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19/10/2009

Les Experts: Bruxelles

Nous avons eu le privilège de pénétrer dans les locaux de la police scientifique de Bruxelles. Récit d'une journée riche en rebondissements…


9h00: Découverte des locaux

 
 
A peine arrivés dans les locaux de la police scientifique de Bruxelles, nous remarquons la différence flagrante qui existe entre leur matériel et celui de Gil Grissom, Horatio Caine ou Mac Taylor. En effet, Les Experts et leurs laboratoires high-tech auraient tendance à donner une image un peu trop idéale des conditions de travail des techniciens de la police scientifique. Le chef du laboratoire, Laurent Coucke, nous explique d'ailleurs le manque de personnel assignés à son département: «Des pays comme l'Angleterre ou les Pays-Bas ont une guerre d'avance sur nous. On reste limité au niveau des locaux. Malgré tout, on réussit à obtenir de bons résultats.»
 
9h10: Explication du fonctionnement du labo
 
Différentes sections existent au sein du labo de la police judiciaire fédérale de Bruxelles (un des labos qui s'occupe autant de la police locale que fédérale) qui emploie environ une cinquantaine de personnes. Laurent Coucke: «On distingue les services crimes et les services vols au sein de notre labo. Les services crimes concernent tout ce qui porte atteinte à l'intégrité physique d'une personne tandis que les services vols regroupent ce qui porte atteinte aux biens des personnes. Pour les services crimes, on intervient dans l'heure, 24 heures/24, 7 jours/7.»
 
«On effectue à la fois des tâches de police technique et scientifique. On intervient toujours à la demande d'un juge d'instruction, d'un procureur du roi ou d'un autre service de police. Le but étant de rassembler des preuves pour identifier les auteurs de crimes et de délits. Pour ce faire, on doit établir des constatations techniques (rechercher et relever des traces) et scientifiques (comparaisons et analyses).»
 
Avant de s'attaquer au terrain, il tient encore à nous en dire plus sur les différentes techniques utilisées dans le labo: «On a tellement de techniques aujourd'hui qu'il est de plus en plus rare qu'un crime reste impuni. Une des nouveautés qui a fait le plus ses preuves est la fluorescéine, utilisée pour découvrir les traces de sang qui ont été lavées. Nous disposons aussi d'un kit entomologique permettant de relever les insectes vivants et morts sur un cadavre afin d'établir la date du décès.»
 
9h30: Voiture suspecte
 
Au cours de la même matinée, la police locale informe qu'une voiture abandonnée serait susceptible d'être impliquée dans une tentative de meurtre. Les enquêteurs en service, l'inspecteur principal Christian Delellio et le cadre administratif et logistique Benoît Hennico se dirigent donc vers le dépanneur à Asse où la voiture a été déposée.
 
Les étapes sont toujours les mêmes dans ce genre d'intervention. Christian Delellio nous explique donc la marche à suivre et les différents gestes qu'il devra placer une fois arrivé sur place: «On commence toujours par prendre quelques photos de l'extérieur et de l'intérieur de la voiture. Ensuite, après avoir enfilé une tenue pour éviter d'emporter toute trace extérieure, on cherche des traces de fibres et de poils. Etant donné que ce sont les preuves les plus volatiles, c'est pour cette raison que c'est dès le début qu'il faut l'effectuer. Ensuite, on utilise des écouvillons stériles pour rechercher toute trace d'ADN. Enfin, on effectue un relevé dactyloscopique pour trouver des traces digitales et on fouille le véhicule à la recherche d'autres indices intéressants.»
 
11h15: Incendie criminel?
 
Après avoir passé au peigne fin la voiture, nos deux enquêteurs de la police scientifique se dirigent vers Zaventem où l'incendie d'un entrepôt à l'abandon vient à peine d'être maîtrisé par les pompiers. Complètement sous eau, menaçant de s'effondrer à plusieurs endroits et immensément vaste, la tâche ne s'avère pas des plus faciles. Un expert désigné par le parquet les attend sur les lieux.
 
Leur mission est ici de déterminer si une cause volontaire est possible ou pas, le déroulement du feu, le nombre de foyers, … Après un premier tour du bâtiment, principalement pour prendre des photos, ils ressortent avec un fût suspect empestant l'essence. La piste de l'incendie criminel semble alors se confirmer. Pour en être certains, ils emmènent cette fois des bocaux pour prélever des échantillons de résidus d'incendie d'endroits suspects.
 
13h05: Hold-up dans une pharmacie
 
Alors que Benoît Hennico se dirige vers une pharmacie d'Etterbeek où un hold-up vient d'avoir lieu, Christian Delellio rentre au labo où il est maintenant tenu de rédiger un procès-verbal de ses différentes interventions de la matinée. A 14 heures s'achève sa journée qui a débuté à 6 heures du matin (ils fonctionnent par pauses: 6-14, 14-22 ou 22-6). L'occasion pour nous d'en savoir un peu plus sur sa carrière au sein de la police scientifique: «Je suis ici depuis 1987. Au départ, j'étais opérateur de labo. Je me souviens encore des techniques utilisées à l'époque: la poudre blanche et la poudre noire. Maintenant, on a beaucoup évolué, les techniques se sont affinées. Ce qui permet, bien que très rarement, le réexamen d'anciens dossiers.»
 
Etant donné le peu de temps libre dont ils disposent, il n'est pas possible pour les experts (contrairement à ceux du petit écran) de suivre le déroulement de l'enquête: «On envoie juste une copie de notre PV à la personne adéquate, ça se limite à ça. Nous avons la compétence d'officier de police judiciaire, mais au niveau de la scène de crime. Parfois, des collègues nous téléphonent pour nous communiquer l'issue d'une enquête. Cela fait toujours plaisir de savoir que l'ADN qu'on a prélevé a permis l'arrestation du coupable!»
 
(SD)
 
Les qualités requises pour postuler dans la police scientifique de Bruxelles
 
1. Etre bilingue
2. Habiter dans la périphérie bruxelloise
3. Etre en possession d’un diplôme dans les domaines technique et scientifique
4. Etre motivé
5. Avoir un esprit scientifique
6. Etre méticuleux
7. Pouvoir travailler aussi bien en équipe qu'individuellement
8. Etre flexible, pouvoir toucher à tout
 
 
La police scientifique de Bruxelles en quelques chiffres*
 
- 10.183 procès-verbaux
                - 6100 PV pour des faits de vols qualifiés
                - 1133 PV pour des faits de vols avec violence
                - 316 PV pour des faits d’incendies
                - 315 PV pour des faits d’homicides
                - 520 PV pour des faits de suicides ou décès suspects
                - 213 PV pour des faits d’agissements suspects (lettres anonymes, menaces, tirs de balle dans une devanture de magasin
                - 107 PV pour des faits de drogues
                - 107 PV pour des faits de mœurs
- 24 reconstitutions
- 176 autopsies
- 253 personnes identifiées par empreintes digitales
 
* Chiffres de l'année 2008

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