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27/10/2005

Interview de SARAH JABLOUNE: Mannequin

Elle vient à peine d'avoir 23 ans et pourtant, elle a déjà fait la moitié d'un tour du monde. Le mannequin Sarah Jabloune a de quoi se réjouir. Elle passe le plus clair de son temps à Milan où elle partage un appartement avec sa room mate américaine. En plus, on pourra bientôt la voir aux côtés de Harvey Keitel dans The Stone Merchant.

"Comment me suis-je retrouvé dans le milieu du mannequinat? Je suis tout simplement tombée dedans," nous raconte Sarah. Je n'ai rien pu faire avec mes études en Sciences Familiales. Mon chemin a alors croisé les bonnes personnes." Un formation en mannequinat, ça n'existe toujours pas en Belgique. Selon Sarah, cela n'est pas nécessaire. "Il existe des cours pour apprendre à bien marcher, mais pour moi, c'est tout simplement une perte de temps."

Un appartement à Milan

GUIDO: Comment une étudiante en Sciences Familiales devient-elle tout à coup top model?
Sarah: J'ai un jour fait un ‘shooting’ pour un magasin et cela s'est tellement bien passé que je n'ai plus jamais arrêté. Je me suis peu à peu retrouvée à ne plus faire que ça. Au début, c'était plus un hobby pour arrondir mes fins de mois. Jusqu'à ce qu'une agence de mannequins d'Athènes me demande de venir travailler pour eux durant un mois entier. Depuis, je n'ai plus arrêté de voyager aux quatre coins du monde. En fait, tout cela s'est fait assez naturellement.

GUIDO: Comment s'est passé ton premier séjour à l'étranger?
Sarah: Au tout début, j'étais bien évidemment énormément stressée. Mais en même temps, je trouvais tout cela vachement excitant. Tu es seule quelque part, tu dois donc être sociable et établir des contacts. Dorénavant, je vis pour la plupart du temps à l'étranger. On s'y habitue très vite. A Milan, j'ai un appartement que je partage avec un autre top model, une Américaine. Durant les premiers mois, j'ai bien sûr visité les moindres recoins de la ville, mais j'ai également testé la vie nocturne! Mais, ce n'est pas possible de faire tout le temps la fête. Maintenant, je préfère rester avec quelques copains dans le parc, à jouer de la guitare, lire un bouquin ou écrire des poèmes.

“You are not supposed to eat”

GUIDO: Quels sont tes employeurs principaux?
Sarah: Mon agence principale en Belgique est Dominique Models. Mais je suis aussi liée à une agence de mannequins à Milan, New York , Barcelone, en Allemagne et aux Pays-Bas. Ils sont responsables des castings lorsque je suis sur place. Chaque mission est différente d'une autre. Cela peut très bien être pour poser pour un magazine, montrer des vêtements pour un catalogue, collaborer à une pub télé, faire un défilé, j'en passe et des meilleures. Il existe cependant une marque pour laquelle je suis toujours ravie de faire des ‘shootings’: Lee Jeans. Ce sont des gens incroyablement sympas. C'est le plus important pour moi, je me sens bien avec les gens avec lesquels je travaille. J'accorde beaucoup d'importance en effet à l'ambiance sur le lieu de travail. Et croyez-moi, ce n'est pas toujours aussi cool. Dans notre 'petit monde', ils considèrent encore et toujours les mannequins comme des pétasses. Tout le monde n'est donc pas aussi sympathique.

GUIDO: Et comment cela se passe-t-il avec ceux-là?
Sarah: Il faut parfois mordre sur sa chique. Je me souviens d'une séance photo en Italie pour laquelle je devais être très tôt sur le set. J'étais déjà prête à six heures du matin, mais je n'avais pas eu le temps de déjeuner. Quand je suis arrivée, tout le monde était en train de manger, mais personne ne m'a demandé si je voulais quelque chose. Quand j'ai voulu manger un bout, une des personnes présentes m'a dit la chose suivante: “A model is not supposed to eat during work.” Je ne me suis pourtant pas laissé faire et je lui ai dit que je ne savais pas travailler le ventre creux. Tout le monde a commencé à me regarder bizarrement. Pourtant, cela me semblait normal de vouloir manger avant de poser dans le froid toute une journée durant. Il faut quelque fois donner de la voix, mais le plus souvent, les contacts se passent très bien. Je trouve cela génial de rencontrer autant de gens. Tout cela reste très excitant.

Tomber pour mieux se relever

GUIDO: Quelle est l'ambiance entre les mannequins?
Sarah: En Belgique, il y a une certaine loyauté entre les mannequins. Les top models sont très sympas les unes envers les autres et s'aident même dans leur travail. A Milan, c'est totalement différent. Là-bas, quand tu arrives à un casting, il y a parfois des centaines de filles qui font la file. On te regarde donc comme une rivale potentielle. Lors d'un casting, j'ai même vu deux filles se tirer les cheveux! Je trouve cela ridicule. Nous sommes toutes uniques et nous avons chacune notre personnalité et notre propre look. Je ne vois pas d'intérêt à cette concurrence.

GUIDO: A part rencontrer des gens, quels sont les autres avantages de ton job?
Sarah: En côtoyant des personnes du monde entier, tu apprends à mieux te connaître toi-même. Ce n'est pas un monde facile, tout est donc une question de 'tomber pour mieux se relever'. Mais cela fait partie de l'aventure. Chaque nouveau jour est un défi personnel. Il n'y a aucune certitude: souvent, je ne sais pas de quoi demain sera fait. L'agence m'appelle est je me retrouve le lendemain à l'autre bout du monde pour un ‘shooting’. Cette manière de vivre me convient amplement. Je vais bientôt de nouveau prendre l'avion pour Lyon et Londres et entre les deux, encore une fois à Milan. Je suis très occupée, mais c'est ça que j'aime.

GUIDO: Tu ne flippes donc jamais?
Sarah: Comme n'importe qui, j'ai parfois des moments de doute. Mais cela ne dure jamais plus longtemps qu'un quart d'heure. Je fais un métier difficile et les journées sont souvent très longues. Tu dois souvent attendre et les voyages sont souvent fatigants. Mais, tant que j'ai un MP3 avec moi, tout se passe bien! Manger sainement exige également beaucoup de discipline. Interdiction de me goinfrer tous les week-ends. Mais j'ai quand même du temps pour mes loisirs. Si je n'ai rien à faire, je fais du fitness ou je passe du temps avec mes amis ou ma famille, si je suis en Belgique naturellement. Un peu de mouvement n'a jamais fait de mal à personne! Mais une fois en Belgique, j'ai encore beaucoup de choses à régler: mettre de l'ordre dans mes papiers et régler certaines affaires. Enfin, il existe aussi des périodes plus calmes. Parfois, je ne dois travailler qu'une à deux fois sur une semaine, mais l'ennui s'empare alors très vite de moi.

Encore des films

GUIDO: Quelles qualités faut-il avoir pour faire un bon mannequin?
Sarah: Etre photogénique, cela me semble être un atout indispensable (rires). Tu dois également pouvoir te retrouver dans des situations très variées. Parfois, tu te dois d'être sérieuse tandis que tu te retrouves le lendemain dans une ambiance très décontractée. Un mannequin ne doit pas être trop timide. En fait, il faut rester soi-même et ne pas se laisser aller. Cependant, ce n'est pas toujours facile. Pendant les castings, tu n'es pas toujours très bien considérée. Soit ils te trouvent trop maigre, soit trop grosse. Ce qui rend la tâche encore plus ardue. Il faut essayer de relativiser un maximum. Il y a en effet certaines filles qui prennent tout au premier degré et qui descendent très bas. Elles en arrivent même parfois à souffrir de troubles de l'alimentation. C'est dommage. Je fais attention à ce que je mange, mais j'essaie de ne pas aller trop loin. Chez moi, j'ai toujours appris à bien manger. C'est ce que je continue encore à faire maintenant.

GUIDO: Comment vois-tu le futur?
Sarah: Il est impossible d'être mannequin pendant toute sa vie. Pourtant, en tant qu'ancien mannequin, on peut encore te donner quelques missions. Tu travailles alors pour d'autres clients. Quand j'aurai trente ans, je suppose que je ne ferai plus les mêmes choses que maintenant, à 23 ans. Cela va de soi. Cependant, je dois avouer que je ne me préoccupe pas tellement de ma carrière. Je suis convaincue qu'un certain nombre de choses vont encore arriver dans mon boulot actuel. Je parle plusieurs langues, je sais faire pas mal d'autres choses, je crois donc que je me débrouillerai. J'ai confiance en l'avenir. Récemment, j'ai joué un petit rôle dans The Stone Merchant du réalisateur Renzo Martinelli, avec Harvey Keitel. Ce fut une expérience très spéciale. J'ai suivi quelques cours de comédie et j'aimerais continuer dans cette voie. J'ai dorénavant un agent à Milan qui m'accompagne dans le milieu du cinéma. J'aimerais percer dans ce domaine. J'espère en effet que ceci n'était pas ma dernière expérience au cinéma.

Riet Evers

www.dominique-models.be


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