopers

"Chez nous, après cinq ou maximum six ans, vous pouvez évoluer et devenir manager. Il faut savoir que nos employés sont très convoités sur le marché du travail. C'est pour cette raison qu'un certain nombre d'entre eux considèrent PricewaterhouseCoopers comme un bon tremplin. Alors que d'autres veulent évoluer de manière interne, sur la plan national et international."

Tel est le refrain de Mira Dirkx, un manager en Ressources Humaines de PricewaterhouseCoopers, une entreprise qui engage annuellement 100 à 150 jeunes diplômés (Economie, Droit, Fiscalité, Ingénieurs, Comptabilité…).

PwC est une des quatre Big Four et se définit comme étant une 'organisation professionnelle de services'. Ses clients sont principalement des entreprises locales et internationales ainsi que les services publics. Les services qu'elle prodigue sont entre autres de l'ordre de la fiscalité, l'audit (contrôle de la comptabilité), la comptabilité, l' ICT, l'accompagnement de réorganisations ou de fusions ou l'avis juridique.

Quelque 1200 personnes travaillent au sein de PwC-Belgique: la moitié dans le département de l'audit, 400 personnes au sein du département fiscal et une centaine d'employés dans le département consacré aux conseils. Cette année, environ 150 jeunes diplômés y ont été engagés, la majeure partie d'entre eux ayant terminé une licence en économie ou en droit. Au mois de septembre, 90 nouvelles personnes ont entamé un nouveau challenge dans le département de l'audit. Cela va de licenciés en économie, en Sciences Economiques Appliquées, en Sciences Commerciales ou en droit. Un diplôme supplémentaire n'est pas nécessaire, c'est déjà très bien comme ça. Après deux semaines de formation intensive, les nouveaux peuvent entrer dans l'arène et ils s'incorporent dans les équipes d'audit qui travaillent dans le bureau des clients. Une équipe d'audit se compose d'un (ou de plusieurs éventuellement) manager et de plusieurs auditeurs senior et junior.

Nonante nouveaux employés par an dans un département comptant un peu plus de 600 personnes, ce n'est pas très courant. Il y a en effet une sorte de roulement: 15% par an. Beaucoup de jeunes optent pour une carrière dans une des Big Four et considèrent celle-ci comme un 'tremplin'. D'autres entreprises 'achètent' alors sans rechigner leur expérience et leur formation.

Dans le département dédié à l'audit, il existe encore d'autres sous-départements, dédiés à l'actuariat (assurances), l' IT et les enquêtes de fraudes. C'est là que travaillent également des licenciés en Math ou Physique, des ingénieurs, des actuaires… Dans le plus petit département, conseil, travaillent principalement des détenteurs de diplômes en économie, droit et informatique. Les MBA et les licences spéciales sont plus que les bienvenus. Ces personnes analysent et améliorent les systèmes de l'entreprise et ils accompagnent les autres lors de reprises ou de situations de crise. Dans le département 'Fiscalité', une licence spéciale en fiscalité est "très appréciée", bien qu'une telle formation soit encore possible après l'engagement, avec l'appui de l'entreprise. Les ' legal consultants' sont spécialisés dans le droit des entreprises, le droit associatif et le droit social. Mais ici, les gradués en Comptabilité, Pratique du Droit et autres sont les bienvenus. Ils débutent au sein d'une équipe et s'occupent des obligations en comptabilité et fiscalité des clients. Au total, une quarantaine de personnes ont débuté cette année au département 'Fiscalité'.

"Chaque année, cela devient de plus en plus difficile de trouver des personnes en suffisance"

A cause de l'évolution démographique (moins de jeunes), il est chaque année plus difficile de trouver des diplômés en économie et en droit. Le nombre d'universitaires est en perpétuelle croissance, mais il y a encore certains manques dans quelques branches. C'est justement par ces branches que PwC est intéressé. Quatre personnes travaillent à temps plein au service du personnel pour engager des étudiants en dernière année.

Depuis quelques années, ils rencontrent des difficultés pour attirer assez de personnes, selon Mira Dirkx. On attend que cela devienne encore plus difficile au cours des années qui viennent. Quelques pays voisins sont déjà dans cette phase depuis quelque temps. Les entreprises hollandaises et luxembourgeoises visent donc de plus en plus les jeunes diplômés belges. L'étendue du problème dépendra de la conjoncture. Au mieux l'économie se portera, au plus grand le problème sera. PwC s'efforce donc de chasser encore plus frénétiquement les étudiants en dernière année. Et de plus en plus tôt. Déjà à partir de novembre, ils organisent des 'événements de sélection' pour les dernières années. Ils essaient ainsi d'attirer les jeunes le plus tôt possible. Ils proposent des contrats de travail jusqu'aux mois de juillet et août. Beaucoup de temps et d'efforts sont investis dans le recrutement. L'entreprise est présente lors des recrutements sur les campus et les salons de job. Les employeurs actuels y racontent leur propre expérience. Leurs brochures expliquent clairement les opportunités qui existent. Grâce aux publicités, on note une augmentation de la célébrité de PricewaterhouseCoopers. Les étudiants en dernière année des orientations choisies sont chaque année invités à l'avant-première d'un film, suivie d'une discussion informative. Une newsletter tient les jeunes intéressés au courant.

Moins de chaises que d'employés

Il y a près de 1200 personnes qui travaillent chez PricewaterhouseCoopers. Pour eux, on n'a prévu que 900 chaises de bureau. Beaucoup d'employés travaillent également chez le client. ‘ Dynamic office’, telle est l'appellation de cette politique. Chaque employé est officiellement lié à un des quatre bureaux de Belgique (Bruxelles, Anvers, Gand et Liège), mais peut très bien se connecter dans n'importe quel autre bureau grâce à son portable. Dans le département des audits, beaucoup d'employés travaillent à temps partiel chez les clients successifs. Le travail à domicile est aussi occasionnel, malgré la collaboration intense entre les employés.

L'anglais est plus important que le néerlandais

Chez PwC, il suffit d'une bonne connaissance de base de la deuxième langue nationale afin de pouvoir communiquer avec les clients et les collègues. Par contre, il est demandé de maîtriser la pratique de l'anglais. "Toutes les formations, réunions, e-mails et communication interne se déroulent en anglais," selon Mira Dirkx.

Que ces jeunes aient obtenu durant leurs études des distinctions, ce n'est pas un critère en soi. Quand on voit que les jeunes ont 'bissé' à plusieurs reprises, on "les questionne à fond sur le sujet", nous explique Dirkx.

Cela dépend du département, mais les capacités verbales et numériques sont très importantes, en plus de la compétence analytique et synthétique. Quant à la personnalité, on insiste ici sur les compétences sociales (communicatif, esprit d'équipe) et sur la soif d'apprendre, au vu du nombre de formations.

Dans le top 25 des meilleurs salaires

Chaque année, PricewaterhouseCoopers compare ses salaires avec ceux des autres entreprises, via les célèbres enquêtes salariales. Leur but étant de mieux payer leurs employés que ¾ des entreprises.

Un licencié qui commence aura donc un salaire de 1500 euros net, incluant le remboursement de ses trajets. En plus de cela, dans chaque département, une voiture de société (du type Ford Focus) est proposée en plus d'une assurance de groupe, un ordinateur portable et un abonnement GSM. Chaque année, le salaire augmente en adéquation avec les prestations de l'année écoulée et lors des promotions, le tout est réévalué. En contrepartie, on attend des salariés un certain paquet de travail. Officiellement, les 37,5 heures/semaine sont d'application, mais c'est surtout le cas lors de périodes intenses et certains jeunes employés reçoivent un remboursement de leurs heures supplémentaires. "On engage surtout des gens très ambitieux qui sont prêts à travailler dur, à suivre beaucoup de formations et qui veulent une carrière rapide," nous raconte Dirkx. Pour compenser cette charge de travail, on prend en compte le ‘fun’ et les facilités "pour rendre la vie plus confortable". Dans cette dernière catégorie, on retrouve la présence d'une banque, un centre de fitness, un petit magasin, un bar et un restaurant… Dans la catégorie ‘fun’ se trouvent un certain nombre d'événements qui essaient de rendre l'atmosphère plus cordiale: des formations dans de beaux lieux, des manifestations sportives, des fêtes de fin d'année…

(DDW)


LOKAYAH: Des épices d'exception directement dans ton salon

La cuisine ayant toujours été au centre de sa vie, Alexandre Pottok (37 ans) a récemment décidé de se [...]

La fiche de paie, un mystère pour de nombreux employés

Déchiffrer une fiche de salaire n'est pas donné à tout le monde. C'est ce qui ressort d'une [...]

  • Slider
  • Slider

Topmovies

SOCIAL

Jobs in the picture

  • Slider
  • Slider
  • Slider


GUIDO SA est l'entreprise média de niche numéro 1 en Belgique vers le groupe-cible des jeunes (les étudiants en particulier), les écoliers et les young starters.

Bruiloftstraat 127, 9050 Gentbrugge
Tel.: +32 (0) 9 210 74 84