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05/02/2006

KOEN RYGOLE, architecte paysagiste et de jardin

Après des études à la Haute Ecole de Gand, Koen Rygole, architecte paysagiste, est parti au Danemark pour ajouter une année de Landscape Design à sa formation. Plus tard, il a monté sa propre SPRL et s'est fait remarquer cette année avec un projet de jardin grâce auquel il a gagné un prestigieux concours pour les architectes de jardin débutants.

De l'harmonie au contraste

‘Sfeer' qui se déroule chaque année au Flanders Expo de Gand est un des salons lifestyle les plus connus en Flandre. C'est en effet là que se retrouvent les dernières tendances de l'habitat et des intérieurs, jardins et piscines de tous les styles et pour tous les goûts. Les architectes de jardin diplômés depuis moins de cinq ans peuvent s'inscrire à ce concours et voir ainsi leur projet réalisé lors du salon ' Sfeer ". Et il ne fait aucun doute que les jeunes talents n'hésitent pas longtemps avant de se lancer dans l'aventure! Les cinq meilleurs projets de jardin sont donc choisis par l'organisation qui accompagne les gagnants au fil des différentes étapes. De cette façon, les lauréats reçoivent non seulement l'attention de la presse, mais ils peuvent également montrer leur réalisation sur un podium vu par 40.000 visiteurs.


Cette année, la mission était de concevoir un jardin public destiné aux enfants et qui nécessite peu d'entretien. Pour ce faire, chaque participant a reçu les plans de la nouvelle maison de l'architecte Razvan Oprescu . Un rêve qui devient réalité pour les jeunes architectes, mais aussi un grand défi. Un des participants n'étaient autre que Koen Rygole . Et celui-ci a décidé de s'écarter du chemin tout tracé lors de ces évaluations et a élaboré quelque chose de nettement différent par rapport à ses collègues. C'est ce projet assez buté qui lui a permis de remporter la première place.

Marcher en rang

GUIDO: Qu'y avait-il de si particulier à ton projet?
Koen: Le jardin que j'ai conçu était encore un peu sauvage. Il n'y avait pas de calcul précis des lignes dans ma réalisation alors que l'habitation était elle-même très fixe et minimaliste. C'est cela qui a donné ce contraste. L'aspect sauvage du jardin met bien en valeur l'architecture de la maison. Selon moi, l'architecture était dans la nature, si je peux parler ainsi. C'est de là que vient le nom ‘Culture Nature'. Grâce à ma victoire, j'ai pu exposer ma création durant deux semaines au salon ‘ Sfeer '. Ce qui m'a amené pas mal de publicité, des nouveaux clients et des autres missions. Une belle expérience donc.

GUIDO: Est-ce facile de se lancer en tant qu'architecte paysagiste ou de jardin en Belgique?
Koen: Ce n'est pas si facile. Il n'y a que deux écoles qui proposent ce type de formation en Flandre: à Melle et à Vilvoorde. J'ai moi-même effectué mes études à la Haute Ecole de Gand à Melle. Mais l'offre est en elle-même satisfaisante, chaque année, c'est en effet plus de 120 étudiants qui sortent diplômés de cette école. Vu que ces étudiants recherchent tous en même temps un travail, c'est à ce moment que cela devient difficile pour nous. C'est du travail de design de jardin et non de construction. Et les bureaux de design ne sont pas nombreux. C'est pour cette raison qu'après mes études, je suis parti au Danemark pour suivre une formation en Landscape Design. On y avait le choix entre plusieurs orientations. Parfois, on avait des travaux à faire avec les étudiants des autres orientations. C'est de cette manière que j'ai appris des choses nouvelles sur l'urbanisme, ce qui m'a ouvert l'esprit. C'était très stimulant, ce fut une nouvelle expérience pour moi. La manière de donner cours est également différente au Danemark. On ne peut en effet pas parler de cours, je parlerais plutôt de conférences. Un autre avantage, ce sont les projets qui sont suivis individuellement. Le contact avec les profs n'a aussi rien à voir avec ici. Chez nous, c'était plutôt une ambiance enfantine où on doit marcher en rang!

Etre son propre patron

GUIDO: Que s'est-il passé une fois que tu es rentré du Danemark?
Koen:
J'ai très vite exécuté quelques projets pour le bureau de Paul Deroose . Pour un architecte débutant, ce n'est pas mal du tout. Plus tard, j'ai également travaillé pour le bureau d'architectes renommé, Buro II , à Roeselare. Je n'y ai effectué que des missions en freelance. Après ma participation à ‘ Sfeer 2005', j'ai enfin pu débuter en tant qu'indépendant. Bien que je travaille encore régulièrement avec Buro II . En fait, je fais deux sortes de travail différentes. Les gens peuvent venir me voir avec leur question ou alors, je me mets directement au travail avec les architectes. Quand on débute le projet avec les architectes, le projet peut alors directement prendre en compte le jardin. Cette manière de travailler m'intéresse. C'est donc dans cette méthode que j'aimerais me spécialiser: arriver à un beau résultat en groupe pour que tout soit en harmonie.

GUIDO: C'est un métier difficile?
Koen: C'est un travail très difficile, en effet. Ce n'est pas un job de fonctionnaire en tous cas. Mais je le fais toujours avec plaisir, cela demande de la créativité et il y a assez de changement. Je trouve cela aussi pas mal d'être mon propre patron. A terme, j'aimerais transformer mon entreprise d'une personne en un bureau de design pour encore arriver à un meilleur résultat en groupe. J'aimerais également entreprendre des projets à plus grande échelle. Un architecte paysagiste ou de jardin ne se limite pas à concevoir des jardins. J'aspire aussi à m'occuper de travaux publics. Tant que ma créativité est mise à l'épreuve.

GUIDO: La créativité est ta motivation?
Koen: Pour moi, la créativité est le plus important , oui. Certains architectes s'occupent par exemple aussi de la construction, d'autres se concentrent sur la conception. J'appartiens à cette dernière catégorie. Tant que tu ne t'occupes que de la conception, ta créativité est constamment mise à profit. Quand tu la combines avec la construction du jardin, cette créativité reste limitée. On exploite à fond notre créativité parce qu'on part à chaque fois de zéro. C'est un monde assez restreint chez nous. Pour réussir, il faut donc une bonne dose de ténacité. Car on n'a rien sans rien.

GUIDO: Tu n'as jamais voulu devenir pompier ou boulanger?
Koen: Non, j'ai tout de suite compris la direction que je voulais suivre. Dès mon plus jeune âge. Avant d'entamer mes études supérieures, j'avais déjà suivi sept années d'académie. Tu vois, toutes mes occupations m'ont amené dans la même direction.

(RE)


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