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05/05/2012

Ils ont choisi la déco

Avec la cuisine, la déco et le design sont les nouvelles tendances à la mode ces dernières années, autant sur le web, à la télé que dans nos appartements. Désormais, on ne se contente plus du simple meuble en kit de la célèbre marque suédoise, mais on essaie de se dégoter la pièce la plus branchée et originale. Deux jeunes entrepreneurs l'ont bien compris en se lançant dans le domaine de la déco, Walid Mhiri et Benoît Rondeux.


 

Nom: Mhiri
Prénom: Walid
Âge: 38 ans
Etudes: Marketing
Profession: Commercial
Domaine d'activité: Développeur commercial de Déco Coaching, un site permettant de voir en 3D le résultat de ses futurs travaux
Nom: Rondeux
Prénom: Benoît
Âge: 33 ans
Etudes: Ingénieur commercial
Profession: Indépendant
Domaine d'activité: Gérant de Quatuor SPRL, société de vente de salons et de meubles contemporains

 
Chacun dans leur propre activité, Walid et Benoît n'ont pas hésité longtemps avant de se lancer dans la grande aventure de la création d'entreprise. Walid a d'ailleurs toujours été un entrepreneur dans l'âme: «J’aime créer des idées, les développer, les mettre sur le marché et les voir se développer.» Tandis que Benoît rêvait plutôt, enfant, d'une carrière d'astronaute ou de pilote de chasse avant que la création d'activité n'entre dans ses veines.
 
La déco, un vrai sacerdoce
 
Même si la déco surfe pour l'instant sur la vague du succès - combien sommes-nous à nous extasier devant le mythique marouflage de la dame en salopette rouge? -, nos deux jeunes starters n'ont pas attendu cet engouement pour se lancer dans ce domaine. Plus qu'une passion, c'est un vrai sacerdoce qui les a amenés dans cette orientation.
 
Benoît a toujours été passionné par le design quelle que soit sa forme; que ce soit une casserole, un ordinateur portable ou une voiture. La façon dont les designers sont capables de transcender un objet du quotidien pour l’amener à la limite de l’objet d’art. «Du coup, il me paraissait évident que je serais plus à l’aise de travailler dans un secteur où les designers avaient accordé au moins autant d’attention à la forme qu’à la fonction des objets que je devrais revendre.» Ajoutez à cela le fait qu’il y avait peu de concurrents qui employaient les nouvelles technologies à l’époque et il n’en fallait pas plus pour lui donner envie d’essayer ce secteur.
 
De son côté, Walid a toujours pu compter sur son épouse, architecte et architecte d'intérieur. «Après une étude de marché dans son domaine, nous avons remarqué un manque au niveau de la visualisation et l’accompagnement de projet accessible à toutes les bourses.» Tel a été le déclencheur qui a permis au site www.decocoaching.be de voir le jour, un concept innovant qui permet de chez soi d’introduire un projet et de visualiser son futur environnement en 3D ultra-réaliste avant même de commencer les travaux.
 
Cela fait maintenant quelques années que l'on nous sert la déco, le design et le cocooning à toutes les sauces. Si l'offre de matériaux et de produits à prix démocratiques est largement répandue, le service n'était, selon Walid, pas encore au point. D'où son envie de lancer un site permettant au particulier de réaliser leurs projets de rénovation les plus fous. Benoît, quant à lui, tient à pointer l'une des difficultés les plus importantes dans son domaine: «Je pense que le plus dur à l’heure actuelle est d’arriver à choisir les bons produits et de les mixer entre eux de façon cohérente avec l’image que vous voulez donner à votre catalogue de produit. Cette démarche nous demande énormément de temps et l’équipe passe plusieurs heures par jour à surveiller ce qui sort comme produits sur le marché pour rester dans les tendances.» Mais la concurrence dans le domaine est également un frein important à l'essor des sociétés d'ameublement ou de déco. Benoît précise, «Il n’y a pas d’accès à la profession donc au final n’importe qui avec un peu de bon goût et un sens aigu du commerce peut se lancer dans ce secteur. Le nombre de concurrents est donc impressionnant. Se démarquer dans notre secteur et survivre n’est donc pas simple surtout quand on cherche à se positionner à contre-courant de concurrents bien établis qui entretiennent la "mauvaise" réputation des marchands de meubles.»
 
Des difficultés? Plutôt des défis!
 
Même si beaucoup en rêvent, peu osent franchir le pas et créer leur propre entreprise. Pourtant, nos deux témoins sont toujours aussi enthousiastes et ne regrettent pas d'être devenus indépendants du jour au lendemain. Benoît ne parle d'ailleurs pas de difficultés rencontrées lors de la création de son entreprise, mais plutôt de défis. «Oh oui! De la recherche de capitaux à la prospection en passant par la difficulté de convaincre certains fournisseurs de travailler avec nous, la vie de Quatuor est un vrai parcours du combattant Dans mon cas, je pense que le plus dur fut d’arriver à se faire un nom sur un marché très fermé et très traditionnel où les clients ont l’habitude d’acheter dans des enseignes "qui ont de la bouteille".» Même son de cloche du côté de Walid, pour qui les démarches ont été plutôt simples, même s'il s'y est pris tout seul. «Je conseille quand même de se faire accompagner dès le départ par des professionnels qui pourront apporter leur expertise et leurs conseils pour t’aider à faire les bons choix
 
Être son propre patron, est-ce vraiment une situation confortable et avantageuse? Pas vraiment selon Walid: «Ne pas être employé n’a que des inconvénients et c’est pour ça qu’il faut être sûr de soi et de ses capacités physiques, morales et financières pour monter un projet. On peut avoir la meilleure idée du monde et galérer des années avant que cela prenne, il n’y a pas de garantie de succès, mais quand on y arrive, alors là, c’est le summum qui te fait oublier tous les inconvénients.» Il considère d'ailleurs son projet comme son bébé qu'il a vu naître, qu'il veut faire grandir et accompagner jusqu'à l'âge adulte.
 
De son côté, Benoît liste autant les avantages (liberté, choix des priorités et pas de comptes à rendre) que les inconvénients de son statut d'indépendant. «La vie d’indépendant demande une incroyable discipline de soi pour s’imposer un rythme de travail. Pour l’employé, son travail s’arrête quand il rentre chez lui. Pour l’indépendant, cela ne s’arrête jamais ou presque. Si vous choisissez cette voie, alors soyez sûr que vous choisissez une activité qui vous passionne, au risque de ne pas tenir la distance.» Si ce tableau peut paraître assez sombre, Benoît tient cependant à pointer les immenses satisfactions d'être son propre patron, de pouvoir récolter directement le fruit de son travail et de ressentir immédiatement les effets positifs de ses actes, contrairement à un employé d'une grosse société.
 
Plus d'infos sur www.quatuor.be et www.decocoaching.be
 
Une aide pour les designers en herbe
 
Ces deux parcours t'ont donné envie de te lancer, mais tu ne sais pas par où commencer? Tu as besoin de soumettre ton projet de déco et de design à des professionnels avant de franchir le pas? La Maison du Design est alors faite pour toi, car cet espace est entièrement dédié aux designers entrepreneurs. Rencontre avec Emilie Vertenoeuil qui nous en dit plus sur cette chouette initiative mettant sur les rails les activités de jeunes designers en herbe.
 
GUIDO: Quelle est la principale finalité de la Maison du Design?
Emilie: Notre mission première est de professionnaliser les designers dans tout le processus de création et/ou de développement de leur activité. En effet, la Maison du Design a été créée à la suite d’un constat: les designers/créatifs sont des profils qui sont amenés à créer leur propre activité, mais qui n’y sont pas préparés. L’équipe de la Maison du Design est là pour pailler à leur manque de connaissances en gestion d’activité. Nous réalisons notamment avec eux leur business plan, nous les aidons à rechercher des financements, nous les conseillons dans divers domaines spécifiques au monde du design, nous boostons leur visibilité. En somme, nous sommes à leur écoute et nous tentons de répondre au mieux à leurs attentes.
 
«En plus d’être designers, ils doivent être entrepreneurs!»
 
GUIDO: Deux services différents existent: un pour la création d'activité et un pour le développement d'activité…
Emilie: En effet, l’accompagnement à la création est global(nous guidons le designer pas à pas tout au long du processus de création de son activité) et gratuit, car il s’adresse à des personnes n'ayant pas le statut d'indépendant. L’accompagnement au développement d’activité est quant à lui destiné aux designers déjà indépendants (à titre principal ou complémentaire) désireux de développer leur activité. Ils ont souvent des requêtes plus précises, c’est pourquoi la Maison du Design leur propose un accompagnement personnalisé spécifique dans des matières telles que la finance, le développement commercial, la communication, le développement de projet…
 
GUIDO: Le domaine de la déco et du design est-il plus difficile qu'un autre pour percer?
Emilie: Le fait est que dans notre région, c’est encore un domaine émergent. En effet, le grand public considère le design comme étant des produits "fashion haut de gamme", mais le design est partout et n’est pas nécessairement toujours hors de prix. D'ailleurs, toutes les grandes marques travaillent avec des designers pour concevoir leurs produits. Par contre, les PME ne perçoivent pas encore le bénéfice de travailler avec des designers. Nous nous attelons donc à les sensibiliser. En résumé, le design est un domaine porteur, en devenir, mais ce n’est pas facile pour les starters. C’est pour cela que nous sommes là pour les épauler.
 
GUIDO: Quelles sont les principales erreurs commises par ceux qui se lancent dans le domaine du design?
Emilie: Le manque de préparation, le fait d’être mono produit (ils arrivent avec un seul produit et veulent le commercialiser sans projet global derrière) sont souvent les erreurs commises par les porteurs de projet au départ. Le manque de financement au lancement et les problèmes de trésorerie sont aussi des problèmes auxquels nous tentons de pallier. Souvent, ils mettent de côté les aspects "gestion" du projet et ne s’occupent que de l’aspect "création", voilà pourquoi la Maison du Design a été créée, pour les remettre face à la réalité du terrain. En plus d’être designers, ils doivent être entrepreneurs!
 
«Il faut sortir de l'isolement»
 
GUIDO: Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui aurait envie de se lancer?
Emilie: Sortir de l’isolement! Avoir confiance en lui et en son projet, s’entourer des bons partenaires, prévoir ses besoins financiers, se former pour les pans de l’activité où des lacunes sont détectées (gestion, commercial…) Se faire accompagner par la Maison du Design est également un bon conseil, honnêtement nous sommes là pour les aider à faire de leur projet un succès. Et nous le faisons avec plaisir en plus!
 
GUIDO: Le statut d'indépendant fait parfois peur aux jeunes diplômés, comment les convaincriez-vous de se lancer?
Emilie: Être indépendant, c’est être son propre patron, ce qui implique beaucoup de responsabilités, mais aussi beaucoup de liberté et de plaisir. Le plus important est de savoir ce que l’on veut faire et de s’y préparer!
 
GUIDO: Tout le monde a-t-il la fibre indépendante en lui? Cela peut-il s'apprendre?
Emilie: Oui, des formations peuvent venir compléter les compétences de chacun et des structures, comme notamment la Maison du Design, sont là pour encadrer les designers en herbe.
 
Maison du Design
114, Rue d'Havré
7000 Mons
www.maisondudesign.be

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