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09/09/2007

Les jobs du futur

Le monde tourne de plus en plus vite. Les tendances se succèdent. La Chine est à la une de tous les médias, de toutes les conversations, alors que pratiquement personne n'en parlait il y a quelques années.

Mais que tout cela ne cause pas de sentiment d'inquiétude ou d'insécurité. Celui qui est attentif, entrevoit déjà l'avenir. Ou du moins les grandes lignes. Voici comment GUIDO voit l'avenir du marché du travail.

Le vieillissement

La prédiction la plus facile est d'emblée la plus importante: du fait que le taux de natalité baisse depuis plusieurs années, il y aura de plus en plus de personnes âgées et de moins en moins de personnes actives. Ces dernières décennies, nous avons connu un excédent de main-d'œuvre, et donc un taux de chômage élevé ou très élevé. Maintenant, nous connaissons une situation inverse. L'effet en a été très limité jusqu'ici. La ‘guerre des talents' a à peine commencé, mais elle prendra rapidement de l'extension. Actuellement, il y a pénurie de spécialistes IT, de vendeurs, de personnes qui veulent faire des métiers que la majorité refuse d'exercer. Les dix ou vingt ans à venir seront impressionnants. Les baby-boomers - ceux qui sont nés juste après la fin de la seconde guerre mondiale jusqu'au milieu des années soixante - prendront leur retraite. Cela représente un nombre énorme. Leurs remplaçants font partie d'une génération beaucoup moins nombreuse.

Les femmes

Quand il y a pénurie de main-d'œuvre, il faut attirer tous les actifs potentiels. Laisser les femmes aux fourneaux correspond alors à une perte de talents (indépendamment de considérations éthiques éventuelles auxquelles nous n'allons pas nous risquer). Les femmes doivent être plus présentes sur le marché du travail, tant en qualité qu'en quantité. Les Etats-Unis nous montrent la voie. Là-bas, un manager sur cinq est une femme, tandis qu'en Europe il n'y en a qu'une sur vingt. Un professeur sur cinq est une femme dans les universités américaines, en Europe, une sur dix. La société occidentale ne peut plus se permettre d'ignorer les femmes, et cela signifie que cette société devra se plier aux souhaits et aux exigences des femmes. Les femmes joueront désormais un rôle dans la création et le destin des entreprises. Il va de soi que les tâches qu'elles assumaient jusqu'ici devront être exécutées autrement. Dans un ménage où les deux travaillent, la femme fera essentiellement appel à des aides extérieures pour exécuter ces tâches: à une femme d'ouvrage, à un traiteur, à un service de repassage, à une mère d'accueil, à une mère ou une belle-mère. Cela se traduira par un nombre de métiers croissant pour les femmes non qualifiées et des migrants, illégaux ou non.

Discrimination

Et en parlant de migrants. La Belgique réalise un très mauvais score sur le plan international quant à l'intégration de migrants dans le monde du travail. En Belgique, il y a un gouffre entre le taux de participation au travail des autochtones et des allochtones, bien plus que partout ailleurs. Et là encore, ce sont des talents et des actifs potentiels gaspillés, ce que nous ne pouvons plus nous permettre. Il est plus important d'essayer d'éliminer le chômage que de discuter à qui incombe la responsabilité du taux de chômage élevé parmi les migrants. Les offres d'emploi ne peuvent plus seulement s'adresser à des hommes jeunes de race blanche ayant des diplômes et de l'expérience. Tout le monde devra travailler. C'est une lame à double tranchant. Les quinquagénaires par exemple ne doivent plus espérer terminer leur carrière en roue libre pour rapidement prendre leur retraite. Il s'agira de travailler plus longtemps.  

Salaires

Quand il y a pénurie de quelque chose, ce quelque chose devient cher. Les économistes parlent de loi de l'offre et de la demande. Une pénurie de main-d'œuvre signifie donc que la main-d'œuvre deviendra plus chère. C'est bon à prendre pour les travailleurs: leur salaire augmentera. Les entreprises devront faire un plus gros effort pour attirer assez de gens, suffisamment de personnes qualifiées. Mais qu'on ne te monte pas la tête en tant que jeune (presque) salarié. Les entreprises ont très bien compris que débourser des sommes folles n'est pas une bonne idée. On essaye de maîtriser le plus possible les augmentations de salaire et d'attirer les gens d'une autre manière. Les entreprises qui gèrent cela intelligemment spéculent sur les besoins des jeunes travailleurs. Beaucoup de jeunes préfèrent obtenir plus de journées de congé plutôt qu'une augmentation de salaire qui reviendra en grande partie au fisc. Les grandes entreprises offrent surtout toutes sortes d'aides ménagères et d'assurances, un véhicule de société, un GSM ou un ordinateur portable, des heures de travail flexibles…

Diplôme

L'argent n'est donc pas tout. Un diplôme non plus. Tom Peters, un gourou du management, cite: “De bons résultats à l'école ou à l'université sont justement mauvais signe. Cela signifie que quelqu'un a toujours respecté les règles. Cherchez des gens qui ne les respectent pas. On ne devient excellent qu'en risquant ou rêvant plus que les autres.” Le temps est révolu où chacun faisait sagement ce qu'il avait à faire et où tout se mettait toujours en place. Aujourd'hui, tu te retrouveras en concurrence avec des milliards d'individus qui sont bons dans ce qu'ils font. Tu dois donc avoir ce petit rien en plus à offrir: ardeur, optimisme, créativité, personnalité. Présenter quelque chose de neuf, contenter les clients, disposer d'un réseau te permettant de trouver la personne adéquate pour chaque problème. Cela fonctionne dans les deux sens. Les entreprises doivent veiller à ce que leurs employés n'aient pas un ‘bon job' mais puissent faire une ‘belle carrière'. Il faut que le travail reste intéressant et passionnant. Les employés doivent pouvoir changer de travail régulièrement, pouvoir essayer des choses nouvelles, évoluer.  

Globalisation

Internet te permet de communiquer à tout moment de la journée avec le monde entier. En avion, tu es en un rien de temps de l'autre côté du monde. Un bateau à conteneurs transporte des dizaines de milliers de vêtements des pays pauvres aux pays les plus riches pour un prix dérisoire. La globalisation n'est pas un mot à la mode, mais une réalité quotidienne. La production industrielle de la Chine est bien entendu l'exemple type. Des infirmières roumaines dans les hôpitaux bruxellois ou des médecins africains dans des hôpitaux londoniens en est un autre. Le Brésil se classe aujourd'hui dans le top dix des économies les plus importantes. L'Europe est un grand marché de presque trente pays, où obstacles et frontières ont pratiquement disparu. La ‘guerre des talents' prendra vite une tournure internationale. Beaucoup de pays doivent faire face au vieillissement de leur population et devront attirer de la main-d'œuvre (pas de sans-le-sou). Et comme les entreprises deviennent de plus en plus internationales, une plus grande partie du personnel devra travailler et habiter à l'étranger.  

L'anglais

Oublie le français, oublie l'esperanto (si tu y as jamais pensé), oublie le chinois (bien que cela ne fasse pas l'unanimité probablement), apprends l'anglais! Dans ce monde globalisé, tout le monde se parle en anglais. D'accord, la qualité n'en est certes pas parfaite. Mais dans plusieurs milieux, c'est une évidence que personne ne remet en question. A court terme, c'est un énorme avantage pour les anglophones. Ils ont toujours une longueur d'avance dans les discussions. Ils sont plus rapides, ont un vocabulaire plus étoffé et doivent faire moins d'efforts. A long terme, par contre, c'est plutôt un désavantage. Comme tout le monde s'adapte à eux, ils ne doivent pas s'adapter aux autres ni se mettre à leur place. Les Anglais et les Américains ne recherchent pas le contact avec des gens qui ne pensent pas comme eux. La langue renforce ce sentiment. D'où ce bon conseil aux jeunes Belges: apprenez l'anglais jusqu'à ce que vous le parliez comme si c'était votre langue maternelle. Et pensez à vous ouvrir à d'autres cultures et à d'autres peuples. Essayez de vous mettre à la place de ceux qui ont une autre religion, d'autres valeurs, d'autres expériences. Dans ce monde globalisé, nous habitons le même village.

Rendez-vous en 2030?

(DDW)


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