La génération Y veut professionnellement se sédentariser
Ah, cette fameuse étiquette de "génération Y" que nous portons, synonyme d’ambition et de mobilité extrême. Des caractéristiques qui sont en train de s’effacer? On dirait que oui! La faute à cette fichue crise, évidemment.
C’est ainsi que désormais, plus de la moitié des jeunes travailleurs ne rêvent que d’un emploi fixe, stable sur le long terme. Un constat tiré d’une étude SThree, faite auprès de 400 "Y" titulaires d’un master. Pour eux, plus question de changer d’employeur, au moins sur ces cinq prochaines années. Pire: 14% seulement exprime une volonté de changer d’air dans les deux prochaines années. Un pourcentage en chute libre par rapport à ce que l’on connaissait auparavant. Leur vision du monde du travail a aussi évolué négativement. Un travailleur sur trois seulement a encore confiance dans le marché de l’emploi, pendant que la moitié ne voit pas de relance économique pour les prochaines années. «Dans ce contexte de crise économique, les jeunes travailleurs changeront vraisemblablement moins vite d’employeur,» analyse pour sa part Kurt Schreurs, directeur Benelux de SThree. «Toutefois, cela ne signifie pas que les entreprises doivent faire moins d’efforts pour attirer et fidéliser les jeunes talents. Il reste en effet essentiel d’investir dans la satisfaction des travailleurs. Une communication intense, ouverte et respectueuse constitue une priorité en la matière.»
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