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04/03/2014

Du ketchup, une fois!

Alors que les frites sont classées depuis belle lurette au patrimoine de notre plat pays, pourquoi s'échine-t-on à les accompagner de sauces toutes plus américaines les unes que les autres? C'est certainement pour pallier à ce trou dans le marché que Monsieur Ketjep (31 ans) a décidé de créer un ketchup typiquement belge. Intelligemment appelé Brussels Ketjep, il risque de faire de l'ombre aux géants américains et d'ajouter un certain cachet à ton prochain satchot d'frites!


GUIDO: Lancer un nouveau produit sur le marché a-t-il toujours fait partie de tes rêves?

Monsieur Ketjep: Oh oui! J’ai toujours travaillé dans le milieu FMCG (ndlr: fast-moving consumer goods, les biens de grande consommation en français) et voir toutes ces multinationales faire parfois beaucoup d’erreurs avec des budgets énormes m’a toujours profondément motivé à essayer de faire quelque chose de manière simple et réfléchie.

«Belgians do it better!»

GUIDO: Pourquoi avoir décidé de créer un ketchup "belge"?

Monsieur Ketjep: Tout le monde a déjà goûté au ketchup au moins une fois dans sa vie, pas vrai? On en trouve partout et c’est toujours cette même marque que l’on voit… J’ai pensé que le Belge aussi pourrait avoir son propre ketchup. Belgians do it better! (rires)

GUIDO: D'où est venue cette idée?

Monsieur Ketjep: En mangeant un ketchup bio qui n’était pas mauvais. J’ai d’abord voulu faire du bio dans une bouteille en verre mais j’ai vite remarqué que c’était très cher sans être justifié. Et puis, le plus important à mes yeux, c’est le goût! Les échantillons que j’avais ne me plaisaient pas assez. Avec le Brussels Ketjep, j’ai un produit garanti sans OGM, naturel et fabriqué en Belgique. What else

GUIDO: Outre son appellation, qu'est-ce que ce produit a de particulier?

Monsieur Ketjep: 50% de tomates fraîches en plus que les ketchups traditionnels! Ça lui donne un goût unique, rond en bouche. On goûte vraiment la tomate!

GUIDO: Quelles ont été les différentes étapes nécessaires au lancement de ce produit?

Monsieur Ketjep: Trouver un fabricant de confiance qui répondait à mes conditions. En étant seul sur le projet avec peu de moyens financiers, je devais trouver un professionnel qui pouvait fournir le Ketjep en petites quantités. Tout ce qui concerne le marketing et la distribution, je m’en suis occupé personnellement grâce à mes expériences professionnelles. Deux étapes seulement, mais qui m’ont pris plus de deux ans pour voir enfin ma première bouteille de Brussels Ketjep en vrai!

«Certains étudiants piquent des bouteilles du Brussels Ketjep pour les ramener dans leur kot»

GUIDO: Quelles sont les principales difficultés que tu as déjà rencontrées depuis le lancement de Brussels Ketjep?

Monsieur Ketjep: La gestion du temps. Je savais que je me lançais seul dans une grande aventure. Il faut vraiment avoir le sens des priorités pour garder un équilibre envers ses clients et ses responsabilités administratives. Et puis la compta, ça n'a jamais été mon truc…

GUIDO: Comment convaincrais-tu un étudiant de laisser tomber le ketchup Heinz (par exemple) au profit du Brussels Ketjep?

Monsieur Ketjep: En criant: «Alleï, achète!» Plus sérieusement, je sais que dans certains restos près de l’ULB, les étudiants piquent des bouteilles pour les ramener dans leur kot. C’est pas cool pour les patrons de brasseries, mais ça prouve que je ne devrai pas faire beaucoup d’efforts pour convaincre.

GUIDO: Est-ce facile de faire changer les mentalités et d'imposer aux clients un produit concurrent au best-seller du ketchup?

Monsieur Ketjep: Plus facile que je ne pensais, car à force de travailler sur tous les détails du produit, j’imaginais le pire. Tout le monde, même les amateurs de Heinz, sont heureux de voir un produit belge d’une qualité supérieure sans devoir payer trop cher.

«Une marque branchée qui n'exclut personne»

GUIDO: Tu vends aussi de la mayo. Quel est le profil-type du consommateur de ton ketchup et de ta mayo?

Monsieur Ketjep: C’est très large! Sur la page Facebook, je vois des commentaires venant de tous les âges. Sur Twitter, ce sont des mecs entre 20 et 35 ans. Et sur Instagram, il y a beaucoup de filles qui postent des photos des bouteilles. C’était aussi le but: offrir une marque branchée qui n’exclut personne. Un iPhone à 3 €, quoi!

GUIDO: Où peut-on acheter tes produits?

Monsieur Ketjep: Depuis cette année, le Brussels Ketjep et la Mayo sont disponibles dans tous les Delitraiteurs et les Night And Day. Pour en savoir plus, je vous conseille de faire un tour sur brusselsketjep.com.

GUIDO: Être son propre patron, cela n'a que des avantages?

Monsieur Ketjep: La liberté et la reconnaissance sont vraiment les moteurs de tout entrepreneur, je crois. Certains diront l’argent mais ça, c’est trop tôt pour que je vous en parle. (sourire) L’inconvénient, c’est le stress de l’échec. Il faut aussi apprendre à gérer sa nervosité si tu ne veux pas péter un plomb. L’autre inconvénient c’est de voir tout ce que tu dois payer en tant que jeune entrepreneur, c’est dingue! La Belgique est belle, mais elle coûte cher si tu veux te lancer…

GUIDO: As-tu déjà des idées de nouveaux produits que tu pourrais nous révéler?

Monsieur Ketjep: Tu veux du scoop pour terminer cette interview en beauté?! La Sauce Dallas est arrivée!


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