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14/01/2007

Le statut des MONITEURS DE SKI

Imagine, tu sais bien skier, mais tu n'as pas assez d'argent pour passer tes prochaines vacances sur des skis. Tu t'imagines que c'est chose aisée de proposer tes services à un organisateur de voyages afin de donner des cours de ski. Mal t'en as pris!

En effet, en théorie, les Alpes n'autorisent pas les étrangers à venir donner des cours de glisse. Pourtant, en pratique, le problème est beaucoup plus ardu.

En Belgique, il n'existe pas vraiment de règles ou de législation à proprement parler sur l'accompagnement des activités sportives. Dans des pays comme la France et l'Autriche, c'est une toute autre chose. L'accompagnement est dans ces pays un métier protégé. Et c'est contraire à la loi de donner des leçons de ski en amateur. "Pour la sécurité, la France exige des compétences minimales, qui se rapprochent très fort des plus hauts diplômes de ski," nous explique Alain De Greef, directeur du département ski de Bloso, le Commissariat Flamand du sport. On n'est donc pas intéressé de savoir si le moniteur de ski est payé ou non, ou même si celui-ci est professionnel ou amateur. Mais plutôt des capacités que celui-ci peut garantir. La France est peut-être le pays le plus sévère, mais aussi le plus conséquent. Dans les autres pays, des adaptations locales sont possibles, comme par exemple pour le bourgmestre du domaine skiable. La Suisse est un cas à part, vu que le pays ne fait pas partie de l'Union Européenne et est donc en-dehors de la zone de libre circulation des personnes. Il est donc possible que tu sois alors éjecté de la piste. Mais aussi que tu ne rencontres aucun problème.

Belgique

Le Gouvernement Belge ne voit aucun problème dans ces statuts. L'accompagnement sportif n'est pas réglementé. Que ce soit le statut fiscal et social, il n'y a pas de problèmes à rencontrer. L'accompagnement des voyages au ski est presque toujours non payé, sauf pour quelques accompagnateurs occasionnels. En tant qu'accompagnateur, tu as droit à la location, le ski-pass et éventuellement le matériel de ski. Certaines organisations rajoutent de l'argent de poche, mais celui-ci sera vite écoulé, après quelques pintes ou verres de schnaps. En France (de nouveau), ces participations aux frais en nature peuvent créer des problèmes. Selon la loi française, tous les avantages en nature constituent une partie de salaire. Par exemple, ta veste de ski gratuite sera considérée comme un salaire. La France considère cela comme de la concurrence déloyale avec les profs de skit (français) qui sont payés eux 'normalement'.

Assurances

Un autre élément auquel les accompagnateurs doivent faire attention, mais qui est oublié par pratiquement tout le monde selon De Greef, ce sont les assurances. Si un accident sérieux a lieu durant une leçon de ski, le moniteur peut être tenu pour responsable, si son statut n'est pas clairement défini. La plupart des gens contractent une assurance quand ils vont skier, mais ils oublient que cela ne couvre que ses propres dégâts. C'est donc le contraire d'une assurance auto qui couvre les dégâts causés aux autres et non les propres dégâts (sauf s'il s'agit d'un assurance omnium). Une assurance familiale couvre les dégâts causés à des tiers, mais la plupart de ces assurances excluent des sports dangereux tels que le ski. La Fédération Flamande de ski ( www.vssf.org ) offre donc des assurances supplémentaires: responsabilité civile vis-à-vis de tiers et responsabilité civile en tant que moniteur de ski. “Sans une telle assurance, tu risques de devoir payer pour le reste de ta vie si un accident a lieu sous ta responsabilité,” avertit De Greef.

Formation

La Fédération Francophone Belge de Ski (www.ffbs.ski.be) propose trois niveaux de formation pour ses profs de ski: initiateur, aide-moniteur et moniteur . Seuls les lauréats des deux premiers niveaux ont la possibilité de donner cours en tant que moniteurs-stagiaires dans les écoles de ski français. Et ceux qui ont effectué la dernière formation ont effectué l'eurotest, un slalom géant, sui peut être considéré comme l'examen final européen. “Au plus haut niveau, la situation est régularisée. Les normes de sécurité maximales sont garanties. Le métier peut ainsi enfin être exercé,” toujours selon De Greef. Le statut de moniteur peut enfin être professionnellement employé en tant qu'accompagnateur de ski. Chaque année, quelques centaines de Belges décrochent l'un des diplômes présentés ci-dessus. Les organisations de voyages ne rencontrent donc pas de problème à trouver assez d'accompagnateurs. Ben De Bock (de Josk) nous explique qu'il ne rencontre presque jamais de problème durant les vacances d'hiver. Par contre, pour les vacances de carnaval et quelques autres semaines, il faut plus chercher pour trouver étant donné qu'il y a beaucoup de vacanciers et peu d'accompagnateurs. Josk recrute principalement auprès des étudiants. Il y a aussi quelques personnes dans la vie active qui prennent une semaine de congé pour partir au ski en tant qu'accompagnateur. Josk a différents contacts afin de travailler avec des accompagnateurs flamands. “Nous avons quelques oppositions, mais ça marche. Nous ne faisons pas la France, ce qui facilite les choses.” Selon De Bock, aucune organisation belge ne travaille avec des moniteurs de ski rémunérés. Seuls les profs qui partent pour de longues périodes reçoivent une indemnité. Pour le reste, on parle des coûts de location et du ski-pass.

(DDW)

L'Europe n'en sait pas plus…

… et ne semble pas trop s'en préoccuper. Depuis 2000, un accord existe au niveau européen sur l'accompagnement de ski par des professionnels (voir aussi ci-contre). Il y a eu quelques plaintes sur le cloisonnement du marché pour les états membres de l'Union Européenne, ce qui n'est pas autorisé par les accords européens. Dorénavant, une compétence minimale est déterminée, en tant que garantie pour la sécurité, et tout est très clair. En ce qui concerne les moniteurs amateurs, rien n'est déterminé et il n'y a encore jamais eu de plaintes à la Commission Européenne. Pourtant, il y a des chances que cela évolue au cours des années. Pour le moment, la directive des services est d'application. Qui élimine en principe toutes les frontières intra-européennes pour les personnes qui veulent utiliser un service dans un autre pays. Donc, celui qui est qualifié dans son propre pays peut également travailler dans un autre pays de l'UE. Mais que cela soit également le cas pour les moniteurs de ski n'est pas si sûr que ça. La loi européenne prévoit quelques exceptions à la libre circulation, pour des raisons de sécurités. Il serait possible que les Alpes saisissent cette exception afin de garder leurs portes fermées.


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