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14/11/2009

Une journée de prof d'unif

Pendant une journée, nous avons accompagné Angélique Léonard, chargée de cours à la Faculté des sciences appliquées à l'Université de Liège. Voici le récit d'une journée de travail d'un prof d'unif...


Diplômée ingénieur civil chimiste en 1998 à l'Université de Liège, Angélique Léonard y a effectué sa thèse de doctorat. Après plusieurs séjours post-doc à l'étranger, elle obtient un mandat de chercheuse qualifiée FNRS. Depuis cette rentrée 2009, elle occupe un poste de chargée de cours à l'ULg, au sein du Laboratoire de Génie Chimique, sur la thématique des procédés et du développement durable.
 
8h30-10h15: Cours
 
Nous avons assisté au cours du matin, sobrement intitulé "Vecteurs énergétiques et développement durable" qui s'adresse à la fois aux futurs ingénieurs civils électromécaniciens (1er Master) et ingénieurs de gestion (3ème Bac). «J'explique aux étudiants comment on assure, à l'échelle mondiale, région par région, l’approvisionnement en énergie, entre les combustibles fossiles, le nucléaire et le renouvelable.» Le jour de notre visite, elle s'était largement étendue sur la description des combustibles fossiles.
 
Seulement nommée chargée de cours depuis le 1er octobre, ce n'est pas pour autant qu'Angélique Léonard ne s'est jamais retrouvée face à un parterre d'étudiants au préalable. Cela fait maintenant trois ans qu'elle se retrouve quotidiennement dans les salles de cours de l'Université de Liège, d'abord en tant que co-titulaire et maintenant en tant que chargée de cours. «Au départ, j'avais plutôt un profil de chercheur. Cependant, j'ai toujours encadré des travaux pratiques, des séances d’exercices dirigés, j'ai toujours aimé être en contact avec les étudiants. J'essaie encore aujourd'hui de garder cette proximité avec les étudiants.»
 
Et c'est quoi un bon professeur? «Selon moi, un bon professeur doit réussir à faire passer un message aux étudiants, en tenant compte des objectifs du cours. Il faut leur apprendre à apprendre et ne pas essayer d'en faire des puits de science. Durant un cours, le plus important est d'être dynamique en toutes circonstances pour arriver à capter leur attention.» Dans cette optique, elle varie les effets en utilisant des supports agréables, tels que le Powerpoint ou des illustrations, ou en recourant à la bonne vieille craie, durant la plupart de ses cours.
 
10h30-11h30: Rendez-vous avec deux doctorantes
 
A 10 heures 30, notre professeur a rendez-vous au labo avec deux doctorantes en sciences biomédicales qu'elle encadre au niveau de l’utilisation de la microtomographie à rayons X pour caractériser le développement de métastases sur des poumons de souris. «Dans le cadre de ma thèse, on a utilisé la microtomographie à rayons X pour générer des coupes dans un objet de façon non-destructive, à petite échelle. Cette technique a ainsi permis d’étudier comment évoluent des matériaux déformables en cours de séchage (boues d'épuration, gels de carbone).»
 
D'abord utilisée dans le domaine du génie chimique, cette technique a trouvé des applications dans de nombreux autres domaines, pour étudier la structure de mousses polymères, de produits alimentaires secs (comme des bananes), de prélèvements osseux, et dans ce cas-ci de poumons de souris (domaine biomédical). Au cours de cette heure, les deux doctorantes scannaient des poumons de souris, atteints ou pas de métastases pour arriver in fine à mieux comprendre le développement des tumeurs cancéreuses. Le microtomographe permet de générer des images 2D et 3D des poumons, à partir desquelles les tumeurs seront localisées et leur importance quantifiée.
 
11h30-13h30: Prépas, réunions, encadrement, administratif
 
Etant donné qu'elle donne cette année de nouveaux cours, une bonne partie du temps d'Angélique Léonard est consacrée à la préparation des cours. De temps à autre, elle doit assister à des réunions du conseil de son département «afin d'adopter des positions communes sur les sujets du moment». Pour cette fin de semaine en particulier, un projet de recherche doit être rendu («un délai doit être respecté vu que l'on demande des fonds au Conseil de la Recherche de l’Université»), ce qui occupe en partie ses journées pour le moment. Sans oublier la remise de son rapport au FNRS concernant ses recherches de l'année passée. Et bien évidemment l'encadrement de doctorants dans le cadre de leurs thèses. Pas le temps de s'ennuyer donc! Et pas vraiment le temps de manger non plus: «Je prends la plupart du temps mes tartines que je mange sur le pouce, dans mon bureau. Il m’arrive cependant de pouvoir rejoindre mon mari sur le temps de midi.»
 
13h30-17h: Cours en vidéoconférence
 
Cet après-midi-là, le professeur Léonard donnait un cours (sur le traitement de la pollution atmosphérique) en vidéoconférence à une dizaine d'étudiants d'Arlon. Elle se retrouve ainsi dans une classe vide (durant ce quadrimestre, exceptionnellement, une étudiante Erasmus est bien présente dans le local) à parler via écrans interposés à des étudiants assis confortablement dans leur auditoire à plus de cent kilomètres de là. «Je prévois assez souvent des pauses durant ce cours afin d'assurer un minimum d'interactivité entre les étudiants et moi.»
 
Cela implique évidemment une relation moins directe avec les étudiants: «J'arrive moins à percevoir leurs réactions. Il est plus compliqué de voir s'ils décrochent à un moment donné. Sinon, il n'y a pas d'autres différences majeures avec un cours 'normal'. C'est une façon élégante de gérer la distance, une solution durable aussi car cela évite de faire des kilomètres superflus en voiture!»
 
A la fin de ce cours, nous nous séparons du professeur Léonard. Ce n'est pas pour autant que sa journée est finie. Loin de là! Il est en effet désormais devenu monnaie courante pour cette workaholic de passer quelques soirées à travailler sur ses différents projets de recherche et la préparation des cours. «Mes journées sont bien remplies, mes soirées aussi d'ailleurs! En phase de démarrage, il est physiquement impossible de préparer tout cela durant les heures de travail.»
 
 
 
 

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